est un film japonais réalisé par Mikio Naruse, sorti en 1962. Il s'inspire de la vie de la romancière Fumiko Hayashi d'après son récit autobiographiqueTraduit sous le titre français "Vagabonde" en 2022. et l'adaptation théâtrale par Kazuo Kikuta.
Synopsis Le film s'ouvre et se referme sur un chemin solitaire que Fumiko Hayashi parcourt, enfant, aux côtés de ses parents marchands ambulants.
Dans le Japon de la fin de l'ère Taishō, Fumiko, privée d'instruction mais lectrice insatiable et fine connaisseuse de la littérature de son temps, vit dans une grande pauvreté. À la pension qu'elle partage avec sa mère, un veuf bienveillant, Yasuoka, la demande en mariage. Elle le repousse obstinément, mais acceptera son soutien dans ses moments de détresse.
Dans un pays miné par le chômage, elle ne trouve que de rares emplois précaires : elle fait la queue parmi des centaines de candidates pour un poste de bureau, est éconduite par un directeur de théâtre dont les intentions n'ont rien de professionnel, ment sur ses compétences comptables et se fait renvoyer dès le premier jour, peint des jouets en usine, puis travaille comme serveuse-hôtesse dans un café où elle se lie d’amitié avec ses collègues. Elle change souvent de logement.
Malgré sa défiance affichée envers les hommes, elle s'attache pourtant aux plus égocentriques d'entre eux : d'abord un poète et acteur, Date, qui loue son travail mais entretient plusieurs « épouses », puis l'écrivain Fukuchi, violent et désagréable, que la réussite de Fumiko humilie à mesure que la sienne décline.
Entrée dans les cercles littéraires, elle se tient à l'écart de leurs engagements socialistes, estimant que les pauvres n'ont pas le loisir de « brandir des drapeaux ». Kyōko Hinatsu, ancienne rivale amoureuse devenue écrivaine, l'accuse d'avoir faussé un concours littéraire qui lui a permis de publier son premier livre Hōrōki.
Devenue célèbre et aisée, Fumiko vit avec un peintre qui soutient son travail et peut enfin offrir à sa mère le confort dont elle avait rêvé. Elle s’endort à son bureau, où elle est en train d’écrire, rêvant de son enfance nomade au bord de la mer...
Fiche technique Ces informations proviennent du générique du film, de la base IMDb, de la fiche Wikipédia japonaise et des bases de données japonaises NFAJ et EIREN Titre original : Titre français : Chronique de mon vagabondage Titres anglais : A Wanderer's Notebook aka Her Lonely Lane Réalisation : Mikio Naruse Scénario : et Sumie Tanaka, d'après un récit autobiographique de Fumiko Hayashi une pièce de théâtre de Kazuo Kikuta Photographie : Jun Yasumoto Lumière : Musique : Yūji Koseki Son : Mixage : Décors : Montage : Eiji Ōi Assistants réalisateurs : Masazumi Kawanishi, Mitsuyoshi Tsujimura Production : Sanezumi Fujimoto, Mikio Naruse, Tadahiro Teramoto Société de production : Société de distribution : Tōhō Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 2,35:1 — son mono Genre : drame Durée : 124 minutes (métrage : neuf bobines - ) Dates de sortie : Japon : États-Unis :
Distribution Hideko Takamine : Fumiko Hayashi Akira Takarada : Mitsugu Fukuchi, un amant de Fumiko Daisuke Katō : Nobuo Yasuoka, le voisin veuf amoureux de Fumiko Keiju Kobayashi : Fujiyama, le peintre devenu le compagnon de Fumiko Kinuyo Tanaka : Kishi, la mère de Fumiko : Kensaku, le beau-père de Fumiko Jun Tatara : Tamura, entrepreneur en bâtiment Mitsuko Kusabue : Kyōko Hinatsu, une écrivaine rivale de Fumiko Yūnosuke Itō : Gorō Shirasaka, éditeur d’une revue littéraire, amoureux de Kyōko Chōko IidaChōko Iida joue la logeuse du début du film. Elle est créditée au générique. Elle jouait la mère de Fumiko dans la version de 1954. : la logeuse : Haruhiko Date, un amant de Fumiko
Takeshi Katō : Uenoyama, un poète prolétarien : Yasuko Murano Kin Sugai : le chef d'atelier de l'usine de jouets Natsuko Kahara : la patronne du café où travaille Fumiko : un inspecteur de la police spéciale Chieko Nakakita : la gouvernante de Hayashi Shin Kishida : un étudiant, client du restaurant Isao Hashizume : un étudiant, client du restaurant : un étudiant, client du restaurant : Kimiko, une serveuse-hôtesse : Hatsuko, une serveuse-hôtesse : un rédacteur en chef d'une maison d'édition Yurika BenizonoYurika Benizono (紅園ゆりか) est membre de la 47ᵉ promotion de la Revue Takarazuka. (宝塚歌劇団47期生) : Tokiko, une serveuse-hôtesse, qui devient la maîtresse de Tamura
L'adaptation Hōrōki est une œuvre autobiographique fragmentaire de Fumiko Hayashi, écrite sous la forme d'une chronique à la première personne et tirée de son propre journal de vie errante. Depuis sa parution (entre 1928 et 1930, suivie d'une troisième partie en 1949), le livre a été adapté au cinéma, au théâtre et à la télévision. Le film s'appuie à la fois sur l’œuvre de Hayashi et sur sa version théâtrale écrite par Kazuo Kikuta, créée en 1961 avec Mitsuko Mori dans le rôle-titre au théâtre Geijutsu-za. La pièce et le film transforment l'œuvre d'origine en un drame structuré, doté de scènes et de personnages nommés. Le film affiche même à l'écran des extraits du journal de Fumiko lus en voix off par Takamine. La musique du film a été composée par Yūji Koseki, qui avait également signé celle de la pièce de théâtre. Le film se clôt sur un vers de Hayashi : à la place du mot "fin".
Ce récit autobiographique de Fumiko Hayashi avait déjà été porté deux fois au cinéma par Sotoji Kimura en 1935 et par Seiji Hisamatsu en 1954 sous le même titre original.
Autour du film « Chronique de mon vagabondage n’a pas reçu autant d’éloges de la critique que Nuages flottants, mais je pense que M. Naruse et moi-même l’avons peut-être préféré. » Hideko Takamine, citée par La Cinémathèque de VancouverDernière des six adaptations de Fumiko Hayashi par Mikio Naruse, Chronique de mon vagabondage prend pour sujet l'autrice elle-même, incarnée par Hideko Takamine dans une interprétation enjouée et pleine de surprises. Rejetant son destin de fille de pauvres marchands, Fumiko endure des emplois et des amants pénibles tout en fonçant vers son rêve de devenir écrivaine. Naruse met en avant la prose de Fumiko en la plaçant à distance, tandis que la voix off et les textes à l'écran transforment sa chambre lugubre en méditations sur la mortalité, l'argent et l'amour. Les nombreuses récriminations se demandant si son écriture franche sur la pauvreté ne s'enlise pas trop dans des détails mornes ont peut-être trouvé un écho chez Naruse, qui avait lui-même essuyé des critiques similaires pour sa vision larmoyante de la vie de la petite bourgeoisie. — Kelley Dong, Harvard Film Archive, 2025
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Film japonais sorti en 1962 Catégorie:Film dramatique japonais Catégorie:Film réalisé par Mikio Naruse Catégorie:Film japonais en noir et blanc Catégorie:Film en japonais Catégorie:Adaptation d'un roman japonais au cinéma Catégorie:Film se déroulant à l'ère Taishō