Chasselay est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Chasselay est une commune du département du Rhône située à mi-chemin entre Lyon et Villefranche-sur-Saône.

Situation alt=Carte géologique des Monts-d'Or|vignette|Carte géologique des Monts-d'Or On a comparé fort justement le territoire de Chasselay à une mandorle. Le grand axe nord-sud mesure près de contre 3 pour l’axe transversal ouest-est. Cette commune est la seule de la périphérie des Monts d’Or, à être partagée entre deux secteurs de superficie égale, approximativement de part et d’autre de la route départementale D16 de Saint-Germain aux Monts d’Or à Marcilly d'Azergues. La moitié au nord de cette ligne est une plaine à peine inclinée entre 220 et 190 mètres. Au sud, se dresse le massif des Monts d’Or. Par une raide pente assez régulière on parvient à une altitude maximale de 485 mètres. (Le point culminant, le mont Verdun - - est sur la commune de Poleymieux). Plusieurs ruisseaux ont entaillé ce versant nord : celui des Grandes Gorges à l’est qui marque la limite avec la commune de Saint-Germain-aux Monts d’Or va se jeter dans la Saône ; celui des Gorges à l’ouest, ramifié en trois branches et long de alimente l’Azergues ; celui du Plantin en position centrale va se perdre dans la plaine au-delà du chef-lieu.

Communes limitrophes

Géologie D’un point de vue géologique, la moitié nord correspond aux terres alluviales de la plaine de la Saône ou plaine des Chères. La moitié sud est formée de l’empilement de couches sédimentaires du Jurassique inférieur reposant sur le socle hercynien (en gris sur la carte). L’itinéraire proposé par les auteurs de cette carte recoupe les différents étages de plus en plus récents au fur et à mesure de l’ascension car, l’ensemble ayant subi à l’ère tertiaire un basculement vers le sud-est, ces couches se présentent ici par leur tranche. Dans le bâtiment d’accueil de la mairie on peut observer un échantillon des fossiles caractéristiques des récifs coralliens.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Nord-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villefranche-sur-Saône à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chasselay est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (28,6 %), zones agricoles hétérogènes (21,7 %), forêts (20,2 %), zones urbanisées (13 %), prairies (12,7 %), cultures permanentes (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication La route départementale 16 est la principale voie de communication qui traverse la commune d'est en ouest en reliant Saint-Germain-au-Mont-d'Or à Lissieu.

Transports La commune est desservie par la ligne du réseau TCL qui relie la gare de Lyon-Vaise dans le de Lyon à la gare de Saint-Germain-au-Mont-d'Or via Champagne-au-Mont-d'Or et Limonest.

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Saint-Germain-au-Mont-d'Or sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, desservie par des trains du réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Topographie

Le territoire de Chasselay a la forme d'une mandorle à deux pointes. Il se partage en deux zones nord-sud fortement différenciées, séparées par l'axe est-ouest de la D16, de Saint-Germain-au-Mont d'Or à Marcilly d'Azergues: au nord, la plaine de la Saône (ou plaine des Chères); au sud-est, le contrefort nord-ouest du Mont d'or qui culmine au Mont Verdun à . Le bourg est installé très précisément au centre. Les Chères au nord-ouest, Quincieux au nord, Saint-Germain-au-Mont-d'Or et Poleymieux à l'est, Limonest au sud, Lissieu à l'ouest en sont les communes limitrophes. En dehors du bourg, l'habitat s'est développé dans des hameaux dépourvus de centre, formant un alignement plus ou moins continu en bordure d'un quadrillage de chemins, avec deux zones restées pratiquement innocupées, le nord et le sud; depuis une époque récente, les lotissements fleurissent et rongent les espaces agraires.

Toponymie

Les plus anciennes mentions connues concernant Chasselay apparaissent au , dans un cartulaire de l'abbaye d'Ainay daté de 978 et mentionnant "fine Cacellaco", comme délimitation des biens donnés par Anstérius, prêtre de l'église Saint-Étienne. Nombre d'historiens s'accordent au pour donner comme origine à Chasselay le nom d'un homme latin, soit "Cacilius" ou "Cattiellus"Les noms de lieux dans la région lyonnaise aux époques celtiques et gallo-romaine, 1898, . Un autre proposition encore discutée évoque comme origine le terme bas-latin "cassalocum" qui aurait désigné un lieu constructible.

Histoire

Au Moyen Âge vignette|La vieille porte au début du .|284x284pxOn n'a que de bien minces indices de la présence gallo-romaine sur le site de Chasselay. On discute encore sur son étymologie : proviendrait-elle d'un hypothétique colon du nom de Cacilius, ou du bas latin cassalocum, lieu propre à recevoir des constructions ? On peut affirmer avec plus de certitude que Montluzin tire son nom d'une villa gallo-romaine où se serait établi Licinius venu des monts de Tarare. Il aurait capté la confiance de Jules César et de ce fait, été nommé intendant des recettes des Gaules. C'est, en tout cas, en 990 qu'un particulier fait don d'une vigne au mons Lysinii à l'abbaye d'Ainay.

Du château au fort Au début du Moyen Âge, Chasselay est un centre domanial, une villa. C'est également un centre paroissial dont la première attestation remonte à 1153. Toutefois, son vocable Saint-Martin peut lui faire supposer une origine plus précoce. L'église de Chasselay et les revenus qui lui sont attachés appartiennent dès l'origine à l'abbaye d'Ainay qui possédera une maison dîmière dans le bourg jusqu’à la Révolution. Il ne fait guère de doute qu'un habitat groupé environnait déjà le lieu de culte à la fin du . En revanche, pas de château : Châteauvieux, le plus ancien, est perché dans la pente des monts d'Or.

Il faut attendre la montée sur le siège archiépiscopal de Lyon de l'archevêque Renaud de Forez (1193 - 1226). Celui-ci, dans le cadre d'une politique de restructuration du comté ecclésiastique, rachète de nombreux droits seigneuriaux à des laïcs, bâtit des bâtiments seigneuriaux, élève diverses fortifications et construit de nouveaux châteaux : ceux de Lyon (Pierre-Scize), d'Anse (1213 - 1218), de Lentilly et de ChasselayG. Guige et J. Laurent, Obituaires de la province de Lyon, , Paris, Imp. Nationale, 1951, I, . Il semble que la construction du château soit postérieure à cet acte qui n'en fait aucune mention. On ignore tout de l'aspect de ce château car il fut détruit au début du siècle suivant et il n'en existe plus aucun vestige. Il serait logique pour la période qu'il eût comporté un donjon cylindrique comme ceux d'Anse et de Pierre-Scize.

Dès le , le royaume de France tente de s'approprier la riche ville de Lyon qui est terre d'Empire. S'appuyant sur la bourgeoisie urbaine en quête d'émancipation et profitant des dissensions internes de l'Église de Lyon, le roi Philippe-le-Bel parvient à ses fins au début du . En , une armée royale partie de Mâcon et forte de Les troupes comprenaient 17 chevaliers, 113 autres cavaliers et envahit le Lyonnais. Elle est conduite par le jeune fils du roi, Louis de Navarre, secondé par son oncle Charles de Valois. La tradition raconte qu'elle se heurta aux troupes de l'archevêque à Chasselay. Vainqueur, le prince aurait logé dans "la chambre du Roi". Cependant la bataille de Chasselay reste douteuse. Le château de Chasselay est démantelé sur ordre du roi au cours du deuxième semestre de 1310. C'est une mesure punitive à l'encontre de l'archevêque Pierre de Savoie dont Philippe-le-Bel considère la résistance comme un acte de rébellion devant entraîner des sanctions féodales. L'archevêque sera finalement contraint de signer à Vienne en 1312 un traité d'annexion au royaume de France.