La (en occitan : carrièra Pèire Brenèri) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Pierre-Brunière est une voie publique. Elle se situe au cœur du quartier des Carmes.

Large de à son origine, elle naît perpendiculairement aux rues de la Fonderie et de la Dalbade. Suivant un parcours presque rectiligne, elle donne naissance à la rue Saint-Rémésy avant de se rétrécir, pour n'avoir plus que de large, puis se termine au croisement de la rue Pharaon.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de la rue Pharaon vers la rue de la Fonderie. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées La rue Pierre-Brunière rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Rue de la Fonderie (d) Rue de la Dalbade (g) Rue Saint-Rémésy (g) Rue Pharaon

Odonymie vignette|gauche|Plaques de rue en français et en occitan. L'origine du nom de la rue Pierre-Brunière n'est pas tout à fait claire. Les mentions les plus anciennes la désignent en latin médiéval comme la carraria petra breneria (). Il s'agit peut-être de l'altération du nom d'un certain Pierre de Bruyères, qui serait l'ancêtre d'un autre Pierre de Bruyères, conseiller au parlement de Toulouse à la fin du et qui possédait presque toutes les maisons du côté sud de la rue. Une autre hypothèse avance l'existence d'une pierre dite « brenière »Chalande 1914, ., en rapport avec des marchands de son (bren en occitan)Salies 1989, vol. 1, ..

Au Moyen Âge, la rue porta, dès la fin du au moins, le nom de Pierre-Brunière. Elle porta également le nom, mais seulement dans la première moitié du , de Lombrail, d'un Jean de Lombrail, riche marchand et capitoul en 1596-1597, qui possédait la maison à l'angle de la rue Pharaon (actuel de cette rue)Salies 1989, vol. 2, .. En 1794, pendant la Révolution française, la rue fut quelque temps désignée comme la rue du Canon, parce que la fonderie de canons avait été installée la même année dans la rue voisine, dans l'ancien couvent des Clarisses (actuel Institut catholique, rue de la Fonderie)Chalande 1914, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la rue Pierre-Brunière dépend du capitoulat de la Dalbade. La rue est principalement habitée par des hommes de loi, des procureurs, des conseillers au parlement, attirés par la proximité de ce parlement (emplacement de l'actuel Palais de justice). Après le Grand incendie du 7 mai 1463, qui détruit une grande partie du quartier, les maisons à pans de bois cèdent progressivement la place aux bâtiments en brique. Certains propriétaires en profitent pour réunir de vastes emprises foncièresBastide 1968, .. En 1478, le conseiller au parlement Pierre de Bruyère possède presque l'ensemble du moulon au sud de la rue (actuel ). Sa maison, aux siècles suivants, est vendue successivement à divers capitouls et conseillers au parlement. Au début du , c'est Jacques de Rivière, seigneur de Tournefeuille et conseiller au parlement, issu d'une importante famille toulousaine, qui fait bâtir, à l'emplacement de dix petites maisons, un hôtel particulier à l'angle de la rue du Temple (actuelle rue de la Dalbade). Profitant de l'emplacement de l'hôtel de Rivière, les héritiers de Jacques de Rivière louent les bâtiments où s'installe une auberge à l'enseigne de Notre-DameChalande 1914, ..

Époque contemporaine Les transformations interviennent principalement dans la première moitié du , avec la destruction de toutes les maisons du côté nord de la rue Pierre-Brunière entre les rues de la Fonderie et Saint-Rémésy. En effet, la municipalité socialiste d'Étienne Billières souhaite engager l'assainissement des quartiers du centre de la ville par la rénovation de l'habitat et la construction de services publics. Elle décide d'abord l'élargissement de la rue à , mais aussi l'agrandissement de l'école élémentaire Fabre, trop à l'étroit dans ses locaux de la rue Saint-Jean (actuel ). C'est pourquoi elle proteste contre l'inscription de l'hôtel de Rivière aux monuments historiques en 1933« Procès verbaux de la Commission des monuments historiques de 1848 à 1950 - 7 juillet 1933 », sur le site de l'École nationale des chartes, consulté le 19 octobre 2015., et décide d'engager les travaux après le rachat du bâtiment en 1938 : il est prévu, le temps des travaux, de démolir la tour de l'ancien hôtel, avant de la remonter. C'est l'architecte en chef de la ville, Jean Montariol, qui est chargé de la construction de l'extension de l'école« École élémentaire Fabre », sur le site PSS-Archi, consulté le 2 octobre 2015.. Le projet est repoussé, grâce à la campagne de presse des Toulousains de Toulouse, qui entendent préserver un des hôtels particuliers les plus intéressants de la ville. Finalement, le projet est repris au lendemain de la Libération par la municipalité socialiste de Raymond Badiou en 1945, qui décide de confier aux Beaux-arts la reconstruction, sur un autre site, de la tour : elle est donc démolie en 1946Christian Maillebiau, « La nouvelle porte de la préfecture est ancienne », La Dépêche du Midi, 6 mars 2001..

Patrimoine et lieux d'intérêt École élémentaire Fabre En 1932, le conseil municipal prévoit la construction d'une nouvelle école de garçons pour le quartier de la Dalbade : le projet, qui inclut un cours complémentaire, est approuvé en 1936. Elle est finalement construite en 1947, sur les plans de l'architecte en chef de la ville, Jean Montariol. Elle est nommée en hommage à Joseph Fabre, carrossier du boulevard Saint-Aubin (actuel boulevard Lazare-Carnot), qui avait légué à la ville de Toulouse, en 1886, la somme de pour la constitution d'un prix récompensant deux élèves – un garçon et une fille – des écoles communalesSalies 1989, vol. 1, ..

Immeubles 2 : immeuble ().. 6 : immeuble ()..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome II, Toulouse, 1914, (lire en ligne). Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Maurice Bastide, « Un exemple de reconstruction urbaine : Toulouse après l'incendie de 1463 », Annales du Midi, t. 80, , 1968, (lire en ligne).

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des hôtels particuliers de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Pierre Bruniere Pierre Bruniere Catégorie:Quartier des Carmes