est un enseignant du bouddhisme zen, plus particulièrement de la branche Sōtō Robert E. Buswell Jr, et Donald S. Lopez Jr., , Princeton, Princeton University Press, 2014, xxxii + 1065 p. , qui a eu une forte influence en Occident.

Biographie Né au Japon, Hakuun Yasutani entre dans un temple zen à l'âge de treize ans. Parallèlement à cela, il suit une école pour devenir instituteur et enseigne au niveau primaire. À l'âge de trente ans, il se marie. Il élèvera cinq enfants, avant de se tourner vers une vie de moine Sôtô. Mais bientôt il quitte cette vie familiale pour se consacrer entièrement à sa tâche de moine bouddhiste Sôtô et à l'enseignement du zen aux laïcs. En 1954, il fonde lAssociation des Trois Joyaux, qui prendra ses distances de l'école Sôtô et jouera un rôle important dans la conception du zen en OccidentRobert H. Sharf, « Sanbokyodan. Zen and the Way of the New Religions », Japanese Journal of Religious Studies, vol. 22, n° 3-4, 1995 p. 417 - 458, v. p. 417 et 419. (Lire en ligne - Consulté le 30 mars 2020).

En 1962, Yasutani se rend aux États-Unis pour y apporter le zen. Il y aura pour disciple , qui jouera un rôle important dans l'acclimatation du zen dans ce pays, entre autres avec son livre Les trois piliers du zen, ouvrage largement basé sur les enseignements de Yasutani. Ce dernier enseigne durant sept ans le zen aux USA. Bien qu'il eût prévu de s'y installer de façon permanente, les autorités refusent de lui accorder un visa permanent, du fait qu'il est porteur de la tuberculose.

Au cours de ses dernières années, Yasutani voyage régulièrement aux États-Unis et en Inde pour y enseigner le zen hors d'un contexte monastique.

Il meurt à Kamakura, au Japon, en 1973.

Positions politiques Durant la seconde guerre mondiale, Yasutani s’inscrit dans une du zen soutenant la politique guerrière du Japon. Ichikawa Hakugen, critique de ce mouvement, le décrit comme que son maître Harada. Après guerre, il maintient des positions de droite, considérant en 1951 que .

Dans un essai de 1969, il se fait critique des dont il juge que l’approche dualiste mène à une conflictualité allant jusqu’à une , renvoie dos à dos capitalisme et communisme et considère que . Antisémitisme L’historien a reproché à Yatsuni d'avoir fait preuve d'antisémitisme, soulignant par ailleurs que Hakuun Yasutani a été « l'un des rares maîtres zen à intégrer un antisémitisme virulent dans sa position en faveur de la guerre Brian Victoria, Zen War Stories, London - New York, Routledge Curzon, coll. « Routledge Critical Studies in Buddhism », 2003

p. 80 ». Mais citant par ailleurs Yasutani à propos de sa position sur les Juifs, Victoria relève que l'antisémitisme dont il fait preuve « illustre le rôle social réactionnaire que le zen et les institutions bouddhiques dans leur ensemble ont joué au Japon à partir de la restauration Meiji (1868), si ce n'est avantBrian Victoria, Le zen en guerre. 1868-1945 , Paris, Seuil, 2001 , .. » Voici une citation, tirée de l'ouvrage de Yasutani intitulé Dōgen Zenji to Shūshōgi (« Maître Dôgen et le Shūshōgi » [Traité de l’illumination]), datant de 1943 :

Le livre de Philip Kapleau, Les trois piliers du zen, permet de découvrir une partie de ses enseignements sur le zen et sur zazen.

Notes et références

Voir aussi Publications

Liens externes

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