Atos est une entreprise de services du numérique (ESN) française, créée en 1997. Elle fait partie des dix plus grandes ESN au niveau mondial., qui produit un chiffre d'affaires annuel de plus de 7 milliards d'euros en 2025 et compte 54 000 employés répartis dans 54 pays. Le groupe, acteur européen du et de la cybersécurité., a été au CAC 40. durant quatre ans de à .
Histoire Atos naît le 30 septembre 1997 de la fusion de deux entreprises de service informatique, Axime et Sligos. Devenue Atos Origin en 2000, à la suite de la fusion entre Atos et Origin, elle reprend le nom d'Atos en 2011 après l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services.
1997-2000 : création d'Atos
Formation de Sligos En 1972, la société Sligos naît de la fusion de deux sociétés : Cegos Informatique, créée en 1962, et Sliga, une filiale du Crédit lyonnais créée en 1970. Sligos devient alors une SSII spécialisée dans les solutions de paiements qui participera à la mise en place de la carte bleue.
En 1993, Sligos rachète Marben, une société créée en 1974 par Marc Benamou.
Formation d'Axime Axime est issue en 1991 de la fusion de la Segin (Société d'études et de gestion informatique nouvelle, créée par Georges Leblon en 1976), de la SSII Sodinforg (fondée en 1981 par Bernard Bosmorin) et de la SITB avec l'aide du groupe Paribas, son premier actionnaire.
En 1997, Atos est créé par la fusion d'Axime et Sligos et d'une partie de GSI. Bernard Bourigeaud en est président-directeur général..
En 1999, Odyssée est acquis par Atos, la division conseil d'Atos prend alors le nom d'Atos Odyssée.
Histoire de Sema Group En 1958, Sema (Société d'économie et de mathématiques appliquées) est créée par deux polytechniciens et un normalien : Jacques Lesourne, Marcel Loichot et Robert Lattès. Première SSII française, son activité se concentre sur le développement d'applications pour la recherche opérationnelle et l'économie appliquée utilisant l'informatique. En 1965, Sema fonde une société de services destinée aux développements de systèmes pour les entreprises, la SACS (Société d'Analyse et de Conception de Systèmes). Elle est dirigée par Jean Carteron, qui fondera 4 ans plus tard la SSII Steria. Dans les années 1970, le groupe prend le nom de Sema-Metra.
En 1975, Sema-Metra et la CGI participent à la création de la méthode de modélisation Merise. La conduite de ce projet a été confiée au CETE d'Aix-en-Provence (Ministère de l'Equipement) par le Ministère de l'Industrie ce qui autorise son usage public. En 1979, la SSII britannique CAP Scientific (ou Cap Group) est créée par 4 collègues de Scicon, filiale du groupe BP. En 1986, Sema-Metra acquiert la SSII française CERCI (filiale de Schneider SA). En 1988, la SSII française Sema-Metra fusionne avec le britannique Cap Scientific/Cap Group pour former Sema Group, une importante SSII européenne (2 en Europe à la fin des années 1980)
En 1989, Sema Group acquiert la société allemande ADV/Orga. En 1990, Sema Group acquiert 49 % de la société de services Tibet, spécialisé dans les systèmes pour le monde de la finance et de la bourse. En 1991, Sema Group créée une filiale commune avec British Aerospace, British Aerospace SEMA. En 1992, France Télécom devient actionnaire de Sema Group. En 1993, Sema Group acquiert les activités d'intégration de la société suédoise SKD Foretagen. En 1994, Sema Group acquiert Contacte (société de gestion d'équipements de cartes de paiement et de fidélité) et de la SSII française Aera. En 1995, Capgemini vend la participation minoritaire de 27 % qu'elle détient dans Sema Group depuis la fin des années 1980. En 1995, Sema Group acquiert 51 % du capital de la SSII Progénia (France) et de Paradigme (Afrique du Sud). En 1996, Sema Group acquiert Datashield (Royaume-Uni), Mouncey & Associates (Royaume-Uni), de 75 % de la société de services Infoservicios, de Syntaxe Processing (activités d'infogérance d'Olivetti en Europe), et de Telis (filiale d'intégration de système du groupe France Télécom). En 1997, Sema Group acquiert BR Business System (Royaume-Uni) et de Devotech (France).
En 1998, Sema vend sa participation dans la coentreprise BaeSEMA à British Aerospace. En 1998, Sema devient le prestataire d'intégration de systèmes pour les jeux olympiques pour la période 2002-2008 à la place d'IBM. En 1999, Sema acquiert Servicios (Argentine), Informatica Techlogica et de DS Telematica (Italie). En 2000, Sema acquiert DSI, société de services dans le domaine de l'Internet en Espagne. En 2000, LHS, fournisseur de logiciels de facturation pour opérateurs téléphoniques, pour 3,3 milliards de dollars. Cette opération sera très coûteuse pour le groupe et ce fournisseur sera revendu.
En 2001, le groupe de services pétroliers Schlumberger déjà présent dans les services informatiques dans le domaine de l'énergie, acquiert pour 5,2 milliards de dollars Sema Group, en espérant dégager de fortes synergies et intégrer Sema dans un large éventail de services. Le groupe prend le nom de SchlumbergerSema. La nouvelle entreprise compte alors dans le monde et possède alors la des SSII en France. En 2002, SchlumbergerSema cède ses activités de systèmes informatiques pour la défense (Sema GmbH et Sema Computer Systems GmbH) à Thales.
Atos Origin (2000-2011)
En 1976, BSO est créé par l'homme d'affaires néerlandais Eckart Wintzen. En 1990, cette société fusionne avec Philips Communications ISA (entité informatique de Philips) pour former BSO/Origin. En 1996, Origin B.V. est créé par la fusion de BSO et de Philips Communications C&P.
Le , Atos Origin naît de la fusion entre Atos et Origin. Philips détient alors 49 % du capital de l'entreprise.
En 2001, Atos Origin fait l'acquisition de KPN Datacenter pour 163 millions d'euros. En , Atos Origin acquiert les divisions de KPMG Consulting au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Le , Atos Origin acquiert pour 1,4 milliard d'euros, SchlumbergerSema, SSII issue du rachat par Schlumberger de Sema Group en 2001, et dont l'intégration au sein des services informatiques du groupe Schlumberger n'a pas été aussi efficace qu'attendu. Atos renforce ainsi sa place en Europe. L'effectif du groupe est quasiment doublé, le chiffre d'affaires de la nouvelle entité est multiplié par 1,5. Atos Origin renforce considérablement sa place au Royaume-Uni et son portefeuille de clients dans le secteur public, la finance, et les télécommunications.
En 2004, Atos Origin crée une nouvelle filiale : Atos Worldline. La même année, Atos Origin abandonne la marque KPMG pour sa filiale de conseil, au profit du nom Atos Consulting. Toujours en 2004, Philips cède une partie du capital qu'il détient encore dans le groupe. Sa part est désormais de 16,5 %.
En , le siège social déménage des Pays-Bas vers Zaventem en Belgique. En , Atos Origin Australia, issue des activités de Philips Communications, est vendu à Fujitsu. En , Atos Origin vend ses filiales d'Europe du Nord (hérité des entreprises Philips C&P/Origin) à VM-Data.
Le , Atos Origin acquiert Banksys et Bank Card Company (BCC), sociétés spécialisées dans les solutions de paiements et intégrés depuis à Atos Worldline. En , Philippe Germond est nommé au poste de président du directoire où il succède à Bernard Bourigeaud. Le , Atos Origin Middle East est vendue à HP..
En , Atos Origin et Euronext ont décidé de mettre un terme à leur coentreprise AEMS, chacun reprenant les actifs qui les intéressent. À partir 2008, les activités informatiques de cotation de marché intègreront Nyse Euronext, tandis que les activités de compensation, de règlement-livraison et interbancaires, intégreront la branche Worldline d'Atos Origin. Dans le cadre de cet accord, Euronext verse environ 250 millions d'euros à AtosNYSE Euronext acquiert 50% d'AEMS auprès d'Atos, Ariane Beky, Clubic, 12 décembre 2007..
Le , Thierry Breton remplace Philippe Germond au poste de président du directoire..
En 2010, Atos acquiert Venture Infotek, entreprise indienne, pour environ 100 millions de dollars et l'intègre à Atos WorldlineEurope’s card services company to buy Venture Infotek for $100 million, Mayur Shetty et M Sabarinath, The Economic Times, 27 août 2010.
Le , Atos Origin annonce l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services, pour d'euros financés pour en actions, en numéraire et en obligations convertibles en actions. À l'issue de cette acquisition, Atos Origin sera comparé à l'Airbus des services informatiques..
Retour au nom Atos Le , Atos Origin est renommé en Atos, à la suite de l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services. Atos signifie désormais Atos Origin to SIS et constitue une nouvelle marque avec de nouvelles ambitions.
En 2014, Atos introduit partiellement en bourse Worldline sur 26,59 % de ses participations pour 575 millions d'euros, valorisant Worldline à une capitalisation de 2,1 milliards d'euros..
En , Atos lance une OPA sur Bull de 620 millions d'eurosAtos met la main sur Bull pour se renforcer dans le big data, Audrey Fournier, Le Monde, 26 mai 2014 qui est réussie et validée en .
En , Atos acquiert pour 1,05 milliard de dollars, soit 840 millions d'euros, une partie de l'activité d'outsourcing informatique de Xerox, acquise via l'achat de ACS, cette activité regroupant près de Xerox to sell IT outsourcing arm to France's Atos for $1.05 billion, Subrat Patnaik et Liana Baker, Reuters, 19 décembre 2014Informatique : Atos veut tripler de taille aux États-Unis, Le Monde, 9 décembre 2014..
En , 820 salariés de l'entité Workplace & Service Desk Services issue des entités françaises Atos Infogérance et A2B sont revendus à Proservia Workstation Services, filiale de Manpower..
En , Atos annonce l'acquisition pour 340 millions de dollars d'Unify, co-entreprise de , appartenant à The Gores Group et de Siemens. Dans le même temps, Siemens annonce l'extension de 3 ans de son contrat d'externalisation avec Atos jusqu'en 2021Atos renforce ses liens avec Siemens, Usine Nouvelle, 3 novembre 2015.
En , Atos annonce l'acquisition d'Anthelio Healthcare Solutions, une entreprise présente dans les services informatiques pour la santé, pour 275 millions de dollarsLe français Atos se renforce aux États-Unis, Romain Gueugneau, Les Échos, 12 septembre 2016.
Le , Atos fait son entrée au CAC 40, confirmant durant un temps le statut d'acteur mondial du groupe.
En , Atos lance une offre d'acquisition de 4,3 milliards d'euros sur Gemalto, producteur notable de carte à puce, dans le but notamment de renforcer dans l'Internet des objets. Atos obtient rapidement le soutien du plus grand actionnaire de Gemalto, à savoir Bpifrance.. Le , Gemalto refuse officiellement l'offre d'Atos au profit de celle proposée par ThalesComment Thales a soufflé Gemalto à Atos, Le Monde, 18 décembre 2018. Cet échec reste mal vécu par les salariés du groupe.
En , Atos annonce l'acquisition de Syntel, une entreprise américaine possédant de nombreux centres offshore en Inde, pour 3,4 milliards de dollars.. Le mois suivant, la banque Crédit Suisse souligne des problèmes comptables de trésorerie ; le titre chute de 10 % en bourse.
Début 2019, Atos annonce un chiffre d'affaires de 12,26 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2018..
En 2019, Atos conclut un partenariat avec Google Cloud portant sur la mise en place de services communs dans les domaines du cloud hybride, de l’analyse de données, de l’apprentissage automatique et de l’environnement de travail connecté. Les deux entreprises annoncent l'ouverture de trois centres de recherche communs consacrés à l'intelligence artificielle.. À la suite de ce partenariat, Atos rachète l'entreprise américaine Maven Wave, l'un des principaux partenaires de Google Cloud..