L'élection du président de l'administration centrale tibétaine se tient le afin d'élire le dirigeant (sikyong) du gouvernement tibétain en exil pour un mandat de cinq ans.
Déroulement Le , la commission électorale tibétaine annonce le lancement des élections du président de l'administration centrale tibétain et législatives (membres du parlement tibétain en exil). Le Kashag (cabinet) du gouvernement tibétain en exil termine son mandat de cinq ans en Lalit Mohan, Final elections to Tibetan parliament next year, Tribune News Service, 10 juin 2015.
L'élection primaire du sikyong et de la du parlement tibétain a lieu le .
il s'agit de la deuxième élection au poste de premier ministre après le retrait du dalaï-lama de l'autorité politique en 2011 et l'introduction d'un système démocratique pour l'élection du chef du gouvernement tibétain en exil. Lors de la dernière élection, Lobsang Sangay est devenu le premier chef démocratiquement élu du gouvernement tibétain en exil.
Les élections de 2016 sont les quatrièmes élections tibétaines au suffrage universel direct.
Des observateurs internationaux dont André Gattolin, sénateur et membre du groupe d’information sur le Tibet au Sénat, ont été invités à Dharamsala durant les électionsCléa Chakraverty, De retour du Tibet : comprendre les dernières élections, Asialyst, 18 avril 2016.
Pour la première fois dans les élections tibétaines, plusieurs partis politiques sont apparus, ce qui est inhabituel dans la politique tibétaine. Le Parti démocratique national du Tibet, un parti indépendantiste modéré, a traditionnellement été le seul parti politique dans la diaspora tibétaine, mais n'intervient pas dans les élections législatives. Ce parti a soutenu Lobsang Sangay et Penpa Tsering. Le People's Party of Tibet défendant la politique de la voie médiane, a soutenu Tashi Wangdu et a également présenté ses propres candidats pour le Parlement tandis que le Congrès national tibétain radicalement séparatiste a approuvé Lukar Jam.
Le marque la fin de la campagne électorale de 2016, comme l'annonce la Commission électorale tibétaine deux jours avant l'élection du .
Les résultats du second tour sont annoncés officiellement le Sikyong 2016: Final round results, Updated 28 March 2016.
La campagne électorale, émaillée d'attaques personnelles entre les deux opposants, est critiquée par le 14e dalaï-lama et par l'ancien premier ministre Samdhong Rinpoché Dalai Lama annoyed with Sikyong candidates The Tribune, 16 avril 2016. Traversée par les clivages de la campagne, la diaspora tibétaine est appelée à l'union à l'issue de celle-ci par Samdhong RinpochéSamdhong Rinpoche emphasizes importance of enhancing collective merits, unity among Tibetans, Phayul.com, 13 avril 2016Tibet is learning the tricks of democracy, DailyMail, 5 avril 2016.
Liste des candidats Tashi Wangdu, chef de la direction de la Fédération des sociétés coopératives des Tibétains, a annoncé sa candidature le . Lukar Jam Atsok, un ancien prisonnier tibétain, président du Gu-Chu-Sum Mouvement du Tibet, et favorable à l'indépendance du Tibet, est le second à annoncer sa candidature Ex-Chinese prisoner in race for Tibetan political leadership, IANS, 3 août 2015. Penpa Tsering, député et président Parlement tibétain en exil a annoncé sa candidature peu après Two Tibetans Announce their Candidacy for Sikyong, VOA, 4 août 2015. Lobsang Sangay, actuel Premier ministre tibétain annonça sa candidature le Tenzin Monlam, Tashi Topgyal makes it five in the race for Tibetan PM's post, Phayul.com, 20 août 2015. Tashi Topgyal de Shillong, annonça sa candidature le .
Primaires Le , les résultats des primaires pour l’élection du premier ministre tibétain et de la du parlement tibétain en exil furent annoncés par la commission électorale. Le premier ministre titulaire, Lobsang Sangay est crédité de , suivi du président du parlement tibétain Penpa Tsering (), de Lukar Jam (), Tashi Wangdu (), Tashi Topgyal (38). Lobsang Sangay a obtenu un score plus élevé qu'aux primaires de 2010 () Tenzin Monlam, Lobsang Sangay sweeps the Prelims, Lukar Jam out of the PM race, Phayul.com, 4 décembre 2015.
Second tour Les élections du sont un duel entre Lobsang Sangay et Penpa Tsering, Lukar Jam n'ayant pas obtenu le pourcentage fixé par la commission électorale qui déclara le qu'un serait retenu seulement si l’écart avec le ne dépassait pas 20% Cette décision, ainsi que d'autres restrictions à la liberté de parole et d'association lors de ces élections, ont suscité beaucoup de critiques, tant parmi les TibétainsTashi Shitsetsang, Arbitrary dance of Tibetan democracy Choenyi Woser, Why I won't vote in the Final Sikyong Election qu'au niveau internationalOpen Letter to the Central Tibetan Administration.
Le président de la commission électorale Sonam Chomphel Sosur a annoncé que la commission avait enregistré électeurs, dont pour l’élection du premier ministre, et pour l’élection des membres du parlement.
La Commission électorale de l’Administration centrale tibétaine a annoncé que les votes ont eu lieu dans 85 bureaux dans le monde, 46 en Inde, au Népal et au Bhoutan, 9 dans des bureaux du Tibet dans d’autres pays, et 30 dans des écoles et dans les régions. Sonam Chomphel déclara que « Les Tibétains du Bhoutan n’ont pas pu voter pour les primaires car le gouvernement bhoutanais a demandé à l’autorité tibétaine locale de fournir toutes les informations sur les votants et leur histoire. Dans ces conditions mais aussi pour d’autres raisons, les Tibétains du Bhoutan ont été réticents à venir voter ».
Arrestations en Chine en relation avec les élections
Selon Voice of Tibet, trois Tibétains, deux hommes et une femme (Samdup 40 ans, Rongshar 29 ans et Lhadon), du comté de Matoe dans la province du Qinghai, ont été arrêtés par la police chinoise le . Ils ont été arrêtés pour avoir participé à une discussion de groupe sur l'application de messagerie WeChat avec des gens de l'extérieur du Tibet au sujet des élections tibétaines conclus récemment en exil. Samdup est le chef adjoint de la division 1, 3 et 5 du village de Kyareng, qui compte environ 150 ménages. Lhadon est une mère de deux enfants, une fille Dharkar 11 ans et un fils Tsegyam, 8 ans. Le plus jeune, Rongshar est marié a une femme, Yangkyi Tenzin Monlam Three Tibetans in Matoe County arrested in connection with exile elections, Phayul.com, 31 mars 2016.
Notes et références
Premier ministre 2016 Tibet, premier ministre Catégorie:2016 au Tibet Catégorie:Politique en mars 2016