Le Stado Tarbes Pyrénées Rugby est un club français de rugby à XV basé à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Créé en 2000 à la suite d’une restructuration du Stadoceste tarbais, fondé en 1901, il s’inscrit dans la continuité de ce dernier dont il reprend l’héritage sportif et territorial. Le club évoluait au Stade Maurice-Trélut et constituait l’un des bastions historiques du rugby dans le Sud-Ouest de la France.

Le rugby tarbais s’est illustré au plus haut niveau national en étant champion de France à deux reprises, en 1920 et en 1973, et en remportant également la coupe de l'Espérance en 1919, inscrivant durablement le club parmi les places fortes du rugby français au XXᵉ siècle.

Le , la section professionnelle du club, constituée en SASP, dépose le bilan en raison de difficultés financières (déficit estimé à 640 000 euros), après plusieurs saisons marquées par des résultats sportifs en recul. Cette décision entraîne la cessation de l’activité professionnelle et le forfait général de l’équipe première, tandis que l’association poursuit ses activités.

Le club évolue donc en Fédérale 3 pour la saison 2026-2027.

Histoire Des débuts prometteurs (1902-1918) Création du Stadoceste tarbais 1902 vignette|gauche|redresse|1904 (janvier), l'U.S.E.V.T. (maillots blancs) l'emporte à Tarbes, face au Stadoceste (maillots blanc et noir). Le Stadoceste tarbais a été fondé en à la suite de la fusion de deux clubs de la ville, le « Stade tarbais » (fondé le ), où on pratiquait le rugby, et le « Ceste », où on s’adonnait à la boxe et l'escrime. Le premier nom du club fut d'ailleurs le « Stade Ceste » et c'est à la suite d'une erreur de prononciation d'un soldat du régiment des hussards stationné à Tarbes que l'étrange et singulière appellation « Stadoceste » apparut.

Son vivier fut pendant très longtemps l'Arsenal, la manufacture d’armes. Ce club fut longtemps dirigé par des bourgeois aisés et notamment par Jules Soulé qui alla jusqu'à y dilapider sa fortune. Celui-ci, Toulousain de naissance s'en vint à Tarbes en 1907 à la suite de la fusion qui donnera naissance au Stade toulousain. Il restera président jusqu'à sa mort, en 1945, à l'âge de 65 ans.. Le terrain de Sarrouilles est alors officiellement baptisé Stade Jules-Soulé.

Double demi-finaliste du championnat 1910 et 1911 vignette|gauche|redresse|Le Stadoceste tarbais en 1910. C'est lors de la saison 1909-1910 que les Tarbais jouent leur première demi-finale de Championnat. Ils sont éliminés 16-3 contre le Stade bordelais.

En 1911, ils atteignent de nouveau les demi-finales après avoir éliminé Poitiers en quart, mais ils perdent cette fois-ci contre le SCUF à Tarbes 9-5.

Devancé par le Stade toulousain pour le titre régional en 1912, Tarbes ne peut pas participer aux phases finales du Championnat. Le comité d'Armagnac-Bigorre est ensuite créé en 1912 ce qui permet d'éviter d'affronter en championnat régional le Stade toulousain. Tarbes échoue toutefois à se qualifier la saison suivante.

Vice-champion de France 1914 vignette|redresse|Une des phases de jeu de la finale. gauche|vignette|redresse|Le Stadoceste tarbais en janvier 1914 (futur vice-champion de France). En 1914, ils remportent le championnat régional juste devant le FC Auch puis sont ensuite finalistes du championnat de France contre l'AS Perpignan après avoir triomphé de sa poule de Top 8 devant le Stade bordelais, le Racing club de France et le FC Grenoble.

Les premiers titres : les deux glorieuses (1919-1920) Vainqueur de la coupe de l'Espérance 1919 gauche|vignette|redresse|Le Stadoceste tarbais vainqueur de la coupe de l'Espérance, le 4 avril 1919. Puis en 1919, ils remportent la dernière édition de la coupe de l'Espérance après avoir battu l'AS Sathonay 6-0 en quart., Béziers 25-5. en demi puis Bayonne (4-3) en finale au Stade Sainte-Germaine au Bouscat., une compétition opposant des jeunes en l'absence des seniors, partis à la guerre.

Champion de France 1920 gauche|vignette|redresse|Le Stado champion de France 1920 soulève le Bouclier de Brennus. thumb|Le Stadoceste tarbais champion de France le 25 avril 1920, contre le Racing club de France au stade Sainte-Germaine du Bouscat. En 1920, ils remportent leur premier championnat de France face au Racing club de France (8-3) après avoir vaincu Bergerac (23-5) et le TOEC (16-10). Ils battront ensuite Bordeaux et l'US Perpignan en poules demi-finales.

Équipe championne : Titulaires : André Casnabet, Edmond Cayrefourcq, Ferdinand Cayrefourcq, Edmond Nicoleau, Maurice-Henri Jeangrand, Noël Ricarte, Marcel Clément, Jean Larrieu, Paul Gallay, Jean Boubée, Aimé Cassayet, Alphonse Rouch, Jean Nicolaï, Louis Hernandez, Xavier Prat

Deux décennies sans titre (1921-1950) thumb|300px|Le Stadoceste tarbais, champion d'Armagnac-Bigorre le 26 décembre 1921 à domicile face à Lourdes (3-0). thumb|Adolphe Jauréguy, un des leaders du Stadoceste tarbais. L'année suivante, après avoir remporté le Championnat de leur comité, ils arrivent jusqu'aux poules des demi-finales. Cependant, ils échouent contre le Stade toulousain (9-3) et gagnent contre l'Aviron bayonnais (6-3). Lors du championnat 1921-1922, ils s'arrêtent au niveau des poules de 3 après avoir terminé premiers de la poule J à égalité avec l'AS Béziers. Ce sont cependant ces derniers qui accéderont au tour suivant qui réunit les 10 meilleurs clubs français, dans un championnat qui n'a de cesse de changer de format.

Demi-finaliste du championnat 1924 En 1923 et en 1925, ils obtiennent le même résultat. En 1924, après avoir éliminé Carcassonne et le Racing CF en poule de 3, ils sont éliminés en demi-finale par l'US Perpignan (10-0).

Demi-finaliste du championnat 1926 En 1926, après avoir battu Carcassonne et obtenu le match nul à Grenoble en poule de 3, ils arrivent en demi-finales et perdent 6-0 contre l'US Perpignan après un premier match nul 0-0.

Lors de la saison 1926-1927, ils se qualifie pour la deuxième phase réservée aux seize meilleures formations française et disputé en quatre poules de quatre.

En 1928 et en 1929, ils s'arrêtent au niveau des poules de cinq, le premier tour de la compétition.

En 1930, ils perdent 18-0 face à Agen, futur champion de France, en quart de finale après avoir gagné sa poule de 3 devant le RC Narbonne et le Stade toulousain.

En 1931, ils ne participent pas au Championnat, ayant avec l’US Narbonne rejoint l'UFRA (Union française de rugby amateur), qui regroupait douze des clubs les plus prestigieux du championnat de France pour créer leur propre championnat. Ils ne participent finalement même pas à la première édition, remporté par le Stade toulousain. La seconde et dernière édition de la compétition, rebaptisée "Tournoi des Quatorze", fut de nouveau remportée par le club de la ville rose.

Pour leur retour en championnat, en 1933, les Tarbais ne sortent pas des poules de neuf où toutefois, seul le premier se qualifiait. L'année suivante, ils n'atteignent pas les demi-finales.

Demi-finaliste du championnat 1935 En 1935, ils échouent en demi-finale contre Biarritz, 10-3. En 1936, 1937, 1938 et en 1939, les Tarbais n'arrivent pas en quarts de finale mais les juniors Reichel du club remportent leur premier titre de champion de France en 1939.

Rétablissement de la compétition après la seconde guerre mondiale La compétition est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Après son rétablissement par la FFR en 1942, le Stado fait partie de la première division portée à 95 clubs. Pour la reprise du Championnat en 1943, le Stado atteint les huitièmes de finale, battu par Bourg en Bresse.

La saison suivante, il se qualifie pour la seconde phase du Championnat mais termine alors avant-dernier de son groupe.

Tarbes échoue ensuite à se qualifier 2 années de suite. Tarbes retrouve le chemin de la qualification en Championnat en 1947. Il est alors éliminé en huitième de finale par le Castres olympique.

Champion de France Excellence 1948 Non qualifié en Championnat 1948, Tarbes est reversé en Excellence. Il devient champion de France excellence après une victoire sur Narbonne en finale et remonte en première division.

Succès au plus haut niveau (1950-1975) Finaliste du championnat de France et de la coupe de France 1951 En 1951, le club est en finale de deux compétitions. Les deux finales sont celle du championnat de France, perdue 14-12 contre Carmaux, et celle de la coupe de France, où ils échouent 6 à 3 contre leurs voisins de Lourdes. Le climat de cette dernière finale est si détestable que les Anglais demandent l’interdiction de cette compétition"Un siècle de rugby", Escot et Rivière (1997), p. 117. qui sera finalement remplacé par le challenge Yves du Manoir. Le club continue par ailleurs de briller dans les catégories de jeunes, champion de France Crabos en 1951 puis dans les deux catégories juniors Reichel et Crabos en 1952.

La rentrée dans le rang En 1952, le Stado manque la qualification pour les huitièmes de finale au profit du Paris UC et du SU Agen. L'année suivante, il est battu en huitième de finale par l'AS Roanne tandis qu'il termine dernier des quatre équipes engagées en Challenge avec 1 seule victoire pour 7 défaites.

Le déclin s'accélère au point de voir Tarbes perdre en seizième de finale en 1954 et en 1956, 1957, 1958 et 1959 puis même échouer à se qualifier en 1955.

Puis, le Stado accède à son premier huitième de finale depuis 7 ans en 1960 avant de perdre en seizième de finale en 1961 et 1962 puis en huitième de finale en 1963.

Durant cette période, les Tarbais ne brillent pas plus en challenge Yves du Manoir où ils terminent encore dernier de sa poule en 1954 et 1959 et n'obtient qu'une seule qualification en 11 participations en 1962. Cette année-là, alors seul club invaincu en matchs de poules, il est alors éliminé dès les quarts de finale par une équipe du Racing très offensive (les Franciliens marquent 3 essais).

Demi-finaliste du championnat de France 1964 Le renouveau arrive en 1964, Tarbes arrive en demi-finale et est battu par l'AS Béziers, 3-0 après avoir battu Agen, premier club français à l'issue des matchs de poules et qui faisait figure d'épouvantail en quart. Avant dernier de sa poule, le club n'est par contre pas qualifié en Challenge.

Vainqueur du challenge Antoine Béguère 1965 En 1965, ils gagnent le challenge Antoine Béguère en battant Pau 6 à 3 en finale..

En Championnat, Tarbes atteint les quarts de finale, battu par Mont de Marsan, tandis qu’en Challenge, il échoue à se qualifier, 4 seulement de sa poule derrière Mont de Marsan, Pau et Lourdes.

Demi-finaliste du championnat de France 1968 En 1966, Tarbes atteint ensuite les quarts de finale du Championnat, battu par Dax et du Challenge, éliminé par Narbonne, club déjà rencontré en poules et après un match nul 11-11Tarbes et Narbonne font match nul 11-11, mais les Audois sont logiquement qualifiés pour avoir marqué 2 essais contre seulement 1 ..

En 1967, il est éliminé seizièmes de finale du Championnat et échoue à se qualifier en Challenge, 5 de sa poule de 7.

La saison 1968 voit les Tarbais atteindre à nouveau les demi-finales du Championnat. Ils perdirent face au FC Lourdes, 15-6. En Challenge, le Stado ne se qualifie pas, 7 seulement de sa poule de 8 tandis qu'il est de nouveau finaliste du challenge Antoine Béguère. Ils échouent ce coup-ci contre le Stade toulousain 24 à 14.. La même année, les juniors crabos sont champion de France pour la troisième fois de leur histoire.

vignette|droite|redresse|Le stade Maurice-Trélut, nouvelle enceinte du Stado à partir de 1969. L'année suivante, en 1969, ils perdent en huitième de finale du Championnat 8-9 face au Stade rochelais et en quart de finale du Challenge 22-8 contre le FC Grenoble. La même année, Tarbes atteint la finale du Challenge Béguère, battu 6-5 par le Stade toulousain.. Le est inauguré le stade Maurice-Trélut à Tarbes, signalant la fin de la glorieuse histoire du stade Jules-Soulé et de ses tribunes en bois..