Cet article recense les voies de Paris se référant à un nom de femme.
Généralités vignette|100x100px|Rue Jeanne d'Arc, . 100px|vignette|Place Diana, . 100px|vignette|Rue Antoinette Fouque, . vignette|100x100px|Boulevard Marguerite de Rochechouart, . 100px|vignette|Allée Barbara, .
Paris compte environ de circulation.. Parmi celles-ci, environ 247. portent un nom se référant à une femme (ou une communauté féminine)., selon les critères de choix. Les noms se référant à un homme sont nettement plus fréquents dans la voirie parisienne, autour de ou . selon les sources.
La ville de Paris, prenant conscience de cette sous-représentativité (6 %) des femmes dans les noms des rues de Paris, porte un effort entre 2014 et 2020 pour corriger ce biais de genre en attribuant plus de de rues, promenades, allées, jardins, parcs et équipements selon le nom d'une personnalité féminine portant à 12 % le pourcentage de noms de lieux se référant à une femme.. Une carte est disponible sur le site de la ville de Paris..
De nombreux espaces verts et équipements publics (gymnases, bibliothèques, centres d'animations, écoles et collèges), ont dès lors contribué à la place des femmes dans l'espace public parisien, comme la piscine Marie-Marvingt (), le marché aux fleurs Reine-Elizabeth-II (), le jardin Tereska-Torrès-Levin (), le jardin Marielle-Franco (), la médiathèque Françoise-Sagan (), le collège Louise-Michel (), la médiathèque Violette-Leduc (), le gymnase Althea-Gibson (), le centre culturel Bessie Smith ()., le jardin Marie-Thérèse Auffray et le jardin Françoise Héritier (), la médiathèque Marguerite Yourcenar (), le jardin Christiane Desroches-Noblecourt (), la bibliothèque Germaine Tillion (), le jardin Solitude () ou encore la médiathèque Marguerite-Duras, le jardin Janis-Joplin () et le jardin du Moulin de la Vierge - Carole Roussopoulos ().
Les personnalités honorées sont le plus souvent de nationalité française., mais peuvent être internationales :
Soit parce qu'elles ont un lien reconnu avec Paris, pour leur carrière : la place Gertrude-Stein (), la place Cheikha-Remitti (), la rue Cesária-Évora (), la place Louise-Catherine-Breslau (), ou dans leur vie : le passage Susan-Sontag (), le jardin Françoise-Mallet-Joris (), la rue Eva-Kotchever () ; Soit parce que leur art a connu une audience internationale et a connu le succès notamment à Paris : la patio-place Pina-Bausch et la rue Martha-Graham (), le square Emily-Dickinson () ; Soit encore parce qu'elles représentent un symbole universel que la capitale française a choisi d'honorer : l'allée Lydia-Becker en l'honneur de la suffragette britannique (), le parvis Rosa-Parks (), le jardin Federica-Montseny, première femme ministre en Europe et la première à avoir légalisé l'avortement () ou encore les jardins Rosa-Luxemburg () et le jardin Monique-Wittig dans le arrondissement de la capitale.
En complément d'un nommage de nouvelles rues ou lieux créés, l'origine féminine du nom de certaines rues est mise en évidence. En , le Conseil de Paris vote ainsi le changement des plaques de voies portant des noms de femmes afin de faire apparaître le prénom manquant. Ceci s'applique à une dizaine de voies., par exemple : la rue Récamier (), désormais « rue Juliette-Récamier » la rue de Rochechouart () devenue « rue Marguerite-de-Rochechouart » ; l'impasse de la Tour d'Auvergne () devenue « impasse Louise-Émilie de la Tour d'Auvergne ».
Ce type de modification de la nomenclature n'est pas une spécificité féminine, puisque quelques années auparavant des voies portant des noms d'hommes avaient également vu l'ajout d'un prénom, comme la rue Pigalle () devenue « rue Jean-Baptiste-Pigalle », la rue Hénard () devenue « rue Antoine-Julien-Hénard », ou la () renommée « rue Camille-Pissarro ».
Les plaques commémoratives de la ville, également votées en Conseil de Paris, sont aussi présentes dans le paysage des rues parisiennes, par exemple les plaques en mémoire de Barbara, au 6, rue Brochant () et au 50, rue Vitruve (), celle en mémoire de Joséphine Baker devant le Carrousel de Paris, ou encore celle en hommage à Rose Valland, devant l'immeuble où elle vivait avec sa compagne Joyce Heer, au 5, rue de Navarre, dans le ..
En 2024, suivant le principe de la « substitution de dénomination », cinq rues nommées à partir du patronyme d'anciens propriétaires de terrain sont rebaptisées du nom de femmes résistantes portant le même nom (cité Anne-Marie-Bauer, rue Claude-Rodier, rue Paulette-Jacquier, rue Marguerite-Moret et rue Marguerite-Gonnet), ce qui limite la confusion occasionnée par les modifications de dénominations..
Militantisme
En , l'association Osez le féminisme ! lance une opération de renommage de rues en collant plaques portant des noms de femmes au dessus de plaques existantes sur l'île de la Cité..
Début , à Paris, le collectif #NousToutes lance une opération d'ampleur en collant près de fausses plaques portant des noms de femmes sous des plaques de rues parisiennes.... Une carte interactive montrant les rues parisiennes portant le nom d'une femme est créée.
Le , à l’occasion de la Journée de visibilité lesbienne, l’association Osez le féminisme colle des fausses plaques de rue au nom de lesbiennes célèbres : le boulevard de Magenta reçoit une plaque , et la place de la République une plaque .
Liste
Personnalités honorées