La famille de Montpellier olim Servais est une famille subsistante de la noblesse belge, anoblie en 1743 par lettres patentes. Sa filiation prouvée remonte à Thomas Servais ou Servay, prêtre et chapelain de Sainte Gertrude de Nivelles en 1460 qui teste en 1483, dont un fils naturel Vespasien Servais obtint en 1505 des lettres de Légitimation. Connu ensuite sous le nom de Jean Servais dit « de Montpellier » pour avoir étudié à l'université de cette ville (nom que ses descendants conservèrent), celui ci devint médecin et chirurgien et fut reçu bourgeois de Namur en 1498. Dans une copie de 1590 d'un acte de 1516 Jean de Montpellier est cité comme « homme de loy et de lignage » du comté de Namur. La famille de Montpellier forma à partir du une lignée de maîtres de forges et fut au à l'origine des jardins d'eau du château d’Annevoie.
Origine On trouve des porteurs du nom « Servays » ou « Servais » à Nivelles dès le milieu du : en , Colart Servays, ou Servais prit en accense une maison à NivellesRené Goffin, Généalogies nivelloises, Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, 1959, page 133.. Leurs descendants portaient les armes d'or à la fasce de gueules que l'on retrouvent portées par la famille de Montpellier, additionnées de trois têtes de maures.
La famille de Montpellier qui portait autrefois le nom « Servaix » ou « Servais » a une filiation prouvée qui remonte à un prêtre et chapelain du chapitre Sainte-Gertrude de Nivelles en 1460, nommé Thomas Servais ou Servay dont le fils naturel Vespasien Servais fut légitimé en 1505.
Premiers degrés de la filiation Thomas ServaisMarc Belvaux La famille de Montpellier, 2007 sur le site de l’Association Royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique. ou ServayRené Goffin, Généalogies nivelloises, Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, 1959, page 150. († 1483/1484), prêtre et chapelain du chapitre Sainte-Gertrude de Nivelles en 1460-1461, receveur des communs chapelains en 1470-1479, teste le en faveur de ses confrères. Il a de Magdeleine Dame-Ade ou de Damas qui teste le , plusieurs enfants illégitimes des deux sexesRené Goffin, Généalogies nivelloises, Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, 1959, page 151.. Vespasien Servais, connu ensuite comme Jean Servais dit « de Montpellier » (ca 1470-1532) pour avoir étudié à l'université de cette ville à la fin du . En 1505 Vespasien Servais, fils de Thomas Servais, prêtre et de Magdelaine Dame-Ade ou de Damas fut légitimé par lettres de Philippe Le BeauArchives Départementales du Nord: inventaire sommaire, Volume 3,Dale, 1877, page 42.Willy van Hille, Inventaire des lettres de légitimation enregistrées aux Chambres des comptes de Lille et de Brabant, au Conseil de Brabant et aux Conseils privés espagnol et autrichien des Pays-Bas et de Franche-Comté, Familia et Patria, Handzame, 1979, page 196 : Registre du au 31 décembre 1505, f° 15 v° : Vespasien Servais, fs Thomas prêtre et Madelaine de Damas, libre, (Bruxelles) (avril 1505).. Médecin et chirurgien, avoué de Bouge et de Beez, Jean Servais dit de Montpellier est reçu à la bourgeoisie de Namur le René Goffin, Généalogies Nivelloises, Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, 1959, page 144.. Il achète le le fief de La Motte et la Tour à Hannêche, le le fief du Grand Wangnaige à JalletStanislas Bormans, Les fiefs du comte de Namur, 1875, page 399.Marc Belvaux, La famille de Montpellier, dans Recueils de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, t. LIX, Bruxelles, 2007, p. 45-46. et le , il acquiert les avoueries de Bouge et Beez à Gilles de La RuelleStanislas Bormans, Les fiefs du comte de Namur, 1875, page 435.Marc Belvaux, La famille de Montpellier, dans Recueils de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, t. LIX et LX, Bruxelles, 2007, p. 47-48. Il épouse Marie Caillet d'une famille de bouchers de Namur, puis Marie de Herlenvaulx, veuve d'Antoine de Glymes, écuyerM. Belvaux, La famille de Montpellier, dans Recueils de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, t. LIX, Bruxelles, 2007, p. 38.. Il meurt en 1532 et est enterré dans le cloître du couvent des Récollets à Namur sous une pierre qui porte un écu comportant une fasce accompagnée de trois têtes de maures tortillées, deux en chef et une en pointe et timbré d’un heaume orné de lambrequins. « Maistre Jean de Montpellier » est cité parmi dix-sept « hommes de loy et de lignage » du comté de Namur dans une copie authentifiée de 1590 d'une sentence du reconnaissant la qualité d’homme de loy et de lignage à Jean de Fernelmont dit de Longchamps; ladite copie fournie dans le cadre de la grande enquête de 1589-1590 sur les familles lignagères du comté de NamurF. de Montpellier et M. Belvaux, Aux origines de la famille de Montpellier, Le Parchemin, 2011, pages 295-297.. Les hommes de loy et de lignage du comté de Namur, descendants de chevaliers par les femmes en ligne légitime (les enfants illégitimes ne pouvaient transmettre la noblesse à leurs descendants, sauf à être légitimés)Annales de la Société Archéologique de Namur, Volume 20, 1893, page 288. ; L. Fourez, Le droit héraldique dans les Pays-Bas catholiques, 1932, p. 101., jouissaient jusqu'au XVIIe siècle dans le comté de Namur d'un statut social intermédiaire entre la noblesse proprement dite et la roture, qui leur donnait les privilèges de la noblesse jusqu'à la septième génération à partir du chevalierLéon Arendt, Alfred De Ridder, Législation héraldique de la Belgique, 1595-1895, Société belge de librairie, 1896, page 171. Maître Godefroy Servais dit de Montpellier ou de Montpellier, chirurgien, avoué de Bouge et de Beez, fils de maître Jehan Servais dit de Montpellier, est fieffé en 1533 à Hânneche où il relève le , le fief de la TourStanislas Bormans, Les fiefs du comte de Namur, 1875, page 450.. Le , il relève les avoueries de Bouge et Beez par décès de Jehan, son père et de Maroie Caillet, sa mère, puis il la transporte à Peronne de GlimesStanislas Bormans, Les fiefs du comte de Namur, 1875, page 462.. Reçu bourgeois de Namur le , il épousa Saincte Labouga. Il se fixa vers 1540 à Châtelet « avec femme et enfants ». La famille se réinstalla à Namur vers 1666 avec son arrière-petit-fils JeanRené Goffin, Généalogies Nivelloises, Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, 1959, page 39.. Godefroy était encore vivant et chirurgien en 1553Annales de la Société archéologique de Namur, 1967, page 204.. Dont Jean qui suit. Jean Montpellier alias Jean de Montpellier, son fils (ca 1532-ca 1596), tanneur à Châtelet bourgmestre de Châtelet en 1590-91, épousa Catherine Cramme, d'une famille de maîtres potiers de ChâteletExposition de l'art ancien au Pays de Liège Catalogue officiel, 1881 page 15.. Dans les comptes des impôts établis sur les commerçants de Châtelet pour 1588-1589, les pécules des vins obtenus par maître Jean de Montpellier sont de 195 florinsLouis Philippe Darras, Histoire de la ville de Châtelet, Volume 2, 1898, page 61.. En 1590-1591, Jean Montpellier est bourgmestre de Châtelet avec Nicolas JehansonLouis Philippe Darras, Histoire de la ville de Châtelet, Volume 1, 1898, page 155.. En 1592, il tenait une tannerie à ChâteletLouis Philippe Darras, Histoire de la ville de Châtelet, Volume 2, 1898, page 155.. Selon le mémoire de licence de G. Furnemont, Il est cité en 1600 (après la date de sa mort présumée vers 1596) comme maître de forges à Châtelet. Ils eurent entre autres : Pierre MontpellierLouis Philippe Darras, Histoire de la ville de Châtelet, Volume 2, M. Hubert, 1898, page 175.Edmond Yernaux, Histoire de Montigny, Labor 1963, page 95. alias Pierre Antoine de Montpellier (ca 1580-1643), bourgeois et marchand de fer à Châtelet, fils du précédent, épousa vers 1606-08 Jeanne de Salengré puis en 1625 Jeanne de Rouillon dite Castaigne, issue d'une famille Rouillon anoblie plus tard en 1708"Anoblissement+pour+François+Rouillon+dit+Castaigne"&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiE9JPbk_v3AhUv7rsIHW1iDuoQ6AF6BAgCEAI#v=onepage&q="Anoblissement%20pour%20François%20Rouillon%20dit%20Castaigne"&f=false Annuaire de la noblesse de Belgique, Volume 13, 1859, page 297.L'anoblissement de François Rouillon dit Castaigne, seigneur d'Arbre, commissaire des fourrages de l'armée franco-espagnole aux Pays-Bas, fut annulé par le décret du 16 mai 1716, mais rétabli sous condition d'enregistrement aux Pays-Bas par l'édit du 10 février 1726. La condition d'enregistrement n'étant pas remplie, le diplôme resta sans effet (.. Ces derniers eurent sept enfants dont Jean qui suitCharles Emmanuel Joseph Poplimont, La Belgique héraldique, 1863, pages 349-354.. Jean de Montpellier (1634-1705), seigneur d’Yvoir, châtelain et fieffé à Annevoie, marchand de fer et maître de forges à Couillet, Yvoir, Houx, Vezin (Sclaigneaux), Annevoie et Godinne. En 1688, il devint seigneur d'Yvoir et y édifia le noyau de l’actuel château. Selon Marc Belvaux, « Il fut, semble-t-il, le premier maître de forges de la famille, exploitant plusieurs établissements sidérurgiques à Yvoir dont il devint seigneur et y édifia le noyau de l’actuel château ». Louis Philippe Darras (Histoire de la ville de Châtelet) indique qu'en 1669, le maître de forges Jean Montpellier, de Châtelet y louait la franche-chambre pour y exercer le commerce de clousLouis Philippe Darras, Histoire de la ville de Châtelet, Volume 2, M. Hubert, 1898, page 126.. Il épousa en 1666 Anne Rigaud dont il eut Pierre-Antoine (1669-1723), seigneur d’Assesse, Sorinne-la-Longue et Jassogne, auteur d'une branche éteinte au . Il épouse en secondes noces Marie de Halloy, dont Jean qui suit. Jean de Montpellier (1679-1740), seigneur d’Yvoir, châtelain et fieffé à Annevoie, maître de forges Yvoir, Houx, Annevoie, Vezin (Sclaigneaux), Thy-le-Château, Bouffioulx, Burnot, Yves-Gomezée (Saint-Lambert), Fairoul, Monceau et Marchienne-au-Pont (Zône), chambellan héréditaire du comté de Namur et mayeur des ferrons de la province de Namur. Selon Corneille Stroobant, il épousa Jeanne Françoise BilquinCorneille Stroobant, Notice historique et généalogique sur les seigneurs de Tyberchamps, Volume 14, Typographie de J.-H. Dehou, 1851, page 304., fille de Guillaume BilquinCorneille Stroobant, Notice historique et généalogique sur les seigneurs de Tyberchamps, Volume 14, Typographie de J.-H. Dehou, 1851, page 304. (ou de Bilquin, sa pierre tombale n'indique pas de particule) Marguerite Yourcenar, Le labyrinthe du monde, Gallimard, 1990, page 81., maître de forges, par acquisition seigneur de Bioul, Marchienne-au-Pont et Mont-sur-MarchienneDocuments & rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l'Arrondissement Judiciaire de Charleroi, Volume 20, 1894, page 162. (il prend alors la qualité d'écuyer) et de Marie-Agnès de Baillencourt, dame de Hommelbrouck, dont, entre autres, Charles-Alexis et André-Joseph : Charles Alexis de Montpellier d'Annevoie (1717-1807), écuyer, seigneur d'Annevoie, Rouillon, Ambresin et Ambresineau, Celles à Vedrin, membre de l'État noble et chambellan héréditaire du comté de Namur, mayeur des ferrons, grand bailli de Montaigle, maître de forges à Annevoie, Bomerée, Boussu-lez-Walcourt (Feronval), Vezin (Sclaigneaux), Thy-le-Château, Bouffioulx, Burnot, Yves-Gomezée (Saint-Lamert), Fairoul, Marchienne-au-Pont (Zône), Monceau et Salzinnes, créateur des jardins d'eau d'Annevoie. Marié en 1774 à Marie Thérère Lambertine (de) Vivier, dame de Celles (Vedrin), dont descendance, entre autres :