Un neveu d’Amérique ou Les deux Frontignac est une pièce de théâtre de Jules Verne, Charles Wallut et Édouard Cadol, représentée pour la première fois en .
Historique D'abord dénommée Le Bon Motif, il s'agit d'une comédie vaudeville en trois actes. Jules Verne écrit la pièce en 1861 mais celle-ci n'est jouée que douze ans plus tard, le au théâtre de Cluny. Cadol, qui est à l'origine de la représentation, veut aussi en faire publier le texte mais Pierre-Jules Hetzel refuse absolument que Verne ne paraisse ailleurs que dans sa propre librairie. Verne envisage alors que la pièce ne soit éditée que sous le nom de Cadol. Finalement, Hetzel la publie en . Elle sera reprise en 1979 à la suite du roman Clovis Dardentor publié chez 10/18.
Bien que plusieurs lettres de Verne à Hetzel témoignent de la collaboration de Charles Wallut, celui-ci, comme Édouard Cadol, ne sera pas mentionné sur la version imprimée. Eugène Labiche est parfois aussi mentionné dans les auteurs de la pièceAlexandre Tarrieu, Voyage au centre du théâtre, Revue Jules Verne , 2001, 21..
La pièce est représentée 58 fois au Théâtre de Cluny, du au . Elle rapporte de droits d'auteur qui sont partagés à parts égales entre Verne, Cadol et Wallut. Elle sera reprise au Théâtre municipal d'Amiens les 23 et Journal d'Amiens du 25 mars 1888.. D'après Volker DehsCité par Olivier Dumas, Quand Cadol écrivait du Verne, Bulletin de la Société Jules-Verne , 1996, 51., Un neveu d'Amérique est la seule comédie de Jules Verne à avoir été représentée en langue allemande dans deux traductions différentes : Ein Neffe aus Amerika, jouée au Stadttheater de Vienne en , et Die beiden Frontignac, jouée le au Residenztheater de Berlin.
Réception
Émile Zola, dans ses Causeries dramatiques de l'Avenir national, du écrit : L'intégralité de l'article de Zola est donnée dans le numéro du BSJV indiqué en bibliographie, 52-53.
Le Journal d'Amiens du en fait écho dans un article signé NEMO :
Résumé
Stanislas Frontignac, un bon vivant, a placé sa fortune en viager et, évidemment, a guéri de son angine de poitrine. Ainsi, Marcandier lui paie des intérêts fabuleux. Apparaît alors un neveu venu d'Amérique, que Stanislas ne connaissait même pas. Progressivement, il en fait son fils et cherche à le marier à une jeune fille qu'il aime... Pour donner une dot à son neveu, Stanislas propose à Marcandier de reprendre son capital mais celui-ci, soupçonneux, le croit malade... Un médecin auscultant Stanislas proclame qu'il sera centenaire. Marcandier, désespéré, crie qu'il est ruiné...
Bibliographie
Olivier Dumas, Quand Cadol écrivait du Verne, Bulletin de la Société Jules-Verne , 1996, p. 46-51. Jean-Michel Margot, Jules Verne en son temps: vu par ses contemporains, 2004, p. 46-47. Jean-Jules Verne, Jules Verne, Hachette, 2005, p. 180.
Notes et références
Liens externes
Texte intégral de l'édition Hetzel sur Gallica
Catégorie:Pièce de théâtre de 1873 Catégorie:Vaudeville Catégorie:Pièce de théâtre de Jules Verne