Les élections législatives grecques de sont les élections anticipées des au Parlement grec organisées le pour un mandat de quatre ans. Elles font suite à la démission du Premier ministre Aléxis Tsípras, le . Elles sont remportées par la SYRIZA, ce qui permet à Aléxis Tsípras de former un nouveau gouvernement avec les Grecs indépendants.

Mode de scrutin

Les du Parlement grec sont élus via un mode de scrutin mixte pour une durée de quatre ans« Les bureaux de vote sont ouverts : tout ce qu’il faut savoir sur les élections en Grèce », lesechos.fr, 25 janvier 2015. : une prime majoritaire de est attribuée au parti ayant obtenu le plus de voix, et les restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre les partis ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés.

La Grèce est divisée en 56 circonscriptions législatives qui élisent un nombre variable de députés, fixé de 1 à 44 en fonction du recensement démographique. sont en outre élus sur une liste nationale.

À la différence du mode de scrutin habituel, qui recourt au vote préférentiel, les députés sont élus sur des listes bloquées constituées par les partis politiques dans chaque circonscription. Cette règle s'applique lorsque les dernières élections législatives ont eu lieu moins de dix-huit mois auparavant..

L'âge minimal pour se présenter à la députation est .

Contexte Politique vignette|gauche|Composition du Parlement grec peu avant sa dissolution. Après un premier semestre marqué par des négociations tumultueuses avec les créanciers de la Grèce, Aléxis Tsípras annonce le un référendum pour le où les citoyens grecs doivent décider s'ils acceptent ou non les propositions faites par ceux-ci« Grèce : Tsipras annonce un référendum pour le dimanche 5 juillet », liberation.fr, 27 juin 2015.. Il appelle personnellement à voter « Tsipras appelle à voter non au référendum pour « vivre avec dignité en Europe », liberation.fr, 3 juillet 2015., appel suivi par plus de 60 % des votants (malgré un taux d'abstention de 41 %)..

Le au matin, la Grèce et ses créanciers signent un accord comportant de nombreuses mesures d'austérité et de privatisations en Grèce. Bien que s'affirmant en désaccord avec l'esprit des mesures proposées, le Premier ministre « assume la responsabilité d'un texte auquel il ne croit pas, mais il le signe pour éviter tout désastre au pays ».. Cependant Yánis Varoufákis, son ministre des Finances, démissionne du gouvernement. après avoir été mis en minorité..

Parti Sièges 01/2015 SortantsSYRIZA 149 124ND 76 76LAE - 25XA 17 17La Rivière 17 17KKE 15 15ANEL 13 13PASOK 13 13 Total300300

Ainsi le parti gouvernemental SYRIZA se scinde, sur 149 se déclarant dissidents. Le lors du vote pour l’acceptation du nouveau plan d'aide au Parlement, les contestataires, 43 des de SYRIZA, avec à leur tête Panayiótis Lafazánis, Zoé Konstantopoúlou., votent contre ou s'abstiennent.. C'est ainsi que Tsípras perd sa majorité au Parlement..

Ainsi un nouveau parti politique, Unité populaire dirigé par Panayiótis Lafazánis, ancien ministre de l’Énergie du gouvernement Tsípras est créé le devenant désormais le parti grec, prenant la place à Aube dorée, lui permettant ainsi d'être consulté pour la former un gouvernement.

Le Premier ministre démissionne et appelle à la tenue d'élections législatives anticipées le « Grèce : Aléxis Tsípras démissionne et propose des élections anticipées », Libération, 20 août 2015.« Élections anticipées en Grèce, le nouveau pari d'Alexis Tsipras », La Nouvelle République, 20 août 2015...

Évolution des résultats définitifs des élections législatives des partis politiques ayant réalisé plus de 3 % depuis 2007.

Constitutionnel Selon la Constitution, la démission du Premier ministre entraîne automatiquement la procédure des « mandats exploratoires » : les trois premiers partis du Parlement sur la base de leur nombre de députés sont appelés l'un après l'autre à tenter de former un gouvernement de coalition dans un délai de trois jours. S'ils échouent, le président doit organiser des élections législatives anticipées.

Ainsi le chef d’État a demandé, le , à Evángelos Meïmarákis, président du parti d'opposition de droite Nouvelle Démocratie de former un gouvernement« Grèce: une partie de Syriza fait sécession avant les élections », humanite.fr, 21 août 2015.. Cependant, il échoue à former le gouvernement après trois jours de consultation« La droite grecque renonce à former un gouvernement », tempsreel.nouvelobs.com, 24 août 2015]..

C'est pour cela que le , Panayiótis Lafazánis, chef du parti Unité populaire, est à son tour chargé de former un gouvernement.« Grèce : la droite échoue à former un gouvernement », latribune.fr, 24 août 2015.« Grèce. La droite renonce à former un gouvernement », ouest-france.fr, 24 août 2015..

Forces en présence Si Nouvelle Démocratie, classé à droite, fait figure de rival principal pour SYRIZA« Grèce : qui pourrait rivaliser avec Tsipras ? » europe1.fr, 21 août 2015., son score de 27,81 % obtenu en janvier dernier pourrait encore baisser, son seul programme étant d'appliquer la feuille de route négociée avec les créanciers avec le risque de rendre le pouvoir politique aux grandes familles ( et ) qui dirigent le pays depuis des décennies. Son chef de file est Evángelos Meïmarákis.

Syriza, son chef de file est Aléxis Tsípras.

Le nouveau parti né de la scission de SYRIZA le , Unité populaire, est le grand inconnu de ses élections. Son programme s'oppose au plan d'aide de la Grèce négocié par le Premier ministre Aléxis Tsípras, très critiqué par Yánis Varoufákis, l’ancien ministre des finances, et Zoé Konstantopoúlou, présidente du Parlement. Toutefois si ceux-ci ne font pas partie des frondeurs, ce nouveau parti a le soutien de de la gauche radicale grecque. Son chef de file est Panayiótis Lafazánis.

Le PASOK, qui passant de en 2009, à 41 en mai 2012, 33 en juin 2012 et 13 en janvier 2015 pourrait continuer de s'effondrer et ne devenir qu'un simple figurant. Son chef de file est Fófi Gennimatá.

Concernant le parti d'extrême droite, Aube dorée, très présent lors des élections de 2012, sa stratégie sur le terrain a depuis disparu, une bonne partie de ses dirigeants ayant été incarcérés après le meurtre d'un militant antifasciste. Son chef de file est Nikólaos Michaloliákos, qui est actuellement incarcéré.

Si To Potami soutient l'accord sur le plan d'aide à la Grèce, celui-ci a exclu de participer à un gouvernement dirigé par SYRIZA. Son chef de file est Stávros Theodorákis« Grèce-Le parti centriste To Potami soutiendra Tsipras au parlement », reuters.com, 14 juillet 2015..

+ Candidats aux élections législatives grecques de Parti Chef de file Résultats en janvier 2015 Sièges au Parlement en Coalition de la gauche radicale (SYRIZA) Aléxis Tsípras 36,34 % 149 Nouvelle Démocratie (ND) Evángelos Meïmarákis 27,81 % 76 Unité populaire (LAE) Panayiótis Lafazánis N/A N/A Aube dorée (XA) Nikólaos Michaloliákos 6,28 % 17 La Rivière (To Potámi) Stávros Theodorákis 6,05 % 17 Parti communiste de Grèce (KKE) Dimítris Koutsoúmbas 5,47 % 15 Grecs indépendants (Anel) Pános Kamménos 4,75 % 13 Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) Fófi Gennimatá 4,68 % 13

Campagne électorale Déroulement

Sondages d'opinion thumb|center|upright=4 Pour être représenté au Parlement, un parti doit recueillir au moins 3 % des suffrages exprimés.