Pierre Louis Rouillard, né le à Paris, où il est mort dans le arrondissement le , est un sculpteur français.
Contrairement à la plupart des sculpteurs animaliers de sa génération, il ne produisit que très peu de petits bronzes, privilégiant les œuvres monumentales réalisées en pierre, bronze ou fonte de fer.
Biographie
En 1832, il est l'un des tout premiers élèves de Georges Jacquot dans la nouvelle classe de sculpture à l'École royale gratuite de dessin et de mathématiques (l'actuelle École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris). En 1837, il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Jean-Pierre Cortot. Il devient ensuite professeur de sculpture et d'anatomie à l'École de dessin et de mathématiques de 1840 à 1881, où il eut notamment comme élève le sculpteur animalier François Pompon.
Il y est également professeur d'anatomie comparée, après avoir été sculpteur pour le Muséum d'histoire naturelle, ce qui explique la précision de ses sculptures d'animaux qu'il aimait à considérer comme des portraits d'animaux.
Il dirige des équipes de sculpteurs pour les travaux menés au palais du Louvre sous la direction de Félix Duban, puis Lefuel. On lui doit la conception et une partie de la réalisation de la salle du manège, ainsi que le décor de la cour des écuries (actuelle cour Lefuel), notamment les groupes en bronze de combats d'animaux.
Par ailleurs, Rouillard réalise des sculptures, généralement animalières, pour de nombreux châteaux et les grands décors parisiens du , entre autres au palais Garnier, à la fontaine Saint-Michel ou au tribunal de commerce de Paris. Il réalise également 24 groupes d'animaux destinés à la décoration du palais de Beylerbeyi à Constantinople.
Ses œuvres monumentales, en pierre ou en bronze, sont reproduites en fonte de fer pour le décor de parcs et lieux publics, comme au jardin du Grand Rond à Toulouse.
Rouillard est aussi célèbre pour ses modèles confiés aux grands orfèvres du , comme Froment-Meurice ou Christofle. Il fournit des modèles pour des trophées de prix de concours agricoles, ainsi que des pièces prestigieuses comme de grands surtouts de table, tel celui du palais des TuileriesClaudia Kanowski, « Les surtouts de table d'orfèvrerie, signes du Paraître de la riche bourgeoisie et de la noblesse parisiennes au », in Paraître et apparences en Europe occidentale du Moyen Age à nos jours, Isabelle Paresys (dir.), Presses universitaires du Septentrion, 2008 (consultable en ligne sur Google Livres).Pièce centrale du surtout des Tuileries sur la base Joconde, ministère de la Culture..
Il est décoré des palmes académiques et nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Mort sans enfant en 1881, Pierre Louis Rouillard est inhumé au cimetière d'Issy. La guerre de 1870 détruisit la quasi-totalité de ses modèles en plâtre ou terre. Ce qui restait fut égaré et détruit dans les réserves de l'École des arts décoratifs de Paris, la dernière vague de destruction datant de 1968.
Un catalogue raisonné des œuvres de Pierre Louis Rouillard est inclus dans la thèse de Bernard-Yves Cochain sur cet artiste sous la direction d'Anne Pingeot en 1997Bernard-Yves Cochain, « Pierre-Louis Rouillard, Sculpteur animalier et professeur de sculpture et d'anatomie - 1820-1881) », in Diplôme de Recherche approfondie de l'École du Louvre, Anne Pingeot (directrice de Thèse), éditeur ?, 1997..
Œuvres Œuvres dans les collections publiques
En France Arles, les quatre lions aux entrées de l'ancien pont de chemin de fer au dessus du Rhône et qui portait la ligne d'Arles à Lunel. Ces sculptures, encore visibles aujourd'hui (le pont lui a été détruit dans un bombardement en aout 1944), ont donné son nom à l'ouvrage : le pont aux Lions. Maisons-Laffitte, hippodrome : Cheval Dollar, 1868, bronze. Paris : musée d'Orsay, parvis : Cheval à la herse, 1878, fonte de ferNotice sur le site du musée d'Orsay.. palais du Louvre, cour Lefuel : La Chienne et La Louve, 1858, groupes en bronze. Saint-Honoré-les-Bains, château de la Montagne : La Chasse au Sanglier, 1841, groupe en terre cuite, dont le socle est orné de bas-reliefs en terre cuite. Toulouse, jardin du Grand Rond : La Chienne et Le Loup, groupes en fonte de fer.
En Turquie Istanbul, palais de Beylerbeyi : Lion assis, 1864, marbre. Au Portugal Sintra, quinta da régalera : Lion marbre
Éditions en fonte Par la fonderie d'art du Val d'Osne, en fonte de fer : Le Cerf d'Europe, à Senlis, Gien, Le Vésinet, Saint-Gervais-les-Bains ; Le Cerf d'Amérique, notamment à Mexico et au à Bradford.
Notes et références
Liens externes
Extrait du DRA (Diplôme de Recherche Approfondie) de l'école du Louvre de Bernard-Yves Cochain, bibliothèque de l'école du Louvre. Pierre-Louis Rouillard en son temps, biographie et liste des œuvres de Pierre-Louis Rouillard en regard des événements historiques de la période. Extrait de la Thèse de Bernard-Yves Cochain (). « Le Cerf du Rond-Point Royal », œuvre de Rouillard, sur Vivre au Vésinet , Société d'Histoire du Vésinet, .
Catégorie:Naissance en janvier 1820 Catégorie:Naissance dans l'ancien 11e arrondissement de Paris Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des arts décoratifs Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Sculpteur français du XIXe siècle Catégorie:Sculpteur animalier Catégorie:Artiste représentant des chevaux Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier des Palmes académiques Catégorie:Décès en juin 1881 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 61 ans