Le du génie était un régiment du génie militaire de l'Armée de terre française. Créé en 1814, il est dissous en 2010.

Régiment de tradition de la garnison de Strasbourg, il était, avant sa dissolution, caserné au quartier Leclerc, à Illkirch-Graffenstaden.

Création et différentes dénominations : création du 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création du régiment du génie de Metz 1820 : prend le nom de du génie 1940 : dissous 1946 : création du ; 1957 : régiment d'instruction du génie ( RIG) ; : régiment du génie ; Dissolution le .

Chefs de corps

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division. (***) Officier qui devint par la suite général de corps d'armée.

Historique des garnisons, combats et batailles du RG (1814-1815) Révolution et Empire 120px|right

Le est créé par ordonnance royale, du , durant la Première Restauration, et formé à Saint-Omer avec les , et et le dépôt du , du bataillon de Sapeurs de la Garde impériale et du .

Durant les Cent-Jours le régiment est engagé dans l'armée du Nord et participes aux batailles de Ligny et de Waterloo et à la défense de Paris

16 juillet 1815, comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration

Régiment du génie de Metz (1816-1820) Le 1816, le « régiment du génie de Metz » est formé à Metz avec des éléments de l'ancien .

(depuis 1820) De 1820 à 1852 En 1823, durant l'expédition d'Espagne le régiment participe aux sièges de Pampelune, de Cadix, à l'assaut du Trocadéro, et aux travaux d'attaque des forts Santi Pietri et Suazo sur l'île de León.

En 1820, il prend le nom de

En 1830, le régiment fait partie du corps expéditionnaire pour l'expédition en Algérie de 1830. Il se trouve à la bataille de Staoueli et à la prise d'Alger.

En 1832, durant la campagne de Belgique, il participe au siège d'Anvers.

De 1835 à 1840, le est en Algérie et il se trouve à l'expédition de Tlemcen en 1835, à celles de Mascara, de Miliana et de Médéa en 1836, aux expéditions de Constantine en 1836 et 1837, au siège de Mazagran (3-) et à l'expédition de Cherchell en 1842. En 1847, il se trouve aux combats en Petite Kabylie, aux sièges de Zaatcha en 1849, de Djidjelli en 1851 et aux combats en Grande Kabylie en 1857.

En 1849, une partie du régiment fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome

Second Empire En 1854, dans le cadre de la guerre de Crimée, une partie du régiment est envoyée en expédition en Baltique et participe à la bataille de Bomarsund. L'autre partie de l'unité, affectée à l'armée d'Orient et participe au siège de Sébastopol.

En 1859, dans le cadre de la campagne d'Italie l'unité se trouve aux batailles de Magenta et de Solférino puis au passage du Mincio.

En 1859 et 1860, il participe à l'expédition de Chine et se trouve à l'assaut des forts du Peï-Ho, aux batailles de Tchang-Kia-Wang, de Palikao et à la prise de Pékin Guerre franco-prussienne de 1870 Bataille de Frœschwiller-Wœrth Bataille de Forbach-Spicheren Siège de Bitche la de mineurs contribue à la défense de Verdun

De 1871 à 1914

Il passe des périodes de trois ou quatre années, à tour de rôle, dans les garnisons de Metz, Montpellier et Arras. Sa dernière garnison en 1870 est Metz. Après la guerre de 1870-1871, le Régiment du génie est regroupé à Versailles et occupe la caserne des Petites Écuries jusqu'à la guerre de 1914.

En 1876, les compagnies de chemin de fer rejoignent Versailles et forment deux bataillons spéciaux. Le Bataillon du Génie est en garnison à Toul à la caserne Perrin-Brichambault. Le , le , spécialisé chemin de fer et les deux bataillons spéciaux passent au du génie.

En 1900, la loi du regroupe les compagnies d'aérostation en un bataillon attaché au du génie. En 1901, le Décret du attribue le numéro 25 aux aérostiers. Elles sont regroupées le pour former, sous les ordres du chef de bataillon Hirschauer, le Bataillon du Génie à Versailles. Au début de la Première Guerre mondiale, ils sont dans les bataillons de Places. Le Bataillon, pour la place de Verdun, au du génie.

Première Guerre mondiale Le régiment est en garnison à Versailles. À la déclaration de guerre, il est dissout et forme un dépôt de guerre. Il est organisé en compagnies divisionnaires et de corps d'armée, formées depuis 1871, appartenant au , et bataillons du GénieJournal Officiel du 4 novembre 1919 qui établit un tableau des unités combattantes au regard de la loi du 19 août 1917. De 1914 à 1919, le dépôt est basé à Montpellier

Compagnies du régiment durant la guerre 4/1 Cie Active – Cie Divisionnaire : Division d'Infanterie 4/2 Cie Active – Cie Divisionnaire : Division d'Infanterie 4/3 Cie Active – Cie Corps d'Armée : d'armée 4/4 Cie Réserve – Cie Corps d'Armée : d'armée 4/5 Cie Réserve – Cie Corps d'Armée : 4/16 Cie Réserve - Cie d'équipage de pont 4/21 Cie Réserve - Cie de Parc

Pour le , ce dernier rattaché au Corps Colonial, les compagnies : 22/1, 22/51, 22/2, 22/3, 22/53, 22/4, 22/5, 22/6, 22/7, 22/8, 22/9, 22/10, 22/11, 22/13, 22/16, 22/63, 22/21, 22/71, 22/23. Pour la : Cies de Génie de D.I : 22/1, 22/3. Cies de Génie de C.A : 22/2, 22/4 (22/2 seulement à/c du 07/1915) Cies de Ponts : 22/16 Cies de Parc : 22/21 Sapeurs Cyclistes, affectées à la Division de Cavalerie Compagnies Schilt ou lance-flammes (par extension, les compagnies du Génie spécialement équipées de ce type de matériel seront ensuite dénommées « compagnies Schilt ») : 22/5 à 22/11. Compagnies Z (spéciales - code des gaz de combat) : 22/31 à 22/38, Compagnies 31/1 à 31/4, 32/1 à 32/3, 33/1 à 33/3, 34/1 et 34/2. Création en 1915 des 31, 32, 33 et bataillons dit Z pour unités Armes Spéciales. On créa 2 bataillons de lance-flammes qui, appartenant au Génie, prirent les et 34.

Les Cies lance-flamme sont regroupées au sein du créé en 1917 : 40/1 à 40/7.

Le avait dû être dédoublé pour former, surtout du point de vue administratif, un du génie qui est dissous à la fin de la campagne. La création temporaire du du génie eut pour but de répartir les unités du du génie en deux groupes. Il y eut des modifications par la suite : certaines compagnies ont compté dans deux régiments en résulte qu'il est difficile de séparer les deux subdivisions du et du du génie.

1914 Bataille des Frontières, 22 août : combats de Rossignol

1915 vignette|Maurice-Louis Branger, Soldats d'une compagnie du , autour du capitaine Bérard, dans les tranchées en 1915.

Le dépôt du Génie est à Montpellier

Dans la nuit du 5 au , à Vauquois, un accident implique une équipe de sapeurs pompiers de la Brigade de Paris, formant la compagnie « engins spéciaux » ou compagnie Z 22/6 du du génieLa Butte meurtrie, Vauquois, du camp de Satory, venus en renfort avec un matériel d'un usage nouveau, les appareils Schilt, mais d'une efficacité impressionnante. Au moyen de lances, elle projette sur les lignes allemandes environ d'un mélange d'un liquide composé de 30 % de pétrole et 70 % d'huile légère de houille contenu dans des récipients sous pression, mélange enflammé au moyen de grenades incendiaires. Cette émission de liquide enflammé avait pour but d'aider à prononcer une attaque à hauteur des vestiges de l'église du village. L'effet de souffle produit par l'explosion d'un dépôt de munitions allemand, touché par ce mélange, rabat le liquide enflammé sur les lignes françaises. Les victimes se comptent parmi les sapeurs pompiers et les hommes du du RI, présents dans les tranchéesJMO du Génie du d'armée (France).

La première compagnie du embarque à Marseille pour Alexandrie le dans le cadre de l'Armée d'Orient.

Aux Dardanelles en , le régiment réalise l'installation, sur , d'une ligne téléphonique entre Mondros et Portheventos pour relier le Parc d'Artillerie.

1916

Dès février, les Compagnies Z du et du bataillon sont envoyées en première ligne pour effectuer des lancements de vagues gazeuses au chlore, dans le secteur de Reims tout d'abord, puis dans l'Argonne, en Lorraine Pont-à-Mousson et dans les Vosges.

1917 En avril 1917, la création d'un régiment ayant pour seul but de soulager l'administration du du génie est arrêtée. La nouvelle unité porte le du au . Le du génie est dissous à la fin de la campagne.

1918

Entre-deux-guerres

En 1928, le régiment du génie est en garnison à Strasbourg.

Seconde Guerre mondiale

Après 1945 Le , le régiment du génie change d'appellation et devient le du génie. Il est en garnison à Saint-Goar puis à Coblence en Allemagne.

Le régiment participe aux opérations en Indochine et en Algérie.

Le , il devient le d'instruction du génie et se regroupe à Spire.

Le , il reprend le nom de du génie et retrouve la garnison de Strasbourg. Le régiment s'installe au quartier Lizé au Neuhof.

Le du génie comporte également un organe mobilisateur situé au camp de Neubourg et chargé de mettre sur pied le régiment du génie de réserve en cas de conflit.

Le régiment emménage progressivement à Illkirch-Graffenstaden, commune du sud de l'agglomération strasbourgeoise, au sein du nouveau quartier Leclerc entre 1968 et 1976.

De 1968 à 1993, le régiment du génie fait partie de la zone de franchissement du Rhin, devenue division du Rhin en 1984. Il est l'unique régiment d'active de cette grande unité de réserve de l'Armée de terre. Il rejoint la brigade du génie en .

À la dissolution du régiment du génie (réserve) en 1998, 20 % des cadres de réserve sont affectés à la nouvelle compagnie de ponts flottants motorisés qui devient la compagnie de réserve du RG.

Le régiment disposait du dernier bateau militaire fluvial de France, l'Amiral Exelmans« L'Amiral-Exelmans, dernier bateau militaire fluvial », archives des Dernières Nouvelles d'Alsace du 22 juillet 2008..

Dissolution À la suite de la réforme des armées lancée en 2008 après l'adoption du livre blanc sur la défense, le , François Fillon (Premier ministre) et Hervé Morin (ministre de la Défense) annoncent la dissolution du RGDéfense, la nouvelle carte militaire, Le Figaro. Le , une cérémonie de dissolution est organisée place Kléber à Strasbourg« Cérémonie de dissolution du régiment du Génie d'Illkirch » sur Youtube, vidéo des Dernières Nouvelles d'Alsace.. Hindisheim a été choisi par le lieutenant colonel Eglemme, commandant du Régiment du Génie pour être le cadre de la cérémonie de dissolution et de remise du fanion de commandement et de logistique au chef de corps. Ensuite, l’inauguration officielle d’une rue portant le nom de « Rue du Régiment du Génie » a été effectuée dans la nouvelle zone artisanale, en souvenir de ce régiment qui intervint, notamment, après la destruction du pont sur l’Andlau, à l’entrée de Hindisheim, au moment de la Libération, en .

Personnalités

Maurice Beslay (1877-1915), auteur dramatique, lieutenant à la compagnie 4/7, tué à Bouvigny le . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Charles Hoffbauer (1875-1957), peintre2e bureau de recrutement de la Seine, classe 1895, cote D4R1 840, Numéro de matricule : 2711 Joseph Joffre (1852-1931), alors lieutenant Geoffroy Petit (1890-1926) André Varnier (1914-1949), Compagnon de la Libération

Drapeau thumb|120px|right|fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 Son drapeau n'a jamais été pris par l'ennemi. Le RG était également l'héritier des traditions du RG. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Fleurus 1794 (héritage des compagnies d'aérostiers) Anvers 1832