Le château de Longevialle est un château français situé sur le territoire de l'ancienne commune de Loubaresse, devenue commune déléguée de Val d'Arcomie, dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La seigneurie passe à la fin du à la famille Falcon, qui en prend le nom et la conserve jusqu'au . La base Mérimée date l'édifice actuel du premier quart du . Exproprié en 1958 lors de la construction du barrage de Grandval et amputé de ses deux avant-corps, le château fait l'objet d'une restauration depuis la fin des années 1970. Ses façades, ses toitures et son escalier sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du , consulté le 14 septembre 2026..

Localisation Le château et le hameau de Longevialle se trouvent sur la rive gauche de la Truyère., dans le massif de la Margeride. Depuis la mise en eau du barrage de Grandval, le , ce secteur de la vallée est occupé par la retenue..

Sous l'Ancien Régime, le domaine relève de la paroisse de Chaliers, dans l'élection de Saint-Flour. ; en 1855 encore, Loubaresse n'est qu'une section de la commune de Chaliers.

Histoire La seigneurie et ses propriétaires vignette|upright=0.45|Armes de la famille Falcon de Longevialle : d'azur, au faucon d'or.. Selon Déribier du Châtelet, la seigneurie appartint « très anciennement » à une famille du même nom, avant de devenir la propriété de la famille Falcon, qui en prit le nom. D'après l'Armorial du Gévaudan du vicomte de Lescure, la terre de Longevialle avait été possédée par les La Fagette de Brousse, puis par les Paparin, et elle passa aux Falcon, famille originaire du Malzieu en Gévaudan, par le mariage contracté en 1690 par Antoine-Guérin Falcon avec Marie-Gabrielle Mamet, fille d'Agnès Paparin, dame de Longevialle..

Receveur des tailles de l'élection de Saint-Flour, ce dernier rend hommage au roi en 1717 à cause du domaine noble de Longevialle et acquiert le un office de conseiller-secrétaire du roi près la cour des aides de Clermont-Ferrand, charge par laquelle la famille est anoblie.. Déribier du Châtelet indique qu'il paraît que le château relevait en partie de Guillaume de La Rochette, seigneur de Rochegonde, Guérin Falcon ayant traité avec lui, et signale en 1855 que le château a une chapelle.

Son fils, également prénommé Antoine-Guérin, seigneur de Longevialle, Marcillac, Julianges, Lorcières, Pompignac et Chaliers, épouse en 1729 Marie-Thérèse Talemandier. ; Déribier du Châtelet le dit habitant Longevialle en 1762. Son petit-fils Antoine-Augustin, parfois qualifié de « baron de Longevialle », est chevau-léger de la garde ordinaire du roi à partir de 1757. La famille est convoquée aux assemblées de la noblesse de Saint-Flour et de Mende en 1789, et deux de ses membres signent l'acte de coalition de 1791.

Antoine-Paul-Augustin Falcon de Longevialle, né en 1766, émigre en 1792, rentre en Gévaudan sur l'ordre des Princes, est arrêté puis incarcéré à Aumont et à Mende, et libéré après le 9 Thermidor ; maire de Saint-Flour de 1821 à 1830, il meurt dans cette ville le .. Son fils aîné, ancien garde du corps, épouse en 1829 une demoiselle de Caissac de la Roquevieille et réside à Longevialle au milieu du .

La construction du château La base Mérimée date l'édifice actuel du premier quart du et relève que « le château actuel est aujourd'hui réduit à ce qu'ont voulu les constructeurs du 18 siècle » ; la même notice indique que « le lieu a servi de cadre à la guerre de Cent ans et au dernier combat de Duguesclin », et en déduit que la seigneurie existait bien avant le . Le site du château, édité par le propriétaire, avance pour sa part une construction vers 1690 par Antoine Guerin Falcon de Longevialle et signale des traces d'occupation dès le ..

Selon la même source, le domaine reste dans la famille Falcon de Longevialle jusqu'en 1958.

Expropriation, restauration et protection La construction du barrage de Grandval sur la Truyère, de mai 1955 à août 1960, s'accompagne de déclarations d'utilité publique et d'expropriations dans toute la vallée.

D'après le site du château, la famille est expropriée en 1958 et les deux avant-corps sont détruits, des éléments de décoration étant démontés avec son accord pour être remontés dans des demeures voisines ; EDF ne procède pas à la démolition du corps principal et le cède en 1961. Laissé sans occupant, l'édifice perd ensuite ses boiseries et ses parquets. Le site indique que la Maison du Paysan, devenue l'écomusée de Margeride, propose en 1979 de le racheter pour le restaurer. La Maison du Paysan reçoit en 1980 le prix Chefs-d'œuvre en péril pour la restauration du château.

Les façades, les toitures et l'escalier sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du . Le syndicat mixte Garabit-Grandval, propriétaire à cette date, met le château en vente en 2000 ; Jean-Yves de Longevialle l'acquiert en et engage la réfection de la charpente et de la couverture.

Architecture vignette|gauche|Le domaine de Longevialle. Le corps de logis principal et ses deux ailes dessinent un plan en U ; un petit bâtiment carré s'y ajoute à l'angle extérieur sud-ouest. L'élévation comprend deux niveaux et un étage de combles, et les caves se limitent à l'extrémité de l'aile sud.

Le logis du maître et celui des fermiers se partagent le bâtiment, le second étant installé à l'extrémité nord du corps de logis et communiquant directement avec l'étable et la grange, qui occupent l'aile droite.

L'escalier d'honneur, qui commande l'entrée principale au centre de l'aile gauche, est ouvert à la française et dessert chaque niveau par trois volées. Quatre colonnes monolithes de granit à chapiteaux le portent, et il est bordé d'une rampe en fer forgé. C'est, avec les façades et les toitures, le seul élément visé par l'arrêté d'inscription de 1986.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Val d'Arcomie Chaliers Barrage de Grandval Écomusée de Margeride Liste des châteaux du Cantal Liste des monuments historiques du Cantal

Liens externes Site du château de Longevialle Photographie de l'escalier monumental en 1986, base Mémoire, ministère de la Culture

Catégorie:Château monument historique dans le Cantal Catégorie:Monument historique inscrit en 1986