Mata-Utu (en wallisien : ) est une localité française qui n'a pas le statut de commune mais le statut de village, située sur l'île Wallis dans l'archipel de Wallis-et-Futuna, dont elle est le chef-lieu. Elle est la plus grande localité de l'archipel avec ses habitants en et y comporte la plupart des administrations et infrastructures.

Géographie Situation et description Mata-Utu est située sur la côte est de l'île de Wallis, au bord de la baie de Mata-Utu. Administrativement, Mata-Utu fait partie du district de Hahake, au centre de l'île, dont elle est également le chef-lieu.

Communes limitrophes Les villages avoisinants sont Aka'aka au nord et Ahoa au sud.

Hydrographie Le village est arrosé par les sources d'eau suivantes :

Logolua Vainifao

Îles et îlots Nukuhifala, composé de , un terme présent dans de nombreuses langues polynésiennes signifiant « terre », « île » ou « sol sableux ».

Climat Comme le reste de l'île, le climat de Mata-Utu est équatorial.

Urbanisme

Voies de communication et transports vignette|L'Aéroport de Wallis Hihifo, à de Mata-Utu.

Infrastructures routières Mata-Utu est traversée du nord au sud par la route territoriale 1 (RT1), qui fait le tour de l'île de Wallis. La RT3 relie Mata-Utu à Falemei, à l'ouest de l'île. La RT4 relie Mata-Utu à Liku, plus au nord, par Afala.

Transport maritime La passe Honikulu, au sud du lagon de Wallis, mène par un chenal balisé au wharf de Mata-Utu qui permet de ravitailler toute l'île par cargos.

Transport aérien Mata-Utu est reliée par la route à l'aéroport de Wallis Hihifo, à au nord. Il est desservi par la compagnie calédonienne Aircalin, qui possède une agence dans la ville. L'aéroport est le plus grand du territoire et relie Wallis à Futuna et à Nouméa.

Hameaux, lieux-dits et écarts À Wallis, les villages sont divisés en plusieurs sections (des « classes », ) qui se complètent ou se relaient dans toutes les entreprises collectives et pour l’organisation des cérémonies. Parmi ces se trouvent des zones résidentielles nommées .

Tai, Loto, Telepi, 'Uta, Toafa et Lulu Fakahega.

Āfala, Ahonounou, Alaki, Alofisia, Fa'atumu, Fale Maka, Falefo'ou, Falepae, Faka'afu, Fata'iahule, Fehikiaki, Fugasia, Gututauhunu, Gutuotepa, Ha'asini, Ha'atafu, Halamaitai, Haumotekava, Havelu, Haveluliku, Heunofo, Hesia, Hufagalupe, Houma, Kaigamohutala, Kaivolī, Kalaetoa, Kataki, Kavamea, Kelemohau, Kolovai, Kolo, Kolofo'ou, Kologa, Lakufa'aga, Lalo akau, Lalofau, Lalopakaliha, Lapaha, Lauikā, Li'agahuo, Lulu, Ma'ufaga, Makeke, Malelapa, Mala'evaka, Malualoi, Malumeimua, Matakiha'amoa, Matalave, Mauga, Mauleleia ote lotu, Meleke, Molihina, Momoimea, Noatau, Pelehake, Pokolua, Poutahi, Sagato Soane, Siagaotaota, Sia, Tafe, Talahau, Talikitoga, Tapili, Tatakamotoga, Tānuma, Te Hea, Te ifi'ifi, Te Kea, Te Utu, Teone, Tesi, Tokelau, Tu'afenua, Tu'atānuma, Tufu'mahina, Tukutefeke kae sio Kehe, Umusī, Utulau, Utuga’utā, Utunive, Vailalosi, Vaitupu, Vakaloa, Vainifao, Veitogo, Vilamalia et 'Ēua.

Toponymie En wallisien, le nom de la ville est (prononcé : ). En français, la transcription « Mata-Utu » est notamment donnée par le code des collectivités d'outre-mer de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), et par le décret qui en fait le chef-lieu du territoire. L'Institut d'émission d'outre-mer écrit « Mata’Utu ».

Plusieurs villages des Samoa (à Upolu et à Savai'i) portent également le nom de .

Histoire

siècle, début de l'urbanisation gauche|vignette|Gravure de la cathédrale en 1862 par Fasken. L'histoire de la ville de Mata-Utu est assez courte par son urbanisation assez tardive. Ce qui est initialement un village du nom de Mala'evaka s'agrandit avec la christianisation de Wallis dans les années 1840 puis avec l'implantation de l'administration française à partir de 1888 et le protectorat de Wallis-et-Futuna.

Les missionnaires maristes ont beaucoup participé au développement de l'actuel chef-lieu avec la construction de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Mata-Utu en 1857 , d'après .. Vingt ans plus tard, en 1876, la construction du palais royal d'Uvea permettant d'implanter totalement le roi coutumier (Lavelua) dans la ville .. À partir de 1888 et le début du protectorat, les résidents de France s'installent à Mata-Utu. À cette époque, l'urbanisation est encore très faible. Un débarcadère est installé pour permettre aux navires d'accoster.

Post Seconde Guerre mondiale gauche|vignette|Le wharf (quai) de Mata-Utu construit en 2013 est le point d'entrée de l'essentiel des marchandises qui sont importées à Wallis. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine investit Wallis à partir de et bâtit de nombreuses infrastructures. On note notamment l'aménagement de routes et surtout la création d'une piste d'aviation pour bombardiers qui se devient en 1957 l'aéroport de Wallis-Hihifo. Au départ des Américains en 1944 et dans les années qui suivent, le coût financier pour entretenir ces infrastructures est important et ce sujet crée des tensions au sein des rois coutumiers. Le statut de Wallis-et-Futuna de 1961 acte la fin du protectorat et instaure le territoire d'outre-mer de Wallis-et-Futuna. Plusieurs institutions s'implantent alors à Mata-Utu : l'administration supérieure, la Banque de Wallis-et-Futuna à Mata-Utu en 1991 et un an plus tard celle de la maison d'arrêt de Mata-Utu.. En 1999, Mata-Utu est officiellement désigné chef-lieu du territoire, par décret.

Depuis la fin du et le début du , Mata-Utu cherche à s'ouvrir à l'Océanie avec l'agrandissement de l'aéroport en 1967. On retrouve également l'envie du territoire d'accueillir avec l'organisation des Mini-Jeux du Pacifique de 2013 mais aussi l'extension du wharf la même année permettant de meilleurs échanges maritimes avec l'extérieur.

Politique et administration Mata-Utu est le chef-lieu du territoire d'outre-mer de Wallis-et-Futuna : outre le palais royal d'Uvea, elle abrite l'administration supérieure de la collectivité ainsi que le tribunal de première instance, le tribunal du travail, le tribunal de commerce, son unique tribunal administratif ainsi que sa maison d'arrêt. L'Institut d'émission d'outre-mer possède une agence dans la localité. L'hôpital de Sia est également situé à Mata-Utu. On y retrouve aussi le vice-rectorat des îles Wallis-et-Futuna ainsi que la gendarmerie et une caserne de pompiers de l'île wallisienne. vignette|Palais royal d'Uvea, résidence du Lavelua.

Circonscription Le territoire est représenté à l'Assemblée nationale par le député du groupe Renaissance Mikaele Seo depuis 2022. Au Sénat, le territoire est représenté depuis 2020 par le sénateur apparentée Renaissance Mikaele Kulimoetoke.

Liste des chefs de village (Tu'i Mata'Utu)

Population et société Démographie

Depuis 1990, comme partout dans le territoire à chaque recensement, Mata-Utu perd légèrement des habitants. En 28 ans, le chef-lieu a perdu un total de 193 habitants qui, pour une grande partie, ont migré pour la Nouvelle-Calédonie.

Économie Échanges portuaires Le bateau de croisière du Club Méditerranée, appelé Club Med 2, est immatriculé à Mata-Utu. Le nom de la province apparaît donc sur la poupe, au-dessous du nom du bateau. Un autre bateau de croisière - pouvant sillonner les mers arctiques et antarctiques - nommé Le Boréal de la compagnie Ponant est également immatriculé à Mata-Utu. Ses trois navires-jumeaux, L'Austral, Le Soléal et Le Lyrial le sont également. Les nouveaux yachts de croisière de cette compagnie sont également immatriculés à Mata-Utu ; il s’agit des bateaux nommés Le Lapérouse, Le Champlain, Le Bougainville et également Le Dumont d'Urville.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Le centre de Mata-Utu est dominé par la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, proche du palais royal d'Uvea. La ville compte aussi un musée, le Uvea Museum Association qui retrace l'histoire de Wallis-et-Futuna pendant la Seconde Guerre mondiale. Près de la localité se situent deux sites archéologiques : le fort Talietumu et Tonga Toto. Mata-Utu est le siège du diocèse de Wallis-et-Futuna de l'Église catholique romaine.

Notes et références Notes

Références . . . . . Décret du 14 décembre 1999 fixant le chef-lieu du territoire des îles Wallis-et-Futuna, JORF 295 du 21 décembre 1999, 18995, texte 15, NOR INTM9900049D. Voir aussi

Articles connexes Wallis-et-Futuna Hahake

Liens externes

Wallis-et-Futuna (Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales)

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