Liste des versions de Fedora Linux. Le rythme de sortie des nouvelles versions suit celui de GNOME, c'est-à-dire tous les six mois. Une fois sorties, les versions sont maintenues treize mois.
Ensemble des versions Les versions Nom du projet Version (nom) GNOME Date de sortie Date de fin de vie Noyau Linux FedoraCore 1 (Yarrow) 2.4.0 2.4.19 2 (Tettnang) 2.6.0 2.6.5 3 (Heidelberg) 2.8.1 2.6.9 4 (Stentz) 2.10.0 2.6.11 5 (Bordeaux) 2.14.0 2.6.15 6 (Zod) 2.16.0 2.6.18 Fedora 7 (Moonshine) 2.18.0 2.6.21 8 (Werewolf) 2.20.1 2.6.23.1 9 (Sulphur) 2.22.1 2.6.25 10 (Cambridge) 2.24.1 2.6.27 11 (Leonidas) 2.26.1 2.6.29.4 12 (Constantine) 2.28.0 2.6.31 13 (Goddard) 2.30 2.6.33 14 (Laughlin) 2.32 2.6.35 15 (Lovelock) 3.0 2.6.38 16 (Verne) 3.2.1 3.1.0 17 (Beefy Miracle) 3.4 3.3.4 18 (Spherical Cow) 3.6 3.6 19 (Schrödinger's Cat) 3.8 3.9 20 (Heisenbug) 3.10 3.11 21 3.14 3.16 22 3.16 4.0 23 3.18 4.2 24 3.20 4.5 25 3.22 4.8 26 3.24 4.11 27 3.26 4.13 28 3.28 4.16 29 3.30 4.19 30 3.32 26 mai 2020 5.0 31 3.34 5.3 32 3.36 5.6 33 3.38 5.8 34 40 5.11 FedoraLinux 35 41 5.14 36 42 5.17 37 43 6.0 38 44 6.2 39 45 6.5 40 46 6.8 41 47 6.11 42 (Adams) 48 6.14 43 49 6.17 44 50 6.19 45 51 > 7.0
Chronologie des versions
Détail version par version Fedora Core 1 - Yarrow Parue le , « Yarrow » était la première version de Fedora Core. Elle était bâtie sur un noyau 2.4.19 et était la dernière distribution de Red Hat à paraître avec un noyau 2.4. Trois CD devaient être téléchargés (six avec les fichiers sources SRPM) pour son installation. Elle incluait également les dernières versions de GNOME (2.4.0) et de KDE (3.1.4) disponibles à l'époque. Bien qu'il ait été clairement mentionné que Fedora ne pouvait pas lire les fichiers MP3 d'emblée, de nombreux utilisateurs ne furent pas déçus.
Fedora Core 1 fut également la première version de Fedora Core à proposer un démarrage en mode graphique grâce à RHGB (Red Hat Graphical Boot) et un noyau optimisé pour le déploiement de la distribution à grande échelle (nptl - Native Posix Thread Library).
Fedora Core 2 - Tettnang Parue le , « Tettnang » était dévoilée. Il s'agissait de la première distribution GNU/Linux à inclure un noyau de la branche 2.6. Fedora Core 2 fut sujette à de nombreux problèmes : tout d'abord, il était difficile d'installer les pilotes propriétaires, comme ceux de Nvidia car l'option 4KSTACKSummary of changes from Linux kernel v2.6.5 to v2.6.6 était activée, et des pilotes semblables ne fonctionnaient qu'avec l'option 8KSTACK ; Fedora Core 2 incluait également pour la première fois SELinux, qui engendrait des problèmes de configuration supplémentaires.
Pourtant, Tettnang confirma la volonté du Fedora Project d'aller de l'avant et de profiter des dernières innovations disponibles : elle fut donc la première distribution à inclure X.Org, en remplacement de XFree86, ainsi que SELinux, bien que désactivé. Elle poursuivit également son éloignement de Red Hat en renommant tous les utilitaires de configuration « redhat-config-... » par « system-config-... ».
Fedora Core 3 - Heidelberg Parue le , « Heidelberg » confirma la popularité de la distribution auprès des utilisateurs. Elle opérait avec le noyau 2.6.9 et GNOME 2.8, et adoptait également Firefox, concrétisant la transition de nom depuis Mozilla.
Fedora Core 3 comprenait dans son installation de base le dépôt « Extras », exclusivement maintenu par la communauté et proposant des paquetages supplémentaires.
Cette version marqua le premier recul de l'environnement visuel Bluecurve, qui devait être une synthèse entre les deux bureaux principaux : GNOME et KDE. Fedora Core 3 a servi de fondement à RHEL 4.
Fedora Core 4 - Stentz Sortie le , « Stentz » était la première distribution à être compilée avec la nouvelle version de GCC, ce qui améliorait sensiblement ses performances. L'inconvénient de cette mise à jour fut la nécessité de reconstruire tous les paquetages.
La confiance dans le dépôt « Extras » fut clairement affichée car on lui confia de nombreux paquetages faisant double emploi avec ceux de l'installation de la distribution.
Éclipse était également présent, et était disponible depuis le programme d'installation, Anaconda. À ce propos, Éclipse était entièrement fonctionnel sous la première version de GCJ, compilateur Java du projet GNU, qui faisait son entrée avec cette version de Fedora. De même, l'environnement de virtualisation Xen était disponible depuis cette édition.
Sur le plan visuel, Bluecurve fut abandonné. Le thème de GNOME 2.10 proposé fut le célèbre Clearlooks, par ailleurs l'aspect graphique général n'a pas été modifié, pour la première fois pendant un cycle.
Fedora Core 5 - Bordeaux Sortie le , « Bordeaux » a été la première version à inclure Mono et des fonctionnalités fondées sur Mono, comme Beagle, F-Spot et Tomboy. Cette inclusion fut motivée par la récente protection de la technologie Mono par l'OIN. En plus de ces nouveautés, on note la disponibilité d'une interface graphique pour le gestionnaire de paquetages Yum. Pup, pour Packages Updater, se présente sous la forme d'un daemon (Device And Executable MONitor), interpelant régulièrement les dépôts, en arrière-plan, en quête de la présence de mises à jour. Quant à Yellowdog Updater, Modified, sa présence est renforcée, car le programme d'installation de la distribution se fonde sur lui pour assurer la cohérence des paquetages après installation.
Un nouveau dépôt fait également son entrée : Fedora Legacy, garantissant un support prolongé pour les versions de Fedora Core.
Enfin, Fedora Core 5 inaugure la naissance de l'équipe responsable de l'aspect graphique de la distribution, avec l'environnement « Bubble », thème qui sera renouvelé pour chaque version suivante.
Fedora Core 6 - Zod Parue le , « Zod » est la première distribution à accommoder les nouveaux ordinateurs Apple utilisant les processeurs Intel.
Les images ISO sont de plus petite taille, grâce à l'utilisation du système de fichier SquashFS, dont la gestion a été intégrée au programme d'installation. Ce dernier gère également mieux les dépôts de Yum, en permettant d'y accéder durant la phase d'installation.
C'est la première version de Fedora Core à intégrer le bureau 3D Compiz, grâce à l'utilisation de la technologie AIGLX.
Une nouvelle version de Yum est également proposée, améliorant significativement les performances. Fedora Core 6 a servi de fondement à RHEL 5.
Fedora 7 - Moonshine « Moonshine » est parue le . Des nouveautés ont fait leur apparition, en plus des traditionnelles mises à jour des composants. Le noyau par défaut était 2.6.21 et comportait, entre autres, une nouvelle pile FireWire, un nouveau système de gestion de l’énergie, une nouvelle gestion des disques P-Ata et une nouvelle pile Wi-Fi.
Fedora, et non plus Fedora Core, les dépôts « Core » et « Extras » ayant fusionné, voit l'ajout d'un outil permettant de renvoyer, avec l'accord explicite des utilisateurs, des informations relatives à la configuration de leur appareil. Smolt, c'est son nom, a pour objectif d'orienter les futurs développements de pilotes matériels, afin de mieux supporter les composants les plus répandus.
La virtualisation n'est pas non plus en reste avec l'intégration d'une nouvelle version de Xen et de son futur remplaçant, K.V.M. Enfin, Fedora 7 intègre le pilote du projet « Nouveau », pilote libre 3D pour cartes graphiques Nvidia.
Fedora 8 - Werewolf « Werewolf » est sortie le . Dans le cycle de développement de la distribution, elle est considérée comme une version de mise à jour de Fedora 7. Néanmoins, les nouveautés proposées restent conséquentes : en effet, il s'agit de la première version de Fedora à proposer différentes images ISO. Les images ISO « Games », « Developer » et « Electronic Lab » ont donc vu le jour en même temps que la version officielle.
Sous le capot, Fedora embarque le nouveau serveur de sons PulseAudio, ainsi que CodecBuddy, un assistant capable de proposer des codecs appropriés lorsque la lecture des médias n'est pas possible.
Le design de Fedora 8 est également novateur, car les nuances des couleurs du fond d'écran changent au fil des heures de la journée. D'autres améliorations ont également été apportées aux outils de configuration du système, comme system-config-firewall et system-config-printer. Fedora 8 marquera les esprits en intégrant , une version totalement libre de Java 1.7.
Enfin, Fedora 8 intègre une nouvelle fonctionnalité de GNOME 2.22, OnlineDesktopOnlineDesktop, dont l'objectif est de lier le bureau de l'utilisateur à différents services web.
Fedora Electronic Laboratory Apparu avec Fedora 8, le Fedora Electronic Laboratory (FEL) consiste en un Live CD Fedora contenant toute une suite de logiciels libres dédiés à la CAO électronique et à la conception de systèmes embarqués : Simulation de circuits analogiques ou mixtes : gnucap, ngspice (SPICE), qucs. Simulation de circuits numériques : IRSIM Conception de circuits VLSI : Alliance VLSI CAD System, Magic, toped, netgen. PCB : gEDA, kicad. Saisie de schémas électroniques : Xcircuit, geda-gschem. Conception et simulation HDL : ghdl, freehdl, Icarus Verilog. IDE, programmation et simulation de microcontrôleurs PIC Microchip : gpsim, ktechlab, piklab. Programmation de microcontrôleurs AVR Atmel : sdcc.
Linpus Linux Linpus Linux est une distribution Linux dérivée de Fedora 8 que la société Taïwanaise Linpus Technologies Inc a spécialement étudié pour le support des langues asiatiques. Une version spécifique, Linpus Lite a même été créée, offrant de meilleures performances sur des netbooks. La version Linpus Lite est destinée aux ordinateurs dits ultra portables ou UMPC, ou netbook. Elle était proposée sur certaines versions des ordinateurs (Acer Aspire One, Airis Kira IL1, ...).
Fedora 9 - Sulphur « Sulphur » est parue le . Elle propose un noyau linux 2.6.25 disposant notamment du support, expérimental, du système de fichier ext4. GNOME a été également mis à jour, intégrant par exemple la World Clock Applet, mais il faut surtout souligner la disponibilité de KDE 4.0.3. Upstart se voit installé conjointement avec SysVinit, ce qui assure un démarrage plus rapide. PackageKit fait son apparition et tendra à remplacer les gestionnaires graphiques de la plupart des distributions. Il remplace Pirut et Pup anciennement utilisés. Le programme d'installation permet également de chiffrer les partitions et de modifier leur taille. Enfin, on remarquera l'intégration de TeX Live, remplaçant teTeX, ainsi que de l'ajout de Swfdec (un plugin flash, libre, plus léger, mais cependant incomplet).
Fedora 10 - Cambridge Fedora 10 « Cambridge » est parue le . Elle incorpore un noyau Linux 2.6.27 qui permet une meilleure gestion du Wi-Fi et des webcams, KDE 4.1 et GNOME 2.24, OpenOffice.org 3.0 et Xfce 4.6. Le démarrage est maintenant plus rapide et entièrement graphique grâce au remplacement de RHGB par Plymouth. Deux nouveaux environnements de bureaux, légers, ont été ajoutés LXDE et Sugar. La gestion des logiciels est également accélérée et facilitée avec PackageKit et RPM 4.6.
Fedora 11 - Léonidas Fedora 11 « Léonidas » est parue le . Elle intègre un noyau Linux 2.6.29, KDE 4.2 et GNOME 2.26, Xfce 4.6.1, OpenOffice.org 3.1.0, Mozilla Firefox 3.5, Mozilla Thunderbird 3 (version bêta 2), RPM 4.7 et GCC 4.4.
ext4 est désormais le système de fichier par défaut, sauf pour la partition /boot. KMS est activé par défaut sur les pilotes de chipset graphique d'Intel, et est activable grâce au pilote Nouveau sur ceux de nvidia. Le démarrage est annoncé comme plus rapide, avec un objectif de moins de ..
Fedora 12 - Constantine Fedora 12 est parue le .. Elle intègre un noyau Linux 2.6.31.5, GNOME 2.28.0, KDE 4.3.2, Xfce 4.6.1, OpenOffice.org 3.1.1, Firefox 3.5.5 et PHP 5.3.0.