L'Écluse de novembre est un roman de Jacques Henrard publié en 1965. Résumé À sa majorité, l'orphelin Raymond Graval, 21 ans, est libéré d’une prison pour mineurs où il a purgé trois ans de travaux agricoles. Condamné pour un délit à peine évoqué, commis dans le huis clos de son bateau avec des enfants mineurs, il revient dans le quartier de son adolescence, Matadi, en bord de canal et non loin d'une écluse, et veut y retrouver sa place. La population regarde l'orphelin turbulent avec méfiance alors qu’il récupère son bateau et le remet à l’eau. Son ancien patron, lui-même étranger à Matadi, est prêt à le réintégrer, mais perçoit de suite la difficulté de toute réinsertion dans ce quartier qui n'a rien oublié. Graval, d’un caractère maladroit et entier, est mal accueilli et on brûle son bateau, l'empêchant définitivement de franchir l'écluse, métaphore d'une vie nouvelle. Le roman traduit l'ambiance d'une communauté réticente à réintégrer cet homme qui s'exclut lui-même.
Le lieu imaginaire de l'action, Matadi, "m'a été suggéré par les paysages de Charleroi et environs", dira l'auteur, "par la Meuse aussi, près de laquelle j'ai vécu les premières années de notre mariage. C'était près du fleuve, à Ben-Ahin.". Les chapitres se structurent autour de quatre voix, celles de Raymond Graval, de la population de Matadi, de son ex-employeur dit l'Ardennais et celle d'une des sœurs qui ont élevé Graval à l'orphelinat.
Prix Par quatre voix contre deux, le prix Victor Rossel 1965 a été attribué à Jacques Henrard pour ce roman, l'autre finaliste étant Jacques-Gérard Linze pour La conquête de Prague.
Références
Voir aussi . . La relation parentale dans l'œuvre romanesque de Jacques Henrard : étude de L'Homme brun et de L’Écluse de Novembre, Mémoire présenté en vue de l'obtention du grade de licenciée en philologie romane, Gaétane de Rycker, 1988. Charles Bertin, «L'écluse de novembre ou la difficulté de vivre», in Beaux-Arts, n° 1101, , p. 2.
Catégorie:Roman belge paru en 1965 Catégorie:Prix Victor Rossel