thumb|right|Projet de Buzot Les Volontaires de l'Ardèche désignent un groupe de personnes engagées, formé à Privas le , qui ont participé activement aux combats pour défendre les idéaux républicains durant la Révolution française.

Originaires principalement du département de l'Ardèche, ces volontaires se sont mobilisés pour soutenir les armées révolutionnaires face aux menaces internes et externes. Leur engagement a été marqué par des valeurs de liberté et d'égalité, et ils ont joué un rôle significatif dans plusieurs batailles clés.

Histoire thumb|Lettre d'Allamel de Bournet La révolution rend obligatoire l'inscription de chaque citoyen sur des listes de la garde nationale Pendant les années 1791 à 1793, les menaces s'accumulent aux frontières et en Vendée, des coalitions se forment, les gouvernements. doivent faire appel à des volontaires de plus en plus nombreux. avant d'utiliser la conscription.

En , d'Allamel de Bournet donne des instructions aux maires du district du Tanargue, faisant bien la distinction entre ceux qui rejoignent l'armèe et ceux qui sont volontaires restant dans leurs foyers moyennant 3 sols par jour et pouvant être appelés en cas de besoin.

Cent ans après la révolution, dans son ouvrage Les Volontaires de l'Ardèche, 1792-1793, Henry Vaschalde.. note que dès , à Bourg-Saint-Andéol puis à Annonay en , des sociétés révolutionnaires lèvent et financent des volontaires.

L'appel de volontaires thumb|1792- Volontaires de Sablières (première liste) Dans sa séance du , le Directoire de l'Ardèche appelle à la levée de seize compagnies dans les différents cantons. Les onze hommes de plus grande taille de chacune de ces compagnies étaient désignés pour former la compagnie de grenadiers.

Ainsi furent formés, dans un premier temps, deux bataillons de huit compagnies et une compagnie de grenadiers chacun, puis quatre autres bataillons et un bataillon de grenadiers.

Premier bataillon Formé à Privas le . État-major Honoré-Louis Massol : lieutenant-colonel Reymond-Pillou Bressan : François Lavalette : quartier-maître Personnalités : François Lejeune, capitaine des grenadiers, futur général.

Ce bataillon rejoignit l'Armée des Alpes, participa au siège de Lyon. Amalgamé ensuite à la .

Second bataillon Formé à Privas le . État-major Jean Henri Antoine Murol : premier lieutenant-colonel Jean Alléon : Jean Duret : quartier-maître Christophe Garnier : chirurgien-major Antoine Lenoir : capitaine des grenadiers.

Ce bataillon fut dès sa création envoyé à Joyeuse et participe à la répression du troisième Camp de Jalès. Il rejoint ensuite l'Armée des Alpes, participe au siège de Lyon. Il est ensuite amalgamé à la .

Troisième bataillon Formé à Privas le . État-major François Laurent Sellier : Antoine Louis : Pierre Augustin Boissin : quartier-maître Philippe Auguste Destret : chirurgien-major.

Bataillon de Grenadiers Formé à Aubenas et à Tournon, le . État-major Pierre-Joseph Voutier : de bataillon Jean-Louis Sonier : de bataillon Jean-Baptiste Molère : quartier-maitre Claude Barré : chirurgien-major Pierre Ratier : adjudant-major.

Sous les ordres du capitaine Guy Laprade un bataillon de Grenadiers du Coiron fut formé. Ce bataillon de Grenadiers fut envoyé à Mayence.

Quatrième bataillon

Formé le à Bourg-Saint-Andéol. État-major Louis Gabriel Suchet : chef commandant Puaux : quartier-maître Jérôme : adjudant-major Pavin : chirurgien-major Personnalités :Louis-Gabriel Suchet, Pavin, maire de Joyeuse..

Le quatrième bataillon participa au siège de Toulon, et à la répression sans pitié d'événements contre-révolutionnaires (Bédoin). Il forma ensuite avec le et la Légion Helvienne de l'Armée des Pyrénées

Cinquième bataillon Formé à Aubenas le 12 frimaire an II (). État-major Pierre Prinsac : commandant Laurent Bergeron : chirurgien-major.

Ce bataillon prit le nom de Côtes-du-Rhône.

Sixième bataillon Formé à Aubenas le 15 frimaire An II (). État-major Michel : chef de bataillon Pierre Lagarde : capitaine Lissidor Lamotte : capitaine Claude Juge : capitaine Victor Folard : capitaine Louis Garde : capitaine.

Ce bataillon prit le nom de Mont-libre. Amalgamé à la demi-division.

Les Légions

Le , les états-majors du district du Mézenc décident la formation de trois légions : la légion de la Cance (Frachon, commandant en chef); la légion du Doux (Bleyzac, commandant en chef); la légion de l'Eyrieux (Mirabel, commandant en chef).

La Légion des Montagnards, formée à Marseille le , sur l'initiative de la Société populaire d'Annonay faisait partie de la de seconde formation.

La Légion helvienne fut formée à Montpellier par le représentant Boisset le 22 nivôse An III, à partir des , et (?) bataillons.

Amalgame et embrigadement des bataillons Lors de la constitution des armées révolutionnaires et de l'Empire, différents amalgames des troupes régionales eurent lieu..

En premier amalgame : Avec le premier bataillon des Landes , le du régiment(Aquitaine ), le de l'Ardèche forme la demi-brigade. Avec le du (Maine) le et le de grenadiers de l'Ardèche forment la demi-brigade. Le forme la demi-brigade avec le de Haute-Loire et le de Corrèze. Le du Mont Blanc, le de grenadiers des Alpes (Basses-Alpes) et le de l'Ardèche forment la provisoire. Le du Gard, le second du Vaucluse et le de l'Ardèche rejoignent la . La demi-brigade de l'Ardèche comprend les grenadiers du , et les 6èmes bataillon du Lot (dit de l'égalité ) et du Gers. La légion de la Montagne et des Sociétés populaires fit partie de la de deuxième formation.

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution Volontaires