, né le à Nagoya au Japon et mort le à Osaka, est un pilote d'avion japonais. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat dans l'armée de l'air française. Il comptabilise au total 2 victoires sûres et 6 probables, la deuxième étant partagée avec Georges Guynemer.
Biographie
Famille et formation Kiyotake Shigeno naît le à Nagoya au Japon. Fils de Kiyoharu Shigeno, un lieutenant-général de l'armée de terre disparu prématurément en 1896, il entre à l'école des cadets, mais sa santé le force à quitter l'armée. Il vient en France fin 1910 pour poursuivre des études musicales. Sa femme restée au Japon meurt. Il décide donc de rester en France.
Shigeno manifeste rapidement un grand intérêt pour l'aviation naissante. Il suit ses cours de pilotage à l'école Voisin à Issy-les-Moulineaux et à l'école Demazel-Caudron à Juvisy-sur-Orge. Il est le deuxième Japonais, après le capitaine Yoshitoshi Tokugawa, futur général de l'armée impériale japonaise, à obtenir, le , le brevet de pilote , sur Caudron. Une fois son diplôme en poche, il commande à l'avionneur Charles Roux de construire un biplan de sa conception, qu'il nomme « Wakadori ». Lors d'un essai, le , il atteint la vitesse de ..
Retour au Japon dans son avion Au mois de , il accède à la demande de sa famille qui désire son retour au Japon. Afin de promouvoir l'aviation dans son pays, il décide de rentrer en avion. Cependant, le , son appareil est endommagé lors du décollage. Là-bas, l'année suivante, le , il établit un record d'altitude à 300 mètres.
Il rentre le même mois en France pour acheter un avion et fonder une école de pilotage au Japon. Cependant, la Première Guerre mondiale éclate en juillet de l'année suivante.
Participation à la Première Guerre mondiale Kiyotake Shigeno s'engage le dans le régiment de la Légion étrangère avant de bifurquer dans le service d'aviation de l'armée française, afin de concourir à la défense des alliés du Japon. Il prend des cours à Pau avant de servir dans les escadrilles V.22, V.27, MS.12 et V.24 équipée de bombardiers légers Voisin 5. Cité à l'ordre du jour de l'armée le pour son impassibilité sous le feu de la défense contre avions ennemie, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le .
Il demande ensuite à être muté dans la chasse, dont il se sent plus proche. C'est chose faite le , date à laquelle il rejoint l'escadrille N.26, sous les ordres du capitaine Ménard. Il vole avec un Nieuport 17. Le , neuf jours après son arrivée, il livre son premier combat aérien et le , il signe sa première victoire homologuée. Cependant, le lendemain, il manque mourir car alors qu'il était en combat aérien avec plusieurs Albatros allemands, sa mitrailleuse s'enraille. Il parvient à atterrir dans les lignes françaises.
Au début de l'année 1917, l'escadrille 26 est rééquipée en SPAD et cela l'aide à accumuler plusieurs victoires probables. Le , il signe sa deuxième victoire homologuée, qu'il partage avec le célèbre chevalier de l'air Georges Guynemer. Le , il est blessé en combat aérien mais parvient à se poser dans les lignes alliées.
A l'hôpital, il rencontre Jeanne, une veuve de guerre. À sa sortie de l'hôpital, il obtient un deuxième citation de jour à l'ordre de l'armée le .
Lors de l'armistice, Kiotake Shigeno comptabilise au total 2 victoires sûres et 6 probables.
Après la guerre Kiotake Shigeno épouse Jeanne en France en et le couple repart en au Japon. Shigeno y trouve une situation dans l’aviation civile japonaise, qui lui donne l'occasion de revenir en France au mois de pour acquérir des avions pour la compagnie Shokwai (Chihaya et ). Il fait partie des personnalités qui accueillent l'aviateur Georges Pelletier Doisy à Osaka, avant-dernière étape de son raid Paris-Tokyo, le , ayant eu pour l'occasion .
Shigeno meurt d'une pneumonie le , salué par Pelletier Doisy comme .
Décorations
Notes et références
Catégorie:Naissance en octobre 1882 Catégorie:Naissance à Nagoya Catégorie:Décès en octobre 1924 Catégorie:Décès à 42 ans Catégorie:Décès à Osaka Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Aviateur japonais de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1915 Catégorie:Pilote de chasse Catégorie:Mort d'une pneumonie Catégorie:Aviateur de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité ayant servi à la Légion étrangère