Le réseau d' dessert l'ensemble des de Rennes Métropole, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, soit un territoire de plus de .

Il est exploité par Keolis Rennes Métropole, filiale du groupe Keolis chargée de l'exploitation du réseau STAR incluant le métro et les vélos en libre service de Rennes Métropole. Il s'articule autour d'une vingtaine de lignes urbaines couvrant Rennes et sa couronne et une cinquantaine de lignes dites « métropolitaines » desservant en étoile les communes les plus éloignées. Il est complété par des services de nuit, des lignes spéciales (desserte du stade, dessertes estivales) et de nombreuses lignes scolaires.

Apparu en 1933, il a progressivement supplanté l'ancien tramway supprimé en 1952. Longtemps cantonné à Rennes et à quelques communes limitrophes, il s'étend progressivement dans les années 1980 sous l'impulsion du SITCAR puis du District de Rennes à partir des années 1990, devenu Rennes Métropole en 2000. Depuis 2002 il s'articule autour du métro de Rennes dont la mise en service a engendré la réorganisation du réseau de bus.

En 2025, les 536 autobus et autocars ont assuré de voyages, plus environ pour Handistar..

Historique

vignette|Évolution du périmètre desservi par le réseau STAR. La commune de Noyal-sur-Vilaine, desservie de 1992 à 2005, n'est pas mentionnée.

Les autobus font leur apparition à Rennes en 1933, quand la compagnie de l'Ouest Électrique (COE) décide de mettre en place ce moyen de transport pour compléter les tramways électriques rennais. Dès 1939, la municipalité demande le remplacement des tramways par des autobus, ce qui n'est effectué complètement qu'en 1952 à cause de la seconde Guerre mondiale[…] En remplaçant les tramways par des autobus. Cette modernisation est devenue complète et effective le 6 février 1952 in Lettre du maire de Rennes au maire de Versailles, 30 juillet 1952.. Le réseau porte alors le nom de Transports urbains de Rennes (TUR). Le réseau constitué de huit lignes en 1954 continuera de se développer au cours des décennies suivantes face à l'exode rural et à l'explosion démographique pour atteindre 11 lignes en 1971..

En 1972 le réseau prend son nom actuel (STAR), à la fin de la concession de 75 ans accordée à la COEArticle 2 du cahier des charges des 8 et 12 janvier 1954.Dix-neuvième avenant à la convention et au cahier des charges du 8 et 12 janvier 1954...

Le réseau, qui jusqu'alors ne desservait que Rennes et Cesson-Sévigné, s'étend à partir de 1973 vers les communes environnantes : Chartres-de-Bretagne, puis Saint-Grégoire et Chantepie l'année suivante. Les années 1970 voient l'apparition des couloirs de bus, des bus articulés, et du service de nuit, d'abord le dimanche pour les étudiants du campus de Villejean puis en semaine sur le reste du réseau.. La tarification est simplifiée avec la fin du sectionnement tarifaire dans Rennes, l'oblitération d'un second ticket reste nécessaire en dehors. Ainsi le réseau passe à 17 lignes en 1977.

En 1978, des « lignes de rocade » voient le jour en heures de pointe afin de pallier le manque de desserte interquartiers.

En , le Syndicat intercommunal des transports collectifs de l'agglomération rennaise (SITCAR) est créé afin d'étendre le réseau à de nouvelles communes de Rennes District, sans pour autant en desservir l'ensemble du périmètre à la suite du refus de certaines communes. La tarification est unifiée en sur l'ensemble du réseau et permet d'emprunter les lignes d'autocars sur le périmètre du SITCAR dans l'attente du lancement des nouvelles lignes en : 13 lignes (numérotées à partir de 50) voient le jour. rejointes par d'autres entre 1984 et 1991 au fil des adhésions de communes au SITCAR.

Le , la Société des transports urbains rennais (STUR) nouvellement créée succède à l'exploitant historique, la Compagnie de l'Ouest électrique (COE). Le , Rennes District reprend la compétence transport et le SITCAR disparaît.. Le réseau s'étend dès lors à l'ensemble du périmètre du District.

L'extension du District dans les années 1990 entraine la création de nouvelles lignes...

Le , la Société d'économie mixte des transports collectifs de l'agglomération rennaise (SEMTCAR) devient l'exploitant du réseau STAR mais délègue cette tache majoritairement à la STUR pour 70 % des services et aux affrétés pour les 30 % restants, tandis que le service de transport spécialisé est exploité par une association.

En 1996, le Service de transport pour handicapés (STH) créé en 1976 à l'initiative du District de Rennes est intégré au réseau sous le nom HandiSTAR..

En , les premières lignes express sont créées entre le centre de Rennes et les campus universitaires..

En 1999, la STUR (Société des transports urbains rennais) remporte le contrat de délégation de service public d'exploitation du réseau STAR proposé par le DistrictHistorique 1997-2002 sur le site du STAR. Elle deviendra Keolis Rennes en 2006.

Entre 2000 et 2004 le réseau continue de s'étendre au fil de l'extension du District qui devient Rennes Métropole.

Depuis , la montée à bord se fait par la porte avant des bus et la descente par les portes centrales et arrières..

La mise en service de la ligne A du métro le entraine la refonte du réseau de bus avec la réorganisation des lignes urbaines autour du métro et le rabattement des lignes suburbaines aux stations de métro. Le réseau voit ainsi sa fréquentation doubler au cours de la décennie et continue de s'étendre pour s'adapter à l'évolution de Rennes Métropole avec notamment l'ouverture de nouvelles lignes métropolitaines express.....

Le à l'inverse, Noyal-sur-Vilaine quitte Rennes Métropole et perd sa desserte par le réseau STAR.

Le , une importante restructuration est menée avec notamment une remise à plat de la numérotation des lignes urbaines.

En , les lignes « Chronostar » voient le jour dans le but de créer un label regroupant les lignes structurantes du réseau (fréquences élevées et itinéraires en site propre)..

La mise en service de la ligne B du métro le , reporté de nombreuses fois.., s'accompagne d'une restructuration majeure du réseau de bus : les lignes métropolitaines sont rabattues dès que possible aux stations de métro en périphérie de la ville et l'offre sur ces mêmes lignes augmente de façon considérable avec près de de kilomètres parcourus supplémentaires..

La restructuration du réseau de bus liée à cette mise en service est toutefois décalée d'un mois et est effective le , pour les vacances scolaires d'automne (du au ).

Keolis remplace sa filiale rennaise Keolis Rennes par Keolis Rennes Métropole, une entreprise à mission, en 2026 lors de la reconduction du contrat..

Pour compléter le métro à l'horizon 2030, la métropole envisage la création de lignes de « Trambus » (lignes de bus à haut niveau de service sur voies dédié partagées avec les co-voitureurs) sur plusieurs axes plutôt que de prolonger les lignes de métro..

Le réseau

vignette|La place de la République, point central du réseau.

Présentation vignette|Le bus est un des modes de transport à Rennes.

Le réseau d'autobus de Rennes est exploité sous la marque Service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) par délégation de service public à la société Keolis Rennes Métropole qui gère l'ensemble des transports (métro, bus, vélos) de Rennes Métropole. Le réseau compte 148 lignes de bus régulières et scolaires desservant l'ensemble des 43 communes de la métropole rennaise..

Toutefois, une grande partie du réseau est sous-traitée à diverses entreprises. : Ainsi, Keolis Rennes Métropole exploite la quasi-totalité du réseau urbain, mais une minorité de lignes métropolitaines... La majorité de ces lignes, ainsi que STAR de nuit est exploité par Keolis Armor mais aussi par Transdev CAT 35 (ex-TIV) qui exploite également le service Touche Tizon, RGO Mobilités, Linevia et, en sous-traitance urbaine, TSH.. Selon le jour et l'heure, les exploitants peuvent toutefois changer (voir en détail plus bas).

Les lignes scolaires sont intégralement sous-traitées à ces mêmes sociétés ainsi qu'à Taxis d'Orgères et Transports Orain.

L'histoire du réseau de bus, incluant les dates d'ouverture des lignes, est consultable sur l'article histoire des transports en commun de Rennes.

La vitesse commerciale des bus est de sur les lignes urbaines et de sur les lignes métropolitaines en 2023.

Lignes urbaines Le réseau urbain dessert Rennes et sa couronne sise au sein de la ceinture verte (Cesson-Sévigné, Chantepie, Saint-Grégoire et Saint-Jacques-de-la-Lande), ainsi que Bruz. Composé de dix-neuf lignes, organisées principalement en étoile autour de la place de la République, ce réseau est directement complémentaire du métro et une partie d'entre elles relient les quartiers périphériques entre eux, sans passer par le centre. L'ensemble de ces lignes est accessible aux personnes à mobilité réduite, à l'exception de quelques arrêts non aménagés.

Ces lignes ont une fréquence élevée de passage en journée : plus d'un bus toutes les dix minutes pour les lignes Chronostar (identifiées par un « C » devant le numéro) et certaines lignes urbaines (dont leur numéro débute par 1-) et plusieurs bus par heure pour les autres lignes urbaines et les lignes inter-quartiers (dont leur numéro débute par 3-). Ces lignes offrent également des points de correspondances avec les autres modes de transports, avec la présence du métro, de STAR, le vélo et des parcs relais. Une navette gratuite dessert également le centre-ville de Rennes.

Les lignes C7ex, 35, 37, 38 et 39 ne fonctionnent pas le weekend ni les jours fériés, tandis que les lignes 10, 13, 32, 34 et la navette ne fonctionnent pas les dimanches et jours fériés. En soirée, les lignes C7ex, 13, 32, 34, 35, 37, 38, 39 et la navette ne fonctionnent pas. L'été, les lignes C7ex, 35, 38 et 39 sont suspendues.