La (en occitan : carrièra d'Antoni de La Pleau) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle appartient au site patrimonial remarquable de Toulouse. Cette rue médiévale tranquille a conservé son aspect ancien, malgré les destructions lors du percement de la rue Théodore-Ozenne, au début du . Aujourd'hui, le bel hôtel Renaissance de Pierre Martin accueille le musée Paul-Dupuy.
Situation et accès Description La rue de la Pleau est une voie publique. Elle se trouve au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 - Centre.
La rue de la Pleau mesure de long. Cette rue étroite a conservé son gabarit médiéval et ne fait que de large dans ses parties les plus étroites. Elle naît de la rue Théodore-Ozenne dont elle est perpendiculaire et se prolonge vers l'est pour se terminer sur la petite place Perchepinte, au carrefour de la grande-rue Nazareth, de la rue Perchepinte et de la rue Mage.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique, de la rue Théodore-Ozenne vers la grande-rue Nazareth. Elle est définie comme une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue de la Pleau rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue Théodore-Ozenne Grande-rue Nazareth
Odonymie vignette|gauche|Plaques de rue en français et en occitan. La rue de la Pleau tient son nom de l'hôtel particulier que possédait la famille La Pleau, à l'angle de cette rue (actuel ) et de la place PerchepinteChalande 1918, ..
Au Moyen Âge, et au moins à partir du , elle porte alternativement les noms de rue de Belcastel, parfois altéré en Vieil-Castel, et de rue de Malbec, à cause de deux importantes familles toulousaines, les Belcastel et les Malbec. La rue ne prend le nom de la famille La Pleau qu'au début du , alors que ses derniers membres ont disparu. La traduction en occitan du nom de la rue a choisi d'honorer la mémoire d'un des membres de cette famille, Antoine de La Pleau. Le nom de la rue fut parfois altéré aux siècles suivants : on trouve rue de Laplace au , ou encore rue de Labla au Chalande 1918, .. En 1794, pendant la Révolution française, la rue porta quelque temps le nom de rue la LiberalitéChalande 1918, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la rue de la Pleau appartient au capitoulat de Saint-Barthélémy. La population de la rue, comme celle des rues voisines, est en grande partie composée de gens de loi et de parlementaires. Elle porte d'ailleurs les noms de plusieurs importantes familles toulousaines : les Belcastel, les Malbec et, enfin, les La Pleau, qui ont leur hôtel à l'angle de la rue (actuel ) et de la place Perchepinte. Le membre le plus célèbre de cette famille est Antoine de La Pleau, docteur en droit et avocat au parlement. En 1568, il est arrêté, accusé d'être l'auteur d'un libelle diffamatoire. Le , ses biens sont saisis, tandis qu'il est soumis à la question, condamné à mort et pendu place Saint-Georges.. En 1571, pourtant, ses biens sont restitués à sa famille« La rue du jour - Rue de la Pleau », La Dépêche du Midi, 8 juillet 2003.. On trouve également, au siècle suivant, un Jean de La Pleau, procureur à la sénéchausséeSalies 1989, vol. 2, ..
Époque contemporaine Relativement épargnée par les travaux de réaménagement et d'élargissement au cours du , la rue de la Pleau connaît en revanche des bouleversements au début du . Le percement de la rue Théodore-Ozenne, entre 1908 et 1912, transforme son visage, qui perd toutes les maisons du côté ouest (anciens à 9 et 4 à 6). Après la Seconde Guerre mondiale, la partie ouest de la rue, entre la rue du Languedoc et la rue Théodore-Ozenne, est séparée de la rue de la Pleau et prend le nom de René Pointurier, Résistant toulousain mort en déportation au camp de Mauthausen en 1944Salies 1989, vol. 2, ..
Patrimoine et lieux d'intérêt Musée Paul-Dupuy vignette|gauche| : façade de l'hôtel de Besson.
Un hôtel particulier est construit au début du pour Pierre Martin, procureur au parlement et capitoul en 1511-1512. Il est vraisemblablement reconstruit au par son nouveau propriétaire, Pierre Besson. La façade sur rue et celles sud et est de la cour semblent dater de cette période, ainsi que plusieurs éléments du décor intérieur (plafonds, cheminées). Paul Dupuy achète la demeure en 1905 pour y installer ses collections. Il modifie les élévations existantes : les fenêtres sont agrandies, la façade sur rue est surélevée, la tour est achevée, une nouvelle aile en fond de cour est édifiée. Le musée devient municipal en 1949 : il reçoit les arts graphiques, la numismatique et les arts décoratifs.
L'édifice se compose de trois corps de bâtiment organisés en U autour d'une cour. Quelques fenêtres du des ailes nord et est sont ornées de belles ferronneries. Une tour polygonale percée de petites fenêtres est édifiée à l'angle sud-est et accueille un escalier..
Immeubles 11 : Crédit agricole de Toulouse. En 1922, la ville vend les bâtiments de l'ancien hôtel Dahus à la caisse régionale du Crédit agricole. L'architecte Jean Valette est chargé de construire un nouveau corps de bâtiment ouvrant sur les rues Théodore-Ozenne et d'Aussargues en 1950, puis de celui à l'angle de la rue de la Pleau en 1954. Ce dernier possède un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés et un étage en surcroît percé de mirandes, ce qui permet d'avoir une continuité du dernier niveau et de la toiture avec l'hôtel Dahus. Les élévations sont couronnées par une corniche à denticules et un avant-toit..
17 : maison de la famille La Pleau. Cette maison noble est construite au début du pour la famille La Pleau. L'élévation principale se situe sur la place Perchepinte. Sur l'élévation latérale, du côté de la rue de la Pleau, deux fenêtres à meneau sont encore visibles ainsi qu'un décor de faux mâchicoulis séparant les étages du niveau de comble..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome VI, Toulouse, 1918, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des hôtels particuliers de Toulouse Architecture Renaissance de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
La Pleau La Pleau Catégorie:Quartier Saint-Étienne