La Maison d'histoire de Terrebonne est un musée d'histoire contemporaine, un centre de documentation ainsi que le siège social de la Société du patrimoine et de l'histoire de Terrebonne (PHT) (anciennement la Société d'histoire de la région de Terrebonne (SHRT), qui fait partie des attractions touristiques de Terrebonne au Canada (Québec).
Expositions Exposition Une histoire de Terrebonne en photos
Il s'agit de l'exposition permanente et gratuite de la Maison d'histoire. Elle consiste en une sélection de vieilles photos en noir et blanc datant de la fin du et du , provenant des fonds documentaires accumulés par Aimé Despatis et la Société d'histoire de la région de Terrebonne. Elles sont classées en divers thèmes : Agriculture ; Institutions ; Moyens de transport ; Industries & commerce ; Incendie de 1922 ; Mode de vie ; Loisirs & culture ; Incendies ; Inondations ; Architecture.
L'exposition permet de se plonger dans le quotidien des anciens Terrebonniens, de découvrir des bâtiments qui ont disparu du paysage, et de découvrir leur ville dans des contextes fort différents d'aujourd'hui : le Terrebonne des marchands écossais et des Masson, de la Crise économique de 1929, le Terrebonne comme haut-lieu de villégiature, mais aussi un Terrebonne ravagé par des incendies.
Pour une visite plus approfondie, comptez une heure voire plus.
Expositions temporaires La Maison d'histoire accueille également dans la salle Aimé-Despatis des expositions temporaires en arts visuels. Cela donne une occasion aux Terrebonniens de découvrir des artistes de leur région et de regarder leur ville avec un œil différent.
Saison estivale Artiste Description de l'exposition 2013 Marc Lincourt L'exposition montre le Vieux-Terrebonne des années 1980, dessiné à l'encre de Chine. On découvre notamment une maison Bélisle et une île des Moulins fort différentes d'aujourd'hui, dans leur état précédant leur restauration. 2014 Conrad Therrien Le patrimoine bâti vu par Conrad Therrien Exposition d'aquarelles, de peintures à l'huile et de peintures acrylique représentant des maisons pittoresques du Vieux-Terrebonne contemporain, dans un style inspiré de l'impressionnisme. 2015 Carole Despatie En juin, la première exposition de l'artiste-peintre Carole Despatie se donne à la Maison d'histoire de Terrebonne. Les toiles représentent des scènes de la vie quotidienne d'autrefois à Terrebonne et à Mascouche. Certaines toiles sont basées sur des photos d'archives. 2016 Marie-Paule Poitras Marie Pot d'colle s'affiche Une exposition photographique montrant des paysages du Vieux-Terrebonne. 2017 Olivier Lamarre La Petite Séduction en images Une exposition qui présente les coulisses du tournage de La Petite Séduction dans le Vieux-Terrebonne, qui eut lieu du 26 au , pour l'émission diffusée le .
Visites guidées
Voir l'invisible
La Maison d'histoire offre sur demande une visite guidée aux alentours de ladite maison. En parcourant un petit quadrilatère, les visiteurs peuvent « voir l'invisible », dans la mesure où à l'aide de cahiers de vieilles photos, on peut voir à quoi ressemblait le Vieux-Terrebonne à la fin du et au début du . On aborde des sujets aussi variés que les débuts du Vieux-Terrebonne au , son histoire industrielle, les marchands de la Place publique devant les moulins, l'incendie de 1922, le tourisme de villégiature et le patrimoine religieux. Pour la visite guidée, comptez environ une heure. Il est également possible d'acheter un guide textuel de la visite guidée, pour la faire soi-même, et on pourra la faire sous peu en baladodiffusion.
Les contrastes
La Maison d'histoire offre sur demande une visite guidée témoignant des divers modes d'occupation de l'espace du Vieux-Terrebonne au cours du et du . Les visiteurs peuvent découvrir le Terrebonne des artisans, le Terrebonne des bourgeois, le Terrebonne des négociants ainsi que celui des institutions qui se logèrent avec les années sur la rue Saint-Louis.
Six pieds sous terre
Il s'agit d'une visite de l'église de Saint-Louis de Terrebonne et surtout de son cimetière souterrain (souvent appelé improprement « crypte »), organisée par la Société d'histoire de la région de Terrebonne. Plusieurs personnages illustres y sont enterrés, comme la famille Masson, Victor-Théodule Daubigny (fondateur de la première école vétérinaire francophone du Québec), etc. Les guides de la visite incarnent des personnalités du . On peut se procurer les billets pour cette visite à la Maison d'histoire de Terrebonne.
Splendeurs seigneuriales
Une visite du Château Masson, le dernier manoir seigneurial de Terrebonne (présentement une partie du Collège Saint-Sacrement). On en apprend sur la construction et les modifications du bâtiment, ainsi que sur la vie de la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson et ses fils, grâce à de petites saynètes. On peut se procurer les billets pour cette visite à la Maison d'histoire de Terrebonne.
Services offerts
Point d'accès Wi-Fi
La Maison d'histoire dispose d'un point d'accès à Internet sans fil (Wi-Fi) public. Demandez le SSID et le mot de passe au guide-animateur.
Centre de documentation et de recherches À l'étage, dans la salle Normand-Gouger se trouve un centre de documentation et de recherches. On y trouve plusieurs fonds documentaires tels que le fonds Aimé-Despatis, le fonds Henri-Masson, le fonds Claude-Perrault, le fonds Paul-Eugène-Bousquet, et le fonds de la Fondation Aimé-Despatis. Une bibliothèque contient une foule de livres traitant de l'histoire régionale comme de l'histoire nationale, et les répertoires paroissiaux de la région sont également consultables pour faire de la généalogie. Une cartothèque permet d'avoir accès aux vieux papiers-terriers des seigneuries locales et aux anciens cadastres, et également à des cartes historiques du géographe Claude Martel. Des cartes sur les seigneuries de la région existent également. Les greffes des notaires ayant pratiqué à Terrebonne entre 1721 et 1889 sont disponibles sous forme de microfilms et de microfiches. Les numéros du journal La Revue de Terrebonne de 1959 à 2011, du Courrier de Terrebonne (1949-1968), de l'Écho de Terrebonne (1917-1921), de l'Élan des Mille-Îles (1962-1967) sont tous disponibles sous forme de microfilms. Les recensements du Bas-Canada, du Canada-Est et du Québec de 1825 à 1891 sont aussi disponibles sous forme de microfilms. Il y a enfin des microfilms du Bulletin des recherches historiques, du volume 1 au volume 70 (1895-1968). Un registre foncier de Terrebonne est en cours d'élaboration, et il permettra de connaître l'histoire des terrains de la ville. Pour la commodité des chercheurs, une salle de recherche est aménagée. Plusieurs ressources numériques sont également disponibles sur le serveur public de la Société d'histoire de la région de Terrebonne. Notez que des frais de consultation seront exigés, sauf pour les membres de la Société d'histoire de la région de Terrebonne.
Vente de publications sur l'histoire locale Il est possible d'acheter toutes sortes de publications sur l'histoire locale à la Maison d'histoire, entre autres celles publiées par les membres de la Société d'histoire de la région de Terrebonne. Certaines d'entre elles peuvent également être commandées en ligne grâce à Paypal.
Salle audiovisuelle & recherche de photos La Maison d'histoire dispose d'une petite salle audiovisuelle. Elle permet de visionner le film-documentaire Aimé Despatis, fondateur de La revue de Terrebonne et gardien de la mémoire, ainsi qu'une version audiovisuelle de l'exposition permanente (Une histoire de Terrebonne en photos) pour les personnes à mobilité réduite (Voir Accès pour les personnes à mobilité réduite). Il y a également un terminal qui permet de visionner la plus grande partie de la collection de photos de la Société d'histoire de la région de Terrebonne (environ 4 000 photos). Celles-ci sont classées par secteurs de la ville de Terrebonne. Il est possible d'obtenir des reproductions de ces photos, moyennant un certain coût.
Location de la salle Aimé-Despatis Il est possible de louer la salle Aimé-Despatis, la pièce multifonction de la Maison d'histoire. La salle n'est pas destinée à être louée par des particuliers, mais plutôt par des organismes sans but lucratif dont la mission est complémentaire à celle de la . Elle peut accueillir jusqu'à 40 personnes en mode conférence et 20 personnes en mode cours ou atelier.
La salle comprend les équipements suivants : Des tables et des chaises ; Un vestiaire ; Un accès à Internet sans fil (Wi-Fi) ; Un tableau blanc avec des marqueurs ; Un chevalet ; Un système de son ; Un écran avec un canon-projecteur.
Accès universel (personnes à mobilité réduite)
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La Maison d'histoire dispose d'un accès universel ; elle est également prévue pour accueillir les personnes à mobilité réduite : une porte adaptée existe et il est possible d'accéder à la salle Aimé-Despatis sans devoir monter quel qu'escalier que ce soit. Une vidéo a été conçue pour permettre à ces personnes de voir l'exposition permanente sans devoir se déplacer. Il y a également des toilettes pour les personnes à mobilité réduite.
Activités de formation La Société d'histoire de la région de Terrebonne offre également des activités de formation en généalogie, en histoire régionale, en archéologie et en architecture patrimoniale. Toutefois, elles ne se donnent pas lors de la saison estivale, mais plutôt entre le début d'octobre et la fin de mai, à chaque année.
La maison Eugène-Labelle
La maison Eugène-Labelle est l'édifice qui abrite la Maison d'histoire. Elle tire son nom de son plus célèbre occupant, l'ancien maire Eugène Labelle, qui a été le premier propriétaire de la maison actuelle.
Informations architecturales L'édifice est de style architectural dit « American Boomtown ». C'est un style qui s'est développé aux États-Unis à la sortie de la Grande Dépression de 1873. L'urbanisation s'accélérait et les villages connaissaient un regain de prospérité. Le nom provient du fait qu'il était caractéristique de ce qu'on appelait en anglais des « boomtowns », c'est-à-dire des villes champignons, soit des villes connaissant une croissance rapide et soudaine, souvent à cause de la découverte d'une ressource précieuse. Ce style se caractérise par une volumétrie cubique ou rectangulaire, de deux étages et peu dégagée du sol. Il est typique des films Western, montrant des petites villes du Far West.
À l'avant de la maison Eugène-Labelle, il y a une galerie protégée par un auvent, qui supporte un balcon à l'étage. Le parement est en l’occurrence en briques, car toute la basse-ville du Vieux-Terrebonne a été construite ainsi à la suite de l'incendie de 1922 afin de rendre les édifices moins inflammables.
À l'origine, le toit comprenait un parapet à gradins, mais à présent, il est plat, avec une corniche en angle. Il y a également eu des escaliers latéraux, aux coins de la galerie, mais ils ont été remplacés par un escalier central en face de la porte d'entrée.
Histoire de la maison La maison d'origine Le , le terrain de la maison est vendu à Jean-Baptiste Lapointe. Il semble que ce terrain n'ait pas accueilli une résidence pendant plusieurs années, à tout le moins jusqu'en 1835, année à partir de laquelle on retrouvait une petite maison en bois et une vieille étable.
Entre 1836 et 1866, une autre maison est construite sur ce terrainMARTEL, Claude. « La Maison d’histoire de Terrebonne », La Revue de Terrebonne, (Terrebonne), , (mercredi 20 mars 2013), p. B-11 (Accès direct au texte ici).
La maison du maire Eugène Labelle En 1904, une nouvelle maison, plus spacieuse, à trois étages, est construite. Elle appartient alors à Albert Robitaille, un commerçant et un voiturier, qui tient au rez-de-chaussée de sa maison un magasin.