Les élections aux Cortes de Castille-La Manche de 1999 (en espagnol : ) se sont tenues le dimanche afin d'élire les quarante-sept députés de la cinquième législature des Cortes de Castille-La Manche, parlement de la communauté.
Le scrutin voit la victoire du Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE (PSCM-PSOE), qui remporte une nette majorité absolue en voix et en sièges.
Contexte Fief socialiste depuis 1982, la Castille-La Manche a connu une poussée de droite à compter de 1993, qui s'est notamment traduite par un affaiblissement du PSCM-PSOE lors des précédentes élections du 28 mai 1995.
Ce scrutin, marqué par une forte participation, voit le Parti populaire de Castille-La Manche (PPCLM) atteindre 44,8 % des voix et sur 47, contre 46,2 % et 24 élus pour les socialistes, qui sauvent de justesse leur majorité absolue. Avec 7,7 % des suffrages et 1 parlementaire, la Gauche unie de Castille-La Manche (IU-CLM) conserve sa représentation. Ainsi, bien qu'il enregistre et de moins que ses adversaires, José Bono peut entamer son quatrième mandat.
Les élections municipales qui se déroulent le même jour ne disent pas autre chose. En totalisant 45 % des voix, le PP vire largement en tête, loin devant le PSOE et ses 39,3 %, tandis qu'IU monte jusqu'à 9,2 %. En conséquence, les conservateurs réalisent le grand chelem des capitales de province, avec une majorité absolue systématique. Ils s'imposent également dans trois grandes villes, laissant les socialistes avec cinq communes d'importance et sans aucune majorité absolue. Le PP s'impose ainsi dans les cinq députations provinciales, un exploit que seule l'UCD était parvenue à accomplir, en 1979.
La domination conservatrice sur la communauté autonome vient se renforcer avec la tenue des élections législatives anticipées du 3 mars 1996. Le PP compte en effet 47,2 % des suffrages et sur les 20 à pourvoir dans les cinq provinces, le PSOE se contentant de 42,7 % des voix et des 9 mandats restants. Après les européennes de 1994 et les municipales de 1995, c'est la troisième fois en trois ans que le centre droit dépasse les socialistes en Castille-La Manche.
Mode de scrutin thumb|150px|Salle des séances des Cortes de Castille-La Manche. Les Cortes de Castille-La Manche (en ) se composent de , élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, suivant le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne d'Hondt.
Chaque province constitue une circonscription, à raison de pour Albacete, pour Ciudad Real, pour Cuenca, pour Guadalajara et pour Tolède. Seules les forces politiques – partis, coalitions, indépendants – ayant remporté au moins 3 % des suffrages exprimés au niveau d'un territoire provincial participent à la répartition des sièges.
Campagne Partis et chefs de file Force politique Chef de file Idéologie Score en 1995 Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOEPartido Socialista de Castilla-La Mancha-PSOE José Bono(Président de la Junte) Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme 46,2 % des voix Parti populaire de Castille-La ManchePartido Popular de Castilla-La Mancha Agustín Conde(Maire de Tolède) Centre droitConservatisme, démocratie chrétienne 44,8 % des voix Gauche unie de Castille-La MancheIzquierda Unida de Castilla-La Mancha José Molina Martínez GaucheÉcosocialisme, républicanisme 7,7 % des voix1 député
Résultats Voix et sièges
Analyse Cette élection enregistre une légère baisse de la participation, en ce que de moins se rendent aux urnes en ce dimanche qui combine élections municipales, régionales et européennes.
Si la victoire revient au Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE, celle-ci est nette et large. Totalisant supplémentaires en quatre ans, il dépasse les , une première dans la région, et n'a aucune difficulté à repasser la barre de la majorité absolue en voix et à s'arroger, à l'époque, son meilleur score. Le renforcement de sa majorité parlementaire s'accompagne d'un nouveau grand chelem avec une victoire dans les cinq provinces. Le Parti populaire de Castille-La Manche, qui avait changé de chef de file pour ce scrutin après deux candidatures de José Manuel Molina, perd lui et . Il laisse aux socialistes les circonscriptions de Cuenca et de Guadalajara, qu'il avait remportées en 1995. Quant à la Gauche unie de Castille-La Manche, après huit années dans l'hémicycle, elle perd son unique représentant, issu d'Albacete, et plus de la moitié de ses suffrages en quatre ans.
Conséquences Le , José Bono est investi président de la Junte des communautés pour un cinquième mandat, par contre 21.
Voir aussi Articles connexes Élections aux Cortes de Castille-La Manche Cortes de Castille-La Manche
1999 Castille-La Manche