María Teresa León, née le à Logroño et morte le à Madrid, est une romancière, essayiste, dramaturge et scénariste espagnole.

Biographie Fille d'Ángel León, colonel de l'armée d'Espagne., María Teresa grandit dans une riche maison remplie de livres. Elle vit à Madrid, à Barcelone et à Burgos. Elle lit de nombreux livres d'auteurs connus tels que Victor Hugo, Alexandre Dumas et Benito Pérez Galdós. À cause du caractère itinérant du travail de son père, le nomadisme marque profondément sa vie. Sa mère, Olivia Goyri, l'envoie étudier à l'Institution Libre d'enseignement, où sa tante, María Goyri de Menéndez Pidal, enseigne alorsConsuelo Flecha García: Las primeras universitarias en España 1872-1910.. Là, elle obtient un diplôme en philosophie et en Lettres.

À 16 ans, sa fugue amoureuse fait scandale. Malgré son mariage, l'année suivante, avec le journaliste et écrivain Gonzalo de Sebastián Alfaroelle, elle est déchue de ses droits sur ses deux fils et ne pourra pas les revoir avant des années. À Madrid, elle vend des voitures, fréquente le Lyceum Club, qui réunit progressistes et féministes. Amie proche de Federico Garcia Lorca - puis de son compagnon Rafael Rodríguez Rapún. - , elle publie la Bella del mal amor.. Elle fait partie du groupe littéraire Génération de 27. et des féministes de Las Sinsombrero.

Elle adhère au Parti communiste et épouse en 1932 le poète Rafael Alberti. Ensemble, ils voyagent dans plusieurs pays d'Europe. De retour à Madrid, María Teresa crée la revue Octubre, « pour la défense de l’URSS, contre le fascisme ». Quand éclate la révolte des mineurs des Asturies, en 1934, le couple est à Moscou, au premier congrès des écrivains. En Espagne, leur maison est fouillée. Pour le Parti communiste, ils partent aux États-Unis, puis au Mexique et à Cuba, afin de multiplier les conférences et articles pour alerter sur la menace fasciste.

Dès le début de la guerre d'Espagne qui oppose républicains et franquistes, tous deux reviennent précipitamment à Madrid où María Teresa supplie Federico García Lorca de ne pas retourner à Grenade, où l’écrivain sera fusillé par des soldats franquistes. À la fin du mois de , sous les bombardements, elle fait évacuer de nombreux tableaux des musées madrilènes vers des villes plus sûres. Elle fonde et anime la revue El Mono Azul, crée les Guérillas du théâtre, qui donnent des représentations près des lignes de front auprès des républicains. Secrétaire de l’Alliance des écrivains antifascistes, Marie Teresa organise les réunions de 1937, qui aboutissent au congrès de Madrid pour la défense de la culture, réunissant nombre d'écrivains d’Europe et d’Amérique latine.En 1937, María Teresa León et Rafael Alberti se rendent à Moscou afin d’obtenir l’aval des Soviétiques pour la tenue du Congrès des écrivains antifascistes en Espagne.

À la fin de la guerre civile, le couple est hébergé à Paris chez Picasso et Pablo Neruda, puis chassé par le régime de Vichy. Arrivé en Argentine, une junte militaire les chassera bien plus tard. À Rome, en 1974, María Teresa continue d'écrire mais doit faire face à la maladie d’Alzheimer. Elle n’aura conscience ni de la mort du dictateur Franco ni de son retour en Espagne en 1977, après trente-huit ans d’exil. En 1988, elle est enterrée à Majadahonda, près de Madrid. Un vers de son époux est inscrit sur sa tombe : « Esta mañana, amor, tenemos veinte años ». Aïtana Alberti, sa fille, qui vit à Cuba, fait vivre sa mémoire face à l'oubli.

Memoria de la melancolia, l'une de ses œuvres les plus populaires, est une autobiographie avec une écriture en prose particulièrement sophistiquée de ses mémoires. Les mots employés touchent le genre de la poésie. Ce style est mélangé à des moments très forts historiquement parlant, mais aussi à des périodes de sa vie, tel que son exil durant le régime franquiste, ou ses amitiés avec les poètes de la Génération 27. Pour le quotidien L'Humanité, le point de vue qu’elle transmet dans ce livre, permet au lecteur de découvrir certains éléments historiques d’un œil nouveau. Dans cette autobiographie, María Teresa León ne rompt jamais explicitement avec le communisme, mais elle s'éloigne de la rhétorique héroïque des autobiographies communistes classiques. Son récit à rebours des premières autobiographies du mouvement communiste espagnol, fait émerger une mémoire plus complexe, où les ambiguïtés de l'expérience communiste prennent une place centrale Gina Herrmann, Written in Red: The Communist Memoir in Spain, University of Illinois Press, 272 pages.

Œuvres Théâtre Huelga en el puerto, 1933 Misericordia, 1933 La tragedia optimista, 1937 La libertad en el tejado, 1989

Roman Contra viento y marea, 1941 El gran amor de Gustavo Adolfo Bécquer, 1946 Don Rodrigo Díaz de Vivar, el Cid campeador, 1954 Juego limpio, Goyanarte, Buenos Aires, 1959 - traduit en français sous le titre Les Tréteaux de Madrid par Gisèle Ventajou, Condé-sur-Escaut, Les Éditeurs français réunis, 1965 Doña Jimena Díaz de Vivar, gran señora de todos los deberes, 1960 Menesteos, marinero de abril, 1965 Cervantes. El soldado que nos enseñó a hablar, 1978

Récit Cuentos para soñar, 1928 La bella del mal de amor, 1930 Rosa-Fría, patinadora de la luna, 1934 Cuentos de la España actual, 1935 Una estrella roja, 1937 Morirás lejos, 1942 Las peregrinaciones de Teresa, 1950 Fábulas del tiempo amargo, 1962

Essai Crónica General de la Guerra Civil, 1939 La historia tiene la palabra, 1944

Scénario Los ojos más bellos del mundo, 1943 La dama duende, 1945 El gran amor de Bécquer, 1946

Divers Nuestro hogar de cada día, 1958 Sonríe China, 1958, mélanges Memoria de la melancolía, 1970, biographie

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