Fargues-Saint-Hilaire est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Localisation Fargues-Saint-Hilaire est une commune de l'aire d'attraction de Bordeaux et de son unité urbaine, Elle se situe dans l'Entre-deux-Mers, sur la route départementale 936, aux portes de la métropole de Bordeaux. Elle est arrosée par la Laurence qui y prend sa source.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cadaujac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Fargues-Saint-Hilaire est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BordeauxUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Bordeaux, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (31,4 %), zones urbanisées (24,6 %), forêts (24,5 %), zones agricoles hétérogènes (19,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Une « rue » de commerces et de services
À moins de cinq kilomètres de la rocade de Bordeaux, Fargues-Saint-Hilaire offre une palette de commerces et de services dont on ne trouve pas l’équivalent dans les communes voisines, ni dans les communes qui sont traversées par la RN 89. Seule Latresne sur les bords de la Garonne, l’ancienne bastide de Créon dans le cœur de l’Entre-deux-Mers ou Branne sur la même route RD 936, au moment du franchissement de la Dordogne, dispose d’un potentiel aussi étoffé. Ce n’est pas l’offre de service qui fait la singularité de cet ensemble. En effet, en relation avec l’importance de la population et surtout de sa croissance rapide depuis les années 1980, presque toutes les communes se sont dotées d’un ou de plusieurs cabinets médicaux, d’une pharmacie, d’agents immobiliers, d’assureurs, d’agences bancaires, de services à la personne (coiffeurs, esthéticiennes)… Fargues-Saint-Hilaire y ajoute un laboratoire d’analyses et un cabinet d’avocats. Le potentiel commercial assez diversifié, alors même que ce secteur est le plus directement menacé par les grandes surfaces installées à la périphérie de l’agglomération bordelaise, fait toute la singularité de Fargues-Saint-Hilaire. La commune possède un magasin, parfois deux dans toutes les branches du commerce alimentaire.
Fargues-Saint-Hilaire a compte un supermarché, rayonnant sur toutes les communes environnantes, installé un peu en retrait de la route principale, mais idéalement placée en bordure de la future déviation qui délestera le village d’une grande partie de son trafic. L’aire de chalandise de ce magasin se développe plus vers le cœur rural en voie d’urbanisation de l’Entre-deux-Mers que vers la rocade où la concurrence des hypermarchés est très forte. À l’exception du supermarché, la totalité des établissements de commerces et de services s’étirent le long de la RD 936. La densité d’établissements est plus forte au cœur du village, plus dispersée aux deux extrémités du noyau urbanisé. La réalité est quelque peu différente pour au moins deux raisons : l’avenue de l’Entre-deux-Mers, nom donné à la RD 936, reste avant tout une voie routière, à vocation régionale, de plus en plus empruntée ; l’occupation de cette artère par les commerces et les services paraît singulièrement inorganisée. S’opposent en effet des boutiques qui occupent l’ancien bâti au gré des ouvertures à des périodes variées et des emplacements plus récents dans des immeubles associant des espaces de commerces et de services en rez-de-chaussée et des appartements aux étages.
Cet état est le produit de l’histoire de cette mise en place. Il y a toujours eu des activités dans le quartier des Bons Enfants qui profitaient de la circulation sur la route départementale conduisant vers Bergerac, de l’arrêt du tramway qui assurait le trajet jusqu’à Camarsac. La reprise démographique après la Seconde Guerre mondiale a permis d’étoffer ce noyau embryonnaire. Mais en même temps la concurrence des grandes surfaces provoquait le dépérissement des commerces alimentaires. Au cours des années 1980, la municipalité avait fait réaliser une étude sur la possibilité de fixer un supermarché au carrefour des Bons Enfants. Cette tentative s’est soldée par un échec. Un peu plus tard, l’installation du supermarché sur un emplacement offrant plus de possibilités en raison d’une meilleure emprise foncière a permis de renforcer le commerce local. De plus les élus ont développé deux programmes immobiliers, l’un au carrefour des Bons Enfants, l’autre au carrefour de la route de Lignan, où sont associés emplacements pour les établissements de commerces et de services et appartements. Ces réalisations confortent la vocation de Fargues-Saint-Hilaire mais ne modifie pas fondamentalement la linéarité du développement des activités et l’absence de cohésion dans leur répartition.
Les flux de circulation : atouts et contraintes
Même si la RD 936, assurant la relation vers Bergerac et la Dordogne, a été considérée comme une grande route au par opposition au réseau de petites voirie communale qui y aboutissait, cela n’a plus rien à voir avec les flux de circulation enregistraient actuellement. Le flot de véhicules qui traversent Fargues-Saint-Hilaire est alimenté par deux artères au trafic à peu près équivalent. Près de empruntent la RD 936 ; pour l’essentiel il s’agit de personnes qui travaillent à Bordeaux et dont le nombre s’accroît au fur et à mesure qu’on se rapproche de Fargues-Saint-Hilaire. L’autre flux, de près de par jour, correspond au trafic de plus en plus intense en provenance de la région de Créon en relation avec la poussée de l’urbanisation dans les communes de cette partie de l’Entre-deux-Mers. Au total, en 2004, plus de , dont une part modeste de poids lourds, transitent par Fargues-Saint-Hilaire en direction de l’agglomération bordelaise.
Deux feux tricolores ont dû être établis pour réguler la circulation et permettre aux voitures en provenance de Lignan et de Pompignac de couper cette artère à grande circulation. Ces deux feux occasionnent depuis quelques années un ralentissement important aux heures de pointe. Si, avec par jour, le trafic est trois moins importants que la avant sa jonction avec la rocade bordelaise, il suffit ainsi de peu pour congestionner cette artère pendant quelques heures. Ces passages ont certes été bénéfiques au développement des commerces et des services de Fargues-Saint-Hilaire, mais il apparaît que la saturation de la nécessite des changements. L’élargissement de cette voie étant impossible au cœur du village, la décision a été prise de réaliser une déviation proposant une deux fois deux voies en continuité avec ce qui a déjà été réalisé dans la partie qui se connecte à la rocade bordelaise. La déviation a été inscrite dans le POS de 1994 : elle passe au nord de Fargues-Saint-Hilaire en évitant les zones urbanisées du lotissement des Coquelicots et de Beauséjour, sans jamais s’éloigner de l’ancien tracé qui reste accessible grâce à deux ronds points et en desservant le supermarché.
Quatorze années plus tard, la déviation n’existe toujours pas et il faudra attendre encore quelques années pour qu’elle voie le jour compte tenu des études à réaliser, de la durée des travaux et des oppositions qui se manifestent sur son tracé, voire son existence. En 2005 le Conseil Général de la Gironde estimait son coût à d’euros. Cette déviation a été un des enjeux des dernières élections municipales (2008), si bien que l’ancienne municipalité a été battue par une nouvelle équipe défendant d’autres options. Sans entrer dans les détails, les débats ont porté sur le traitement de l’espace au recoupement de la route de Fargues-Saint-Hilaire à Pompignac et sur le rond-point à la sortie est de la ville. L’ancienne municipalité a tenté d’obtenir l’enfouissement au croisement de la route de Pompignac () avant d’y renoncer en raison des coûts et de la consommation foncière engendrée par ce choix. En ce qui concerne le rond-point Est, la mairie s’est constamment opposée à une solution qui transformerait l’ancien tracé de la en une impasse.
Urbanisation sur le plateau, habitat diffus et paysages ruraux sur les pentes