Otto Alscher, né le à Perlez alors en Autriche-Hongrie, aujourd'hui en SerbieHelga Korodi, Otto Alschers Wanderung durch die Karpathen Kakaniens, in Kakanien revisited du 8 novembre 2012, voir http://www.kakanien.ac.at/beitr/fallstudie/HKorodi1.pdf et décédé le à Târgu Jiu est un écrivain roumain issue de la minorité allemande.

Biographie Enfance et origines Otto Alscher est né en 1880 à Perlez, à l'époque en Autriche-Hongrie de parents originaires de Silésie. En 1878, son père, du fait de son affectation militaire, fut envoyé dans le Banat historique, où il connut sa mère et se maria. En 1891, après plusieurs déménagements, la famille se fixa à OrșovaAxel Goodbody, A Life Among Gypsies and Wolves : Otto Alscher's Quest for an Alternative to Modern Civilisation, dans Fractured Biographies, sous la direction d'Ian Wallace, Amsterdam - New York, Rodopi, 2003 , où le père du jeune Otto établit un atelier de photographiehttp://www.banaterra.eu/german/content/alscher-otto.

Études, premier mariage et débuts littéraires En 1898-1899, il étudia à Vienne avec son frère Hugo, qui devint peintre. Il se maria en 1904 à Leopoldine Elisabeth Amon, fille de bourrelier rencontrée à Innsbruck et vit ses premiers textes publiés dans le journal d'Innsbruck Der Scherer. Un an plus tard, il construisit pour sa famille (trois enfants naquirent entre 1905 et 1909 : Reingard, Helmut et Helga) une maison isolée au milieu de la forêt dans la vallée de la Gratzka. Après avoir publié des textes courts dans le journal transylvain Die Karpathen, il connut sa première publication en volume en 1909, le roman Ich bin ein Flüchtling, suivi du recueil de nouvelles Mühselige und Beladene en 1910.

Journalisme et premiers succès En 1911, Alscher fut engagé à Budapest par le célèbre quotidien libéral Pester Lloyd. Jusqu'en 1916, il écrivit des centaines d'articles sur des sujets politiques et culturels. Dans le même temps, il parvint à publier ses textes littéraires dans de nombreux journaux, comme Brenner, Die Neue Rundschau ou Die Aktion. En 1912 fut publié en volume son roman le plus vendu, Gogan und Das Tier, qui connut une réédition chez le célèbre éditeur allemand S. Fischer, puis en 1914 le recueil de nouvelles Zigeuner chez Albert Langen.

La guerre, puis le divorce Alscher dut accomplir ses obligations militaires en 1916, fut blessé durant les combats et affecté à Belgrade au service de presse de l'empire en tant que co-rédacteur du journal d'occupation Belgrader Nachrichten. Après la guerre, il divorça en 1920 pour se mettre en ménage avec la jeune institutrice Elisabeth Amberg, de vingt ans sa cadette. Ils eurent cinq enfants : Edgar (1924), Edith (1926), Hugo (1928), Erika (1930) et Ingrid (1936). Entre 1919 et 1922, il travailla pour divers journaux germanophones à Timișoara, défendant les droits de la minorité germanophone de Roumanie. Son roman Kämpfer (1919-1920) parut dans la presse, mais n'est jamais sorti en volume.

La pauvreté, la dérive idéologique En 1922, Alscher se retira à Orșova et dès lors, ne publia plus guère que sporadiquement quelques nouvelles dans des journaux locaux, rassemblés dans le volume Tier und Mensch en 1928. De plus, l'émergence du nazisme ne laissait plus guère de place à ses œuvres, de manière générale déconsidérées pour leur proximité avec l'émigration intérieure. En 1939, il fit une nouvelle tentative à Timișoara dans un journal mais il fut rapidement licencié et la famille fréquenta bientôt les soupes populaires et dut vendre la maison d'Orșova. En 1942, avec l'héritage de l'atelier de photographie, Alscher put à nouveau se retirer. Peu après, en , il accepta la position officielle de "Kulturrat" et écrivit des articles influencés politiquement par l'idéologie fasciste. L'Armée rouge, à l'automne 1944, l'interna dans un camp de travail à Târgu Jiu avec nombre d'autres membres de la Communauté allemande. Il est décédé dans ce camp le , probablement des suites de la malnutrition et d'une infection.

La postérité Son épouse détruisit par peur des représailles certaines lettres et des manuscrits. En 1967, Franz Heinz découvrit une cache de ses papiers, qui avaient entre autres été sauvés d'une inondation par un de ses anciens voisins Geza Hutterer, ce qui conduisit à un regain d'attention pour son œuvre, notamment la publication de deux romans : Der Löwentöter en 1972 et Die Einsamkeit des Erfinders en 1980, ainsi que de plusieurs recueils de prose courte. En 1970, ses contributions au journal Belgrader Nachrichten furent identifiées et publiées sous le titre Belgrader Tagebuch. De nos jours, un festival interethnique de danses et chants populaires « Otto Alscher » a lieu tous les ans à Orșovaarticle sur le site du journal Adevărul : http://adevarul.ro/cultura/istorie/prima-editie-festivalului-cultural-interetnic-otto-alscher-1_50b9fa777c42d5a663ad97b3/index.html. Dans l'ensemble, on se souvient aujourd'hui de lui essentiellement pour ses nouvelles, sa description des animaux, de la chasse et de la vie sauvage en général, ses romans sont généralement oubliésOtto Alscher, Belebte Nacht, Bucarest, Kriterion, 1986, postface de Franz Heinz, passim..

Liste des œuvres

Ich bin ein Flüchtling [Je suis un fuyard], roman, Stuttgart, 1909 Mühselige und Beladene [Ceux qui porte et ceux qui croulent], nouvelles, Berlin, 1910 Gogan und das Tier [Gogan et l'animal], roman, Berlin, 1912 Zigeuner [Tsiganes], nouvelles, Munich, 1914 Wie wir leben und lebten [Comment nous vivons et avons vécu], nouvelles, Timișoara, 1915 Die Kluft. Rufe von Menschen und Tieren [La Fosse. Appels des hommes et des animaux], nouvelles, Munich, 1917 Tier und Mensch [Homme et animal], nouvelles, Munich, 1928 Zwei Mörder in der Wildnis [Deux Meurtres dans le monde sauvage], roman, Munich, 1937 Die Bärin. Besinnliche Tiergeschichten [L'Ourse. Histoires d'animaux contemplatives], nouvelles, Timișoara, 1943.

Rééditions et publications à titre posthume :

Zwischenspiel im Mondschein, Tiergeschichten [Interlude au clair de lune, histoires animalières], nouvelles, Bucarest, 1967 Die Straße der Menschen und andere Erzählungen [La route des hommes et autres nouvelles], nouvelles, Bucarest, 1968 Der Löwentöter. Ein Urweltroman [Le tueur de lion. Roman des origines du monde], roman, Bucarest, 1972 Belgrader Tagebuch. Feuilleton aus dem besetzten Serbien. 1917-1918 [Journal de Belgrade. Feuilleton d'occupation de la Serbie], articles de presse, Bucarest, 1975 Belebte Nacht. Tier- und Jagdgeschichten [Nuit animée. Histoires naturelles], nouvelles, Bucarest, 1977 Das Rätsel eines Wolfes [L'énigme d'un loup], nouvelles, Bucarest, 1976 Der Weg aus den Wäldern [Le chemin hors des bois], nouvelles, Bucarest, 1980 Der Schöpfer [Le créateur], roman, Timișoara, 1980 Landsmannschaft Banater Schwaben - Erzählungen [Compatriotes Souabes du Banat], nouvelles, Munich, 1995 Au loin un jour / Fernab ein Tag, nouvelle en édition électronique bilingue, traduite par Gabrielle Danoux, 2015.

Notes

Catégorie:Écrivain roumain du XXe siècle Catégorie:Naissance en janvier 1880 Catégorie:Naissance en Serbie Catégorie:Naissance dans le royaume de Hongrie Catégorie:Décès en décembre 1944 Catégorie:Décès dans le județ de Gorj Catégorie:Allemand de Roumanie Catégorie:Décès à 64 ans Catégorie:Écrivain roumain d'expression allemande