Le championnat du monde de Formule 1 2016, du championnat du monde de Formule 1, débute le à Melbourne en Australie, s'achève le à Abou Dabi aux Émirats arabes unis et comporte vingt-et-un Grands Prix (deux de plus qu'en 2015). Il marque notamment les débuts de l'écurie américaine, Haas F1 Team et le retour de Renault en tant que constructeur, après le rachat de Lotus. Le Grand Prix d'Europe, absent depuis 2012, fait son retour au calendrier le sur le circuit urbain de Bakou (Azerbaïdjan), tout comme le Grand Prix d'Allemagne qui n'avait pas été couru en 2015. À deux semaines du premier Grand Prix à Melbourne, un nouveau format « éliminatoire » pour les qualifications est adopté, puis abandonné au bout de deux Grand Prix en faveur d'un retour à la formule utilisée jusqu'en 2015. Le calendrier 2016 est le plus chargé du championnat du monde de Formule 1 depuis sa création en 1950 avec vingt-et-une courses au programme.

Dès le Grand Prix du Japon, dix-septième des vingt-et-une manches disputée le , Mercedes Grand Prix remporte son troisième titre mondial des constructeurs consécutif, alors que Nico Rosberg et Lewis Hamilton restent seuls en lice pour l'obtention de la couronne des pilotes. Le pilote allemand remporte finalement à Abou Dabi, le son premier titre de champion du monde avec cinq points d'avance sur son coéquipier. Il est sacré trente-quatre ans après son père Keke. Vainqueur des quatre premières courses de la saison, puis d'une autre série de trois victoires au cœur de l'été, s'imposant également à Bakou, et pour finir à Suzuka, Nico Rosberg est sacré en se montrant plus régulier que le triple champion du monde britannique, un tournant important ayant lieu le lors du Grand Prix de Malaisie, où Hamilton, qui caracole en tête, est victime d'une casse moteur et voit s'envoler les vingt-cinq points de la victoire. Ce dernier remporte les quatre dernières courses de la saison, et Rosberg assure le titre en terminant les quatre fois derrière lui à la deuxième place.

Avec neuf victoires pour Rosberg et dix pour Hamilton, Mercedes fait encore mieux que les deux saisons précédentes, étendant son règne à l'ère des moteurs V6 turbo hybrides avec cette année, un record absolu de dix-neuf victoires (n'en ayant laissé échapper que deux, gagnées par les pilotes Red Bull Racing, Max Verstappen en Espagne et Daniel Ricciardo en Malaisie), un autre de vingt pole positions (seul Ricciardo parvenant à partir en tête, à Monaco), trente-trois podiums et huit doublés. La saison 2016 est aussi celle de la révélation pour Max Verstappen qui est transféré en cours de saison de Toro Rosso à Red Bull, remporte sa première course à 18 ans dans sa nouvelle écurie, en Espagne pour devenir le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1, et réalise sous la pluie au Brésil la plus belle remontée de la saison. La Scuderia Ferrari termine l'année sans aucune victoire, tandis que Jenson Button achève sa longue carrière. Cinq jours après l'obtention de son premier titre, Nico Rosberg crée la surprise en annonçant son retrait de la Formule 1.

Repères de début de saison Pilotes Fernando Alonso en 2005 et 2006, Kimi Räikkönen en 2007, Lewis Hamilton en 2008, 2014 et 2015, Jenson Button en 2009 et Sebastian Vettel en 2010, 2011, 2012 et 2013 sont les cinq champions du monde en activité. Jenson Button, avec 284 départs en Grand Prix à l'entame de la saison, est le pilote ayant le plus d'expérience devant Fernando Alonso (253 départs), Kimi Räikkönen (231 départs), Felipe Massa (229 départs) et Nico Rosberg (185 départs). Sebastian Vettel est le pilote engagé en 2016 totalisant le plus de points (), devant Lewis Hamilton (), Fernando Alonso (), Jenson Button () et Nico Rosberg (). Huit pilotes engagés en 2016 ont déjà remporté au moins un Grand Prix : Lewis Hamilton (43 victoires), Sebastian Vettel (42 victoires), Fernando Alonso (32 victoires), Kimi Räikkönen (20 victoires), Jenson Button (15 victoires), Nico Rosberg (14 victoires), Felipe Massa (11 victoires) et Daniel Ricciardo (3 victoires).

Débuts en tant que pilote titulaire de : Jolyon Palmer fait ses débuts en Formule 1 chez Renault F1 Team. Pascal Wehrlein fait ses débuts en Formule 1 chez Manor Racing . Rio Haryanto fait ses débuts en Formule 1 chez Manor Racing. Il est le à Melbourne le premier pilote indonésien à prendre le départ d'un Grand Prix. Esteban Ocon fait ses débuts en Formule 1 chez Manor Racing, remplaçant Rio Haryanto à compter du Grand Prix de Belgique. Stoffel Vandoorne fait ses débuts en Formule 1, au Grand Prix de Bahreïn chez McLaren Racing, pour remplacer Fernando Alonso, forfait.

Transferts : Romain Grosjean quitte Lotus F1 Team pour la nouvelle écurie Haas F1 Team.

Transferts en cours de saison : Max Verstappen est promu chez Red Bull Racing à partir du Grand Prix d'Espagne tandis que Daniil Kvyat fait le chemin inverse et retourne chez Toro Rosso.

Départs : Pastor Maldonado (96 GP entre 2011 et 2015, 1 victoire, 76 pts) perd sa place chez Lotus F1 Team (écurie reprise par Renault en 2016) . Will Stevens (18 GP entre 2014 et 2015) perd sa place chez Manor Racing. Roberto Merhi (13 GP en 2015) perd sa place chez Manor Racing. Alexander Rossi (5 GP en 2015) perd sa place chez Manor Racing. Retours : Esteban Gutiérrez (38 GP entre 2013 et 2014, 6 pts) revient en Formule 1 dans la nouvelle écurie Haas F1 Team après avoir passé une saison en tant que pilote de développement au sein de la Scuderia Ferrari. Kevin Magnussen, titulaire chez McLaren en 2014, uniquement présent lors de la première course de la saison 2015 (à Melbourne) où il a remplacé Fernando Alonso, est engagé par Renault F1 Team pour faire équipe avec Jolyon Palmer en 2016. Débuts en tant que pilote-essayeur de : Charles Leclerc chez Ferrari et Haas F1 Team. Lance Stroll chez Williams F1 Team. Alfonso Celis Jr. chez Force India. Nikita Mazepin chez Force India. Nicholas Latifi chez Renault. Nobuharu Matsushita chez McLaren. Santino Ferrucci chez Haas F1 Team.

Écuries L'écurie américaine Haas F1 Team fait ses débuts dans le championnat du monde de Formule 1 avec un moteur Ferrari. Renault F1 Team revient en Formule 1 après le rachat de Lotus F1 Team. La Scuderia Toro Rosso est motorisée par Ferrari (Renault en 2015). Manor Racing est motorisé par Mercedes (Ferrari en 2015). Red Bull Racing badge TAG Heuer les moteurs achetés à Renault.

Grands Prix Le Grand Prix d'Europe fait son retour au calendrier après quatre ans d'absence, sur le circuit urbain de Bakou en Azerbaïdjan. Le Grand Prix d'Allemagne est réinscrit au calendrier après son annulation lors de la saison 2015 à cause des problèmes financiers du Nürburgring.

Essais privés Le programme des essais privés en 2016 a été dans un premier temps réduit à deux séances de quatre jours sur le circuit de Catalunya avant le premier Grand Prix à Melbourne, contre trois programmées en 2015. Lors de la troisième journée d'essais à Barcelone, la Ferrari SF16-H de Kimi Räikkönen a été équipée d'un prototype de système de protection de la tête du pilote appelé halo ; Sebastian Vettel l'a testé le dernier jour.

Une séance supplémentaire est organisée à Barcelone les 17 et dans la foulée du Grand Prix d'Espagne sur le Circuit de Catalunya. Il pourrait y avoir une autre session en novembre après celui d'Abou Dabi si les équipes se sont mises d'accord.

Réglementation Règlement sportif : les nouveautés Format de qualification Le , le Groupe Stratégique et la Commission F1 adoptent un nouveau système de qualifications consistant à éliminer le pilote le plus lent toutes les 90 secondes. Cette décision doit être validée lors du conseil mondial de la FIA, à Genève, le . Cette nouvelle mesure suscite des controverses tant au sein des pilotes que des écuries. Elle a pour but de garder tous les pilotes en piste à chaque séance, jusqu'à leur élimination progressive. Bernie Ecclestone annonce toutefois que cette décision ne serait mise en place qu'au retour de la compétition en Europe, à partir du Grand Prix d'Espagne, afin d'adapter les logiciels de l'organisation et les systèmes d'affichage au nouveau format qualificatif.

Le , le nouveau système de qualification est validé et sera appliqué dès la première manche du championnat. La session Q1 dure désormais 16 minutes. Après sept minutes, le pilote le plus lent du plateau est éliminé. Il est procédé ensuite à une élimination toutes les 90 secondes jusqu'à la fin de la session (soit 7 éliminations au total) afin de ne permettre qu'à 15 pilotes d'accéder à la Q2. Cette Q2 dure désormais 15 minutes. Après six minutes, le pilote le plus lent est éliminé. Il est procédé ensuite à une élimination toutes les 90 secondes jusqu'à la fin de la session (soit 7 éliminations au total) afin de ne permettre qu'à 8 pilotes d'accéder à la Q3. Après cinq minutes en Q3 (dont la durée est portée à 14 minutes), le pilote le plus lent est éliminé. Il est procédé ensuite à une élimination toutes les 90 secondes jusqu'à la fin de la session ; ainsi, seuls deux pilotes restent en piste pour se disputer la pole position lors des 90 dernières secondes.

Mise en pratique lors des qualifications du premier Grand Prix de la saison à Melbourne le , la formule « éliminatoire » est un échec puisque, lors de la troisième phase, plus une seule voiture n'apparaît en piste dans les cinq dernière minutes, dès lors que les Mercedes sont assurées d'occuper les deux premières places sur la grille. De nombreuses critiques s'élèvent dans le paddock et une réunion d'urgence a lieu le lendemain avec les onze écuries. Unanimement, elles décident de proposer l'abandon de ce format et de revenir à l'ancienne formule dès le Grand Prix suivant à Bahreïn. Toutefois, le jeudi , faute d'un accord unanime des vingt-six membres de la Commission F1 nécessaire pour changer le règlement en cours de saison, le format qualificatif à élimination est finalement conservé.

Malgré de nouvelles récriminations des patrons d'équipe et des pilotes à l'issue des qualifications à Sakhir, une réunion tenue sous la houlette de Jean Todt et Bernie Ecclestone avec toutes les équipes, le dimanche ne débouche sur aucun accord. Toutefois, la FIA s'engage à soumettre au vote, lors d'une prochaine réunion, une nouvelle proposition aux 26 membres de la commission F1, qui pourraient conduire à une modification de l'organisation des qualifications. Il s'agirait de conserver les trois phases qualificatives sans élimination mais, afin d'obliger les pilotes à rouler davantage, les deux meilleurs temps obtenus lors de la Q1, de la Q2 et de la Q3 seraient additionnés.

Le , les onze équipes de Formule 1 notifient, par courrier adressé à la FOM et à la FIA, leur rejet, à l'unanimité, de la proposition de ces organismes de cumuler les deux meilleurs temps réalisés par les pilotes lors de chaque phase qualificative pour établir les classements de la grille de départ. Ils demandent par ailleurs à revenir au système précédent, utilisé jusqu'en 2015. L'unanimité des équipes et des organismes de management du sport représentés par Bernie Ecclestone et Jean Todt étant trouvée, un retour à l'ancien système de qualifications pourra être effectif dès le Grand Prix de Chine après validation par la Commission F1 et le Conseil Mondial de la FIA. Le , la Commission F1 et le Conseil Mondial de la FIA officialisent le retour au format des années précédentes dès le Grand Prix de Chine.

Règlement technique : les nouveautés

Les gaz évacués par les wastegates devront l'être par un ou deux échappement séparés dans le but d'augmenter le niveau de bruit pour les spectateurs. On passe donc d'un unique échappement à deux ou trois selon les constructeurs.