Nicolas (ou Nicolae) de Roumanie, né Nicholas de Roumanie Medforth-Mills mais souvent appelé par la presse Nicholas Medforth-Mills, est né le à Meyrin, en Suisse. Il est un membre de la famille royale de Roumanie et le petit-fils de , dernier roi de Roumanie.
Aîné des petits-enfants du roi déchu Michel , Nicolas de Roumanie est élevé, par ce dernier, au dans l'ordre de succession au trône (après sa tante, la princesse héritière Margareta, et sa mère, la princesse Elena) le . Il reçoit, par ailleurs, à ce moment, le titre de courtoisie de prince de Roumanie avec prédicat d'altesse royale. Le , l'ancien souverain retire toutefois à Nicolas Medforth-Mills sa position et ses titres en raison de ce que l'ex-roi considère comme . Toutes ces décisions sont cependant de caractère privé, la monarchie roumaine ayant été abolie en 1947.
Famille Nicolas est le fils de la princesse Elena de Roumanie (1950) et de son premier époux, le haut fonctionnaire de l'ONU et universitaire britannique (1942-2002). Par sa mère, Nicolas est l'aîné des petits-enfants de l'ex-roi (1921-2017) et de son épouse la princesse Anne de Bourbon-Parme (1923-2016), ce qui l'apparente à la plupart des familles souveraines européennes.
Biographie Jeunesse Nicolas voit le jour en Suisse, où son père travaille alors comme professeur de géographie pour le compte des Nations unies. Après sa naissance, la famille part pour le Soudan, où elle reste trois ans, avant de s'installer à Durham, dans le nord de l'Angleterre. À l'âge de 14 ans, Nicolas intègre le Shiplake College, un pensionnat de l'Oxfordshire. Il devient alors chef d'internat (head of house), et capitaine de l'équipe de hockey sur gazon de son école.
Après ses études secondaires, Nicolas parcourt le monde, voyageant en Afrique (Kenya, Madagascar, Soudan), en Amérique (Oregon) et en Asie (Thaïlande). De retour au Royaume-Uni, il travaille un temps dans un supermarché avant de s'inscrire au Royal Holloway College University of London, où il étudie le commerce et le management.
Liens avec la Roumanie Nicolas découvre pour la première fois la Roumanie à l'âge de 7 ans, en 1992. Ses liens avec le pays de son grand-père maternel restent toutefois lointains et ce n'est qu'en 2012 qu'il commence à apprendre la langue de ses ancêtres maternels. À partir de 2007, l'ex-roi envisage cependant d'inscrire son petit-fils dans le nouvel ordre de succession à la couronne roumaine (derrière sa tante, la princesse Margareta, et sa mère, la princesse Elena) qu'il prétend instituer. Cependant, le jeune homme hésite et il n'accepte le projet de son grand-père qu'en 2009.
En 2010, titre finalement son petit-fils, alors âgé de 25 ans, prince de Roumanie avec le prédicat de courtoisie d'altesse royale. Deux ans plus tard, Nicolas fait le choix de s'installer en Roumanie. Après un séjour linguistique dans la région de Iași, le jeune homme emménage dans un appartement situé près du palais Elisabeta, où réside sa tante, la princesse héritière. Il trouve, par ailleurs, un emploi dans une maison d'édition appelée Curtea Veche Publishing.
Exclusion de la succession au trône Le , Nicolas est exclu de la succession au trône de Roumanie et privé de ses titres de courtoisie par son grand-père. Dans son communiqué, l'ancien roi justifie sa décision en expliquant que la Roumanie a besoin, selon lui, d'un monarque . Le choix de cause la stupeur parmi les soutiens de la monarchie et provoque l'apparition de nombreuses rumeurs concernant les causes réelles de la mise à l'écart de Nicolas. Certains articles de presse avancent ainsi que le prince a été dépouillé de son titre en raison de son orientation sexuelle.
D'autres sources, comme la biographe américaine Marlene Eilers Koenig, affirment que l'exclusion de Nicolas de la succession royale serait due en réalité à la naissance présumée d'un enfant illégitime, issu d'une relation d'un soir avec Nicoleta Cîrjan.. La petite fille, née le et prénommée Iris Anna, n'a cependant pas été reconnue par le prince..
Le , Nicolas publie cependant un communiqué à l'occasion de la commémoration du anniversaire de la mort du roi , son arrière-arrière-grand-père, et de la première accession au trône de , son grand-père, dans lequel il déclare ..
Le , Nicolas a confirmé via une publication Facebook que les tests de paternité avaient confirmé que la fille illégitime était bien la sienne et qu'il avait assumé la responsabilité légale à son égard.
Mariage et descendance Le , Nicolas de Roumanie annonce ses fiançailles avec Alina-Maria Binder (née le ), journaliste et présentatrice de la télévision roumaine, dont la famille paternelle est d'origine allemande. Avant de rencontrer Nicolas de Roumanie, Alina-Maria a été pendant six ans la compagne de Sebastian Blaga, le fils de l'homme politique roumain Vasile Blaga, président du Sénat de Roumanie.. Alina-Maria est la fille de Heinz Binder, ancien pilote professionnel d'avion roumain (président de l'Association nationale des aviateurs retraités roumains)., et de Rodica Binder (née Iancu), universitaire et docteur en philologie, essayiste et journaliste de presse et de radio roumaine..
Nicolas et Alina-Maria se marient civilement le à Henley-on-Thames, mais c’est en Roumanie, à Sinaia où ils vivent désormais, qu'ils s'unissent religieusement le . Les princesses Margareta et Elena, respectivement tante et mère du marié, ont boycotté les cérémonies..
Ils ont deux enfants : Maria Alexandra de Roumanie Medforth-Mills, née le à Bucarest Mihai de Roumanie Medforth-Mills, né le à Bucarest..
Titulature de courtoisie - : Son Altesse Royale Nicolas de Roumanie Medforth-Mills, prince de Roumanie ; - : Son Altesse Royale le prince Nicolas de Roumanie.
Bibliographie Publications du prince Filip-Lucian Iorga et Nicholas of Romania, The Road Home, Curtea Veche Publishing, 2014 Nicolai al României, Bunicul meu Regele Mihai, editura Vremea, 2021
Sur le prince Diana Mandache, « HRH Prince Nicholas of Romania. The Lost Prince of Romania », Eurohistory. The European Royal History Journal, vol. 18, 6, .
Presse en ligne . . . . . .
Références
Catégorie:Naissance en avril 1985 Catégorie:Naissance à Meyrin