La Sonate pour clarinette, flûte et piano, op. 11, est une œuvre de Maurice Emmanuel. Composée en 1907, cette sonate en trio n'est créée que le , en audition privée chez le couple Robert d'Harcourt, à Paris, par Louis Cahuzac, René Le Roy et Janine Weil. L'œuvre doit encore attendre 1929 pour être publiée aux éditions Henry Lemoine. Elle est considérée aujourd'hui comme l'une des partitions qui font le mieux connaître l'œuvre de ce compositeur.
Composition Contexte À quarante-cinq ans, Maurice Emmanuel traverse une période particulièrement troublée dans sa carrière, que son biographe Christophe Corbier présente comme : en 1907, .
Parmi tous ces revers, l'amitié et les encouragements d'un autre compositeur et organiste comme Charles Tournemire lui permettent de composer à nouveau, librement.
Dans un texte autobiographique, Mes avatars, le compositeur précise ses intentions à propos de sa Sonate pour clarinette, flûte et piano : .
Création La Sonate pour clarinette, flûte et piano n'est créée que le , en audition privée chez le couple Robert d'Harcourt, à qui l'œuvre est dédiée. Les interprètes en étaient le clarinettiste Louis Cahuzac et le flûtiste René Le Roy, avec Janine Weil au piano. L'œuvre doit encore attendre 1929 pour être publiée aux éditions Henry Lemoine.
Analyse Instrumentation Dans cette partition, Maurice Emmanuel n'emploie que la clarinette en si, pour son agilité et sa souplesse à jouer les batteries du mouvement lent. Le compositeur lui confie le premier thème, , qui sera repris dans le dernier mouvement :
vignette|center|upright=2.5|Premier thème de la Sonate pour clarinette, flute & piano.
Structure L'œuvre est en trois mouvements, : () à dans le mode de Fa (lydien) sur si bémol, () à , en mode de Ré (dorien), , s'ouvrant sur , () à dans le mode du premier mouvement, .
Postérité En 1960, Paul Pittion oublie de mentionner cette Sonate parmi les œuvres de Maurice Emmanuel, . Autre témoignage de cette méconnaissance persistante, en 1977, Antoine Goléa ne mentionne le compositeur que dans l'entourage de Debussy et ne cite aucune de ses œuvres…
En 1987, Harry Halbreich loue en revanche l'alliance de , et salue dans le premier mouvement , dans le deuxième mouvement , et dans le troisième mouvement , pour conclure qu'.
En 2010, le musicologue présente la Sonate pour clarinette, flûte et piano comme la partition .
Discographie Maurice Emmanuel : Les six Sonatines pour piano, Sonate pour clarinette, flûte et piano — interprétées par Marie-Catherine Girod (piano), Alain Marion (flûte) et Richard Vieille (clarinette) — Cybelia 476 165 8 (1986, réédité par Accord en 2004). French Connection — interprétée par Emmanuel Pahud (flûte), Éric Le Sage (piano) et Paul Meyer (clarinette) — Emi Classics 7243557948, 2005. Maurice Emmanuel : musique de chambre — interprétée par Laurent Wagschal (piano), Olivier Sauvage (flûte) et Philippe Moinet (clarinette) — Timpani 1C1167, 2010. Charles Koechlin, Maurice Emmanuel : Music for flute, clarinet & piano — interprétée par Markus Brönnimann (flûte), Jean-Philippe Vivier (clarinette) et Michael Kleiser (piano) — Brilliant Classics 9422, 2013.
Bibliographie
Ouvrages de Maurice Emmanuel . Ouvrages généraux
Harry Halbreich, « Maurice Emmanuel », dans ,
Monographies
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Notes discographiques
Références
Liens externes
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