Plaisance (Plasença en gascon), dite aussi Plaisance du Gers, est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Rivière-Basse, un territoire qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude entre Bigorre et Gers.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arros, le ruisseau de Larté, le Canal de Cassagnac, la Barne et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Plaisance est une commune rurale qui compte en . Ses habitants sont appelés les Plaisantins ou Plaisantines.

Géographie Localisation Plaisance est située en Gascogne dans le sud du département du Gers, à l'ouest d'Auch.

Communes limitrophes Plaisance est limitrophe de six autres communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Plaisance se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)Plan séisme.

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Plaisance. La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par l'Arros, le Larté, Canal de Cassagnac, la Barne et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

L'Arros, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune d'Esparros et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé .

Le ruisseau de Larté, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sauveterre et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Arros sur le territoire communal, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maumusson-Laguian à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. est recensée sur la commune. : le « cours de l'Arros » (), couvrant dont 20 dans le Gers et 21 dans les Hautes-Pyrénées..

Urbanisme Typologie Au , Plaisance est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,9 %), zones urbanisées (12,6 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,3 %), forêts (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports Plaisance est accessible par la RD 3, au nord, depuis Riscle en passant par Termes-d'Armagnac, et qui se poursuit vers Marciac. La RD 946, qui relie Préchac-sur-Adour, à l'ouest à Marciac, au sud.

La ligne 961 du réseau liO relie la commune à la gare de Tarbes et à la gare de Mont-de-Marsan.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Plaisance est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arros et le ruisseau de Larté. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie.. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1983, 1988, 1999, 2000, 2001, 2009, 2018 et 2019, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Plaisance. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2002 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie

Histoire vignette|L'église de l'Immaculée Conception à Plaisance

Le territoire de Plaisance trouve ses origines dans l’ancien domaine de Ribaute (du gascon Rive-Haute, ou Ripa Alta en latin), situé sur la rive gauche de l’Arros, à proximité d’un gué. Ce premier établissement comprenait une motte castrale et un hameau dépendant du seigneur de Ladevèze. Dès 1141, l’église romane Sainte-Quitterie est desservie par les chanoines prémontrés de la Case-Dieu, qui possédaient déjà plusieurs granges dans les environs. En 1299, ces derniers acquièrent des terres supplémentaires, préparant la création d’un nouveau centre de peuplement.

Plaisance fut fondée par le comte Jean d'Armagnac et l'abbé de la Case-Dieu à la suite d’un paréage conclu le avec l’abbé Vital de La Garde. Cette bastide succédait à un village préexistant. Construite autour d’une place centrale matérialisée par un pal, elle fut baptisée en référence à la ville italienne de Plaisance (Piacenza). Bastide tardive, elle se développe mal.

Elle connut, en outre, les vicissitudes liées aux affrontements entre anglais et français durant la guerre de Cent Ans. Plaisance fut ainsi détruite une première fois en 1338 par les Anglais. Elle fut de nouveau incendiée en 1355 par le Prince Noir qui s'opposait à la famille d'ArmagnacHistoire de Plaisance.

La bastide fut reconstruite mais dans des proportions bien plus modestes, avec une superficie réduite, et fut baptisée Plaisance en lieu et place de son ancien nom : Ribaute (= Rive Haute ou Ripa Alta).

Après deux siècles de relative accalmie, les guerres de Religion affectent la région. À partir de 1569, les troupes protestantes menées par Gabriel de Montgomery et Bernard d’Arros ravagent la Rivière-Basse. Si plusieurs localités voisines sont touchées, Plaisance résiste à certaines incursions, notamment grâce à l’intervention du chevalier d’Antras qui intercepte des pillards.

En 1653, la ville est frappée par une épidémie de peste particulièrement meurtrière, entraînant la perte de plus de 15 % de sa population.

Plaisance végéta pendant toute la période de l'Ancien Régime faute d'importantes fonctions administratives ou religieuses.

Cependant à la fin du et au début du , grâce aux frères Louis LanafoërtLouis Lanafoërt, avocat et notaire royal, maire de Plaisance du 4 mars 1818 au 3 juillet 1819, fit construire l'hôtel de ville actuel, la grande promenade publique, il fit restaurer la totalité des routes, le renouvellement du pavé des rues et l´établissement d'une école d'enseignement mutuel. et Joseph Louis LanafoërtJoseph-Louis Lanafoërt, né le 5 mars 1788, décédé le 14 avril 1842, avocat royal, procureur impérial, maire de Plaisance entre 1821 et 1842. il fit construire," la route départementale de Plaisance à Maubourguet, le champ de foire, les promenades sur le bord de la rivière, le pont sur l'Arros, la place Nouvelle, les grands chemins de grande communication de Plaisance à Viella et de Vic-Fezensac à Plaisance, la fontaine publique, les approvisionnements en matériaux et les fonds déposés à la caisse communale pour la reconstruction de l'église" Source : Délibérations communales (1883-1844), archives familiales Lanafoërt-Chapelain L'Officier., les grands maires bâtisseurs du Plaisance du ., Plaisance connaît un réel essor et retrouve les dimensions de l'ancienne bastide.

Sous le Second Empire, grâce au gendre de Louis Lanafoërt, Jean-François Doat, maire de Plaisance de 1848 à 1852 et surtout conseiller général du Gers de 1858 à 1869, Plaisance connaît un essor industriel important avec l'ouverture de la gare de Castelnau, et la construction d'un second moulin achevé en 1864, le moulin de Lalanne, disparu au .