Franz Priking (né Pricking) est un peintre et lithographe allemand né le à Mülheim (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et mort le Mairie d'Oppède, registres municipaux. à Oppède (Vaucluse).

Biographie La sensibilité picturale de Franz Priking, né à Mülheim en 1929, est éveillée dès son enfance par l'éducation d'un père ingénieur en métallurgie (mort en 1947) passionné de Renaissance italienne et d'art baroque.

Franz Priking aborde la peinture au terme d'études de philosophie, s'orientant tout d'abord vers une abstraction lyrique . Les séjours qu'il fait ensuite au Bauhaus de Weimar (1948) et à l'Académie des arts de Berlin (où il est élève de Max Pechstein entre 1948 et 1950Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. et où Karl Hofer fait l'éloge de ses dessins) lui révèlent, avec l'expressionnisme allemand, une forme d'art plus conforme à son tempérament. C'est durant cette période qu'à Berlin, par l'intermédiaire du peintre , Priking se rapproche de Bertolt Brecht, vivant dix mois dans la proximité du dramaturge.

En 1950, Franz Priking quitte l'Allemagne pour Paris, où il reste peu de temps, gagnant la Provence et s'arrêtant à Villeneuve-lès-Avignon. Lors de sa première exposition française au musée Réattu d'Arles, en 1952, il rencontre Pablo Picasso et va travailler pendant sept mois sous les conseils du maître à Vallauris :Priking, après ces sept mois, revient dans la région d'Avignon, à Barbentane. C'est l'époque où il épouse Gil, où il vit de travaux alimentaires le jour, peignant la nuit.

En 1953-1954, le détachant d'une courte tentation cubiste initiée par Picasso, apparaissent dans ses tableaux les larges cernes noires dont il va durablement entourer les objets et qui demeurent aujourd'hui la caractéristique la plus connue de son œuvre, interprétées aussi comme la recherche de ce dans la libre réminiscence des théories de Bertolt Brecht et dont il s'expliquera dans un écrit, Manifeste du nouveau réalisme. Le marchand de tableaux Emmanuel David, rencontré par l'entremise du « Arts modernes et contemporains », Gazette Drouot, . Lire en ligne., raconte comment alors, intéressé par Franz Priking, il est venu spécialement de Paris pour frapper à sa porte et entamer une collaboration qui durera jusqu'en 1979.

vignette|redresse|Oppède Le Vieux Franz Priking acquiert en 1958 la maison médiévale d'Oppède (, place de la Croix)André M. Alauzen, « Priking à Oppède », Jardin des arts, Jules Tallandier, Paris, . dont pendant des années il va entreprendre la restauration, , aménageant toutefois son atelier , . Une autre relation durable se noue alors avec la galerie de Philippe et Madeleine Ducastel, à Avignon.

En 1970, après une brève période abstraite, une forme de symbolisme s'introduit dans l'œuvre de Franz Priking qui était jusqu'alors de pure représentation (nus, natures mortes, paysages) et qui va se constituer de cavalières ailées à tête d'aigle, de rochers en lévitation, de paysages emprisonnés sur des îlots flottant dans l'espace, les perspectives étant affirmées par des géométries (cercles, lignes droites, rectangles, triangles) s'y superposant, l'artiste reformulant ainsi son .

Franz Priking meurt le , à quelques semaines de son exposition rétrospective faisant la saison estivale du château de Val. Sa toile Le Château de Val, conservée au château, est son dernier tableau.

Une vente de plusieurs de ses toiles a eu lieu en à l'hôtel Drouot à Paris. Elle était constituée de l'importante collection du et témoigne de sa longue amitié avec le peintre, rencontré alors que ce dernier était ouvrier chez le décorateur Pochy à Avignon et responsable de la patine de la bibliothèque de Bigonnet, devenu son mécène.

Expositions Expositions particulières

Expositions collectives Jeune peinture internationale, musée Réattu, Arles, 1952. La collection Julius Fleischmann, Contemporary Arts Center, Cincinnati, Contemporary Art Center, La collection Julius Fleischmann, présentation de l'exposition, 1959.. Dix ans de jeune peinture méditerranéenne, Palais de la Méditerranée, Nice, mars-. Salon de l'Enclave, Valréas, 1966. Biennale internationale des antiquaires, Grand Palais, Paris, 1967. Biennale de Menton, 1970. Salon d'automne, Paris, 1972Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992, .. Salon des peintres témoins de leur temps, musée Galliera, Paris, janvier- (thème : La vie paysanne ; toile exposée : Transmutation)Collectif (sous la direction d'André Flament, Jean-Noël Doutrelen et André Verbiest, La Vie paysanne - Les peintres témoins de leur temps, Les Presses artistiques / Diffusion internationale d'art moderne, Paris / Hachette, Vanves, 1976, ., février- (thème : La fête ; toile exposée : Saison pourpre)Collectif (sous la direction d'André Flament, Roger Bouillot, Dina Carayol, Jean-Noël Doutrelen et André Verbiest), La Fête - Les peintres témoins de leur temps, Les Presses artistiques / Hachette, Vanves, 1977, .. Quatrième biennale internationale d'art graphique, Florence, 1976. Meubles-tableaux, Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris, 1977. L'expressionnisme de l'après-guerre en cinquante tableaux - Bernard Buffet, Jean Dannet, André Fougeron, Franz Priking, Gaston Sébire, galerie Drouant, Paris, . Rétrospective - vingt années d'exposition de la galerie Ducastel : Paul Aïzpiri, Luis Alvarez, Eugène Baboulène, Michel Bonnaud, Bernard Buffet, Jean Carzou, Pierre Clayette, Jean Commère, Raymond Guerrier, Jean Jansem, Pierre Jutand, Bernard Lorjou, Louttre B., André Marchand, André Minaux, Mario Prassinos, Franz Priking, Michel Rodde, Guy Toubon, Michel Trinquier, Jan Vakowskaï…, théâtre de l'Ancienne Comédie, place Crillon, Avignon, . Galerie Sourillan, Toulouse, 2001, 2003, 2011. Promenades impressionnistes, trentième anniversaire de la galerie, collection Janet Greenberg, galerie Martin Caille, avenue Matignon, Paris, 2004La collection privée Janet Greenberg sur maxagostini.com.. De Cuno Amiet à Zao Wou-Ki, le fonds d'estampes Pierre et Nane Cailler, musée d'Art de Pully, février-Musée d'art de Pully, De Cuno Amiet à Zao Wou-Ki, le fonds d'estampes Cailler, présentation de l'exposition, 2013.. Focus sur la peinture méridionale, galerie Jean-Claude Réno, Montpellier, de à Le Hérault juridique, Focus sur la peinture méridionale à la Galerie Réno, .. Quarante ans d'exposition, château de Val, Lanobre, été 2014. Hommage aux peintres français d'après-guerre : Georges Laporte, Frédéric Menguy, Franz Priking, Louis Toffoli, Espace Rex, La Baule, . Expositions non datées : Biennale de São Paulo, Salon Comparaisons, Salon des peintres témoins de leur temps, Salon d'art contemporain de Tokyo.

Réception critique ― Henry Galy-Carles ― André WeberAndré Weber, « Les aquarelles de Franz Priking », A.B.C. Décor, 1962, à propos des expositions Franz Priking aux galeries Martin Caille de Paris et Aix-en-Provence. ― Florence Servas ― Emmanuel DavidEmmanuel David (galerie Drouant-David, puis galerie Emmanuel David), Le métier de marchand de tableaux, Éditions France-Empire, 1978. Sur Franz Priking, . ― Gérald SchurrGérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1981.

Récompenses et distinctions Prix de la Jeune Peinture, 1958. Membre de l'Institut international des arts et lettres de Genève, 1961. Membre honoris causa (médaille d'argent) de l'Académie internationale Tommaso Campanella, Rome, 1970. Prix de l'Union méditerranéenne d'art moderne, 1972.

Collections publiques

Collections particulières référencées Julius Fleischman, Cincinnati, Ohio. John L. Loeb, New YorkL'ambassadeur John L. Loeb, collectionneur d'art, biographie. Janet Greenberg, Paris.

Notes et références

Annexes Bibliographie Georges Besson, « Franz Priking - Marcel Roche », Les Lettres françaises, , , . Gérald Schurr, « Franz Priking », in : Les chefs de file de la nouvelle école figurative, Vallauris, édition Galerie de la Colombe, 1960. André M. Alauzen, « Priking à Oppède », Jardin des Arts, , Paris, Jules Tallandier, . Jean-Paul Clébert, Priking, Éditions RST, 1974. Emmanuel David, Le métier de marchand de tableaux, entretiens avec Hervé Le Boterf, Éditions France-Empire, 1978. Sanjiro Minamikawa, Ces maîtres dans leur atelier, Japon, Asahi Sonorama, 1980. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1981. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. René Chabannes, Quarante ans d'exposition au Château de Val, Artogue, 2014.

Liens externes

Site consacré à Franz Priking, sur priking.free.fr. Guy Avramo, Biographie de Franz Priking, sur estades.com, le site de la galerie Estades.

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