L’aéroport international de Jérusalem (aussi nommé d'Atarot, ou de Kalandia, Qalandia ou Kolundia) est un petit aéroport situé entre Jérusalem et Ramallah. Quand il a été ouvert en 1920, il était le premier aéroport de Palestine mandataire. Il a été fermé au trafic civil depuis l'éclatement de la seconde Intifada en 2001.

Historique

De 1920 jusqu'en 1930, l'aérodrome de Kalandia était le seul aéroport dans le mandat britannique sur la Palestine. Nommé aussi Kolundia Airfield, il est situé près de la route de Jérusalem à RamallahLaurent Perpigna Iban, « Le vol programmé de Qalandia, l’aéroport oublié de Jérusalem », Orient XXI, 5 mai 2020..

Il a été utilisé par les autorités militaires britanniques et des invités de marque à destination de Jérusalem.

En 1931, les autorités britanniques ont exproprié des terrains du village juif d'Atarot pour élargir le terrain d'aviation et ont procédé à la démolition des maisons et déraciner des arbres fruitiers.

En 1936, l'aéroport a été ouvert pour les vols réguliers.

Un autre aéroport est construit en Palestine à Lod (qui est devenu l’aéroport Ben Gourion).

Le village d'Atarot est conquis puis détruit par la Légion arabe jordanienne pendant la guerre israélo-arabe de 1948-1949.

De l'armistice du conclu entre Israël et le royaume hachémite de Jordanie à la guerre des Six Jours en , l'aéroport fut placé sous contrôle jordanien, son immatriculation pour l' OACI était alors désignée "OJJR".

Il est desservi par Air Liban, Middle East Airlines, Egypt Air et Air Jordan.

L'aéroport est resté un pôle d’activités croissantes de 1949 et 1967 quand la Jordanie était la puissance occupante.

A l’apogée de ses activités au milieu des années 1960, environ 100 000 passagers transitaient annuellement via l’aéroport avec des vols transportant l’élite arabe depuis et vers 15 destinations aussi diverses et variées que Rome, Beyrouth, Bagdad, Koweït City, Doha, Jeddah ou Le Caire. L'aéroport accueillait des personnalités célèbres du monde entier venues visiter la ville et participer à toutes sortes de conférences. Il servait également aux dirigeants politiques et représentants diplomatiques.

Peter O’Toole et Omar Sharif auront régulièrement emprunté l’aéroport lors du tournage de « Lawarence d’Arabie » dans le désert de Jordanie, au début des années 1960.

De grands hôtels avaient été construits à Jérusalem-Est pour accueillir ces voyageurs de haut-vol.

Après la guerre des Six Jours, dès le , l'aéroport de Jérusalem nommé Atarot comme le petit village situé tout proche, a été incorporé dans la zone municipale de Jérusalem et . Mais, situé dans les territoires occupés et sous la juridiction de la Jordanie du point de vue de l’OACI, Israël ne peut l’utiliser.

El Al avait tenté d’exploiter l’aéroport pour des vols internationaux en tentant de mettre en place un stratagème où les voyageurs passaient brièvement par l’aéroport de Tel-Aviv-Lod (Ben Gourion aujourd'hui) avant de s’envoler vers Jérusalem sous un autre numéro de vol. Pan Am voulait ouvrir une ligne vers les Etats-Unis également mais en vain.

Après 1967, Israël voulait que cet aéroport continue d'être international mais la communauté internationale n'était pas d'accord pour des raisons politique.

Il l’exproprie néanmoins en 1970 et l’utilise pour les vols intérieurs comme vers Eilat, Tel Aviv, Rosh-Pina ou Haïfa avec la compagnie israélienne Arkia (Israël Inland Airlines).

Cet aéroport accueillait en fait peu de vols et servait d'aéroport de dégagement pour l'aéroport international de Tel-Aviv, à Lod (anciennement Lydda, au moment du mandat britannique sur la Palestine).

Il cessa toutes ses activités commerciales en 2000 après le commencement de la deuxième Intifada de 2000. L'aéroport devenait alors une base militaire jusqu'en 2001 qui cessait toutes activités aériennes.

Réutilisation des terrains

Depuis 2007, des projets d’implantation de colonies israéliennes sont régulièrement évoqués, le plus important en 2020 concerne 11 000 logements, sur des terres domaniales, du FNJ et des terres palestiniennes. Ce quartier serait réservés aux Juifs orthodoxes.

Le site est maintenant largement utilisé comme dépôt pour les bus qui font la navette entre Jérusalem-Est et Ramallah.

L’ex-aéroport est apparemment une zone fermée surveillée par la Police des Frontières Israélienne car il est situé de l’autre côté de la ligne verte pré-1967. Il est directement adjacent à la barrière de sécurité et il est surplombé par les tours de Kafr Aqab.

Galerie

Films Nahel Awwad, 5 minutes from home, Akka Films, Monarch Films, Karavan Films

Références

Liens externes

Jerusalem Airport in lowshot website

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