La (en occitan : carrièra dels Renfòrts) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue des Renforts est une voie publique. Elle se situe au sud du quartier des Carmes.

Longue de 143 mètres, large de 5 à 9 mètres, elle naît de la rue du Moulin-du-Château, à laquelle elle est reliée par un escalier. Elle se termine sur la place du Parlement.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à double-sens. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable.

Voies rencontrées La rue des Renforts rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Rue du Moulin-du-Château - accès piéton Place du Parlement

Transports La rue des Renforts n'est pas directement desservie par le réseau de transports en commun. Elle se trouve cependant à proximité immédiate des allées Paul-Feuga et Jules-Guesde, où se trouve le terminus de la ligne de tramway , et les arrêts de la ligne de bus , ainsi que de la place Auguste-Lafourcade, où se trouve également la station de métro Palais-de-Justice, sur la ligne de métro et les arrêts de la ligne du Linéo . On trouve également, le long de l'avenue Maurice-Hauriou, les arrêts de la ligne de bus . Enfin, au nord, la place du Salin est traversée par la navette .

Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations (18 place du Salin), (1 bis allées Jules-Guesde), (1 bis allées Jules-Guesde) et (1 avenue Maurice-Hauriou).

Odonymie vignette|gauche|Plaques de rue en français et en occitan. La rue tire son nom des « renforts », c'est-à-dire les bastions construits contre le rempart de Toulouse afin d'en protéger l'entrée sud, la Porte narbonnaise. La porte médiévale était ainsi défendue par une barbacane construite en avant (actuels place du Parlement) et, plus à l'ouest, près de la Garonne, le bastion du Moulin, construit entre 1527 et 1544 (actuel carrefour de l'avenue Maurice-Hauriou et de la rue du Moulin-du-Château)Chalande 1913, ..

Au Moyen Âge, et jusqu'au , la rue des Renforts n'existait pas : elle était un simple fossé, devant la vieille muraille romaine. Les premières mentions de la rue n'apparaissent que dans la deuxième moitié du , après la construction d'un nouveau rempart, plus en avant. Elle était alors désignée comme la rue NègreSalies 1989, vol. 2, .. Cette appellation alterne avec des désignations diverses qui se rapportent au Château narbonnais, au moulin du Château ou à la tour de Thanus, tout proches. Au début du , elle devint la rue Saint-Jacques – ou parfois Saint-Jacques-des-Moulins, pour la distinguer d'une autre rue Saint-Jacques –, probablement à cause d'une statuette de ce saint, dans une niche à l'entrée de la rueSalies 1989, vol. 2, .. Ce n'est que vers 1770 que la rue prit le nom de rue des Renforts. En 1794, pendant la Révolution française, elle porta quelque temps le nom de rue Haute-Garonne, du département créé en 1790 et dont Toulouse était devenue le chef-lieuSalies 1989, vol. 1, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne Jusqu'au , la rue des Renforts n'existe pas : au pied de la vieille muraille romaine, à l'ouest de la Porte narbonnaise, son tracé actuel correspond à un fossé, probablement rempli d'eau. Au cours du , le système défensif de la Porte narbonnaise évolue cependant : la porte ayant été intégrée au château comtal, puis royal - le Château narbonnais -, une nouvelle porte, la Porte du château, est percée plus à l'ouest dans la muraille romaine. De nouveaux ouvrages défensifs sont alors élevés en avant de la Porte du château : une barbacane, désignée comme la barbacane du Château, construite probablement au début du , puis un bastion, appelé bastion des Moulins, entre 1527 et 1544, tandis qu'un nouveau rempart est construit plus en avantCatalo 2007.. Dans ce contexte, la rue des Renforts est ouverte comme une simple ruelle qui permet de circuler dans le nouveau quartier qui se crée entre le nouveau rempart médiéval et moderne, au sud, et l'ancien rempart antique, au nordChalande 1913, ..

Au , de nouvelles maisons sont construites du côté nord de la rue, en prenant appui sur l'ancien rempart. À cette époque, la plupart d'entre elles (actuels à 7) appartiennent alors à la famille Vézian, importante famille capitulaire. La rue conserve cependant longtemps un caractère rural, car il n'y a que des jardins du côté sud, et même du côté nord, comme celui qui appartient à la maison de l'Inquisition (actuel ). Sous ces terrains qui appartiennent à l'Inquisition se trouvent d'ailleurs des cellules pour les prisonniers. Progressivement, la rue est de plus en plus peuplée et des maisons sont construites du côté sud que dans la deuxième moitié du Chalande 1913, .. Elle est alors un lieu de passage fréquenté car elle relie la Porte du château et la rue de l'Inquisition (actuelle place du Parlement), aux rives de la Garonne et à la rue du Château (actuelle rue du Moulin-du-Château), qui longe les importants moulins du Château narbonnais. Les habitants de la rue sont cependant, majoritairement, des hommes de loi et des parlementaires, qui trouvent dans cette rue la proximité du parlement de la ville. On trouve ainsi la famille Lacaze, seigneurs de Villèle, propriétaire dans cette rue. En 1793, Raymond Nonnat de Lacaze, conseiller au parlement, est arrêté et enfermé à la prison de la Visitation (emplacement de l'actuel rue Charles-de-Rémusat) : conduit à Paris pour y être jugé, ses biens sont confisqués et il est guillotiné le .

Époque contemporaine Au cours du , la rue bénéficie de travaux de réalignement des façades, dans le prolongement de ceux qui ont été entrepris en 1852 pour aménager la place intérieure Saint-Michel (actuelle place du Parlement).

Patrimoine et lieux d'intérêt 7 : hôtel de Bruée. L'hôtel est un édifice en briques datant du mais plusieurs fois remanié aux . L'édifice, qui s'élève sur deux étages, est traversant et donne sur l'impasse de la Hache. Il est constitué d'un corps central, couvert d'un toit à deux pans, et de deux corps de bâtiment latéraux, couverts de toits à un pan, organisés autour d'une cour centrale. Sur la rue des Renforts, l'édifice est fermé par un mur de clôture dans lequel est percée une porte cochère en plein cintre. Elle est surmontée d'un blason sur lequel est représenté un arbre surmonté de deux étoiles. Les fenêtres sont rectangulaires, sans doute reprises aux siècles suivants..

9 : immeuble. L'immeuble, construit au , conserve d'anciennes cellules de l'InquisitionChalande 1913, ..

14 : immeuble. L'immeuble a été élevé dans la deuxième moitié du , à l'emplacement de la Porte du Château, construite dans le prolongement de la rue de l'Inquisition (actuelle partie ouest de la place du Parlement). Elle était protégée par une barbacane (emplacement des actuels et 2 place du Parlement et avenue Maurice-Hauriou)..

vignette| : la façade sur la rue des Renforts et la place du Parlement. 15 : immeuble. L'immeuble, construit au , abrite une niche gothique en forme de coquillage, ayant probablement abritée une statuette de l'apôtre Jacques. Elle se trouvait autrefois dans une maison voisine, détruite lors de l'élargissement de la rue des Renforts au début du et replacée, après construction d'une nouvelle façade sur la rue des Renforts, sur l'immeuble actuel. De la même façon, une pierre portant le monogramme du Christ est replacée au-dessus d'une fenêtre..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome I, Toulouse, 1913, (lire en ligne). Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Jean Catalo, Pôle de pouvoir et entrée de ville : le château Narbonnais de Toulouse, sur le site de Medieval Europe Paris 2007, International d'Archéologie Médiévale et Moderne, Paris, 3-.

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des hôtels particuliers de Toulouse Remparts de Toulouse • Porte narbonnaise

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Renforts Renforts Renforts