Marcheprime est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Localisation left|vignette|Carte du parc naturel régional des Landes de Gascogne. Marcheprime est située dans la forêt des landes de Gascogne à mi-chemin entre la capitale régionale (Bordeaux, ) et le bassin d'Arcachon (Arcachon, ), elle fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux.

Elle est l’une des 51 communes membres du parc naturel régional des Landes de Gascogne et fait partie du pays de Buch.

La commune de Marcheprime est boisée à 88 %, et attachée à son appartenance au parc naturel régional des Landes de Gascogne et ainsi qu'à la préservation de son environnement forestier.

Outre le bourg, la commune de Marcheprime comprend deux lieux-dits Biard et Croix d'Hins.

Communes limitrophes Les communes limitrophes en sont Saint-Jean-d'Illac au nord, en quadripoint (point de la surface de la Terre qui touche quatre régions distinctes), Cestas au nord-est, Mios au sud-est, Biganos au sud-ouest et Audenge au nord-ouest.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belin-Béliet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Marcheprime est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MarcheprimeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,1 %), zones urbanisées (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports Routes La commune est desservie par l'autoroute A63 (Bordeaux-Hendaye) et par le réseau routier national et départemental : RD 1250 (ex RN 250) et RD 5.

Gare SNCF La ville est desservie par deux gares SNCF du réseau TER Nouvelle-Aquitaine situées sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun : la gare de Marcheprime ; la gare de Croix d'Hins qui est désaffectée.

Transports aériens Marcheprime est situé à une trentaine de kilomètres de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Piste cyclable Depuis 2010, une piste cyclable relie Marcheprime à Croix d'Hins. Depuis 2019, une piste cyclable relie Marcheprime à Biard et depuis 2026 de Biard à Biganos.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Marcheprime est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Marcheprime est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt.. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures., chapitre Feux de forêts..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009 et 2020.

Toponymie Le nom de Marcheprime (en gascon, Marcha PrimaLe nom gascon est peut-être légèrement différent du nom occitan.) peut venir du bas-latin Marca prima qui s'interprète comme « premier quartier » (de marca « marque, borne », mais aussi « marche », territoire frontalier).

Une autre version de l’origine du nom Marcheprime le fait remonter au XIXe siècle, à l’époque où le lieu-dit se nommait encore Testemaure. Un aubergiste et cabaretier, Pierre Ramon, dont le nom devint Pierre Raymond à l’occasion de son mariage en 1823, fut ensuite surnommé Marcheprime pour sa façon de marcher à petits pas (prime signifiant petit en gascon) et enregistré comme Raymond Marcheprime sur la liste électorale de 1830. Ainsi l’auberge de Testemaure fut souvent nommée l’auberge de Marcheprime, et le nom passa de l’homme au lieuVoir "L'origine du nom Marcheprime" dans la section Histoire & patrimoine du site municipal Marcheprime Une ville au coeur (https://ville-marcheprime.fr/histoire-patrimoine/)..

On peut aussi noter le nom du lieudit « Croix d'Hins ». La croix d'Hins indiquait la limite du Captalat de Buch sur la route de Bordeaux ; auparavant, ce lieu avait indiqué la limite entre les Bituriges Vivisques et les Boiates (dont le nom est à l'origine de « Buch »). Il correspondait à l'ancien Béhar(d). (écrit aujourd'hui Biard). La croix d'Hinscarte de Cassini. est également connue sous l'appellation « croix de Heins »Jacques Baurein Variétés bordeloises, livre 6, article XV..

Le toponyme « Hins » (parfois « Hinx »), qui vient du latin fines « limites » (l'évolution du f en h est régulière en gascon), est récurrent en Gascogne pour signaler des limites entre peuples. Il correspond au toponyme gaulois equoranda qui a donné les toponymes de même signification « », « Aygurande », etc.

Histoire La première trace historique se situe au niveau du lieu-dit Croix de Hins. Une borne en forme de croix située sur l’ancienne voie antique Bordeaux - Dax, limitait le territoire entre le « Bourdelois » et le Captalat de Buch.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au , voir l'ouvrage de Jacques Baurein Variétés Bordeloises, article XI, pages 300-306.

Le bourg

L'essor de Marcheprime date du . Comme les autres communes landaises, l'économie de Marcheprime a d'abord été marquée par le système agro-pastoral, avant l'extension de la forêt à l'ensemble du territoire durant la seconde moitié du . Le chemin de fer arrive à Marcheprime en 1841, lors de la construction de la ligne Bordeaux-La Teste. Par le biais de la Compagnie des Chemins de fer du Midi, les frères Pereire prennent à bail la ligne de Bordeaux à La Teste le . Ils acquièrent de lande et entreprennent de transformer cette zone en forêt de pins.

À cette époque, Marcheprime est seulement un lieu-dit rattaché à la commune de Biganos. On n'y trouve que quelques habitations et une auberge en bord de route.

L'économie se tourne alors vers l'exploitation de la gemme et sa distillation. L'usine de Marcheprime distille la résine de pin pour produire de l'essence de térébenthine nommée « La Landaise », dont on peut voir un échantillon au pavillon des Landes de Gascogne de Sabres, faisant partie de l'Écomusée du parc naturel régional.

En 1862, Émile Pereire fait construire une église (on retrouve les initiales E.P. gravées sous la voûte).

En 1863, Marcheprime est alors composée d’une église, d'une école, d'une maison d’instituteur et d'un presbytère.

Propriétaire du domaine de Marcheprime-Croix d’Hins-Caudos à partir de 1923, la famille Good fait don en 1946 des bâtiments exigés par la commission préfectorale, dont l’Église Saint-Émilion, et permit ainsi la création de la commune. Elle est encore la plus jeune commune de Gironde créée par démembrement.

La commune de Marcheprime est particulièrement touchée lors de l'incendie de 1949 dans la forêt des Landes. Au total, le feu ravagea ha et entraîna le décès de 82 personnes dont 57 civils et 6 sur Marcheprime. Le feu fut stoppé au niveau de Croix d'Hins. Il s'agit toujours du plus grand feu qu'ait connu la commune.

Georges Good en sera le dernier régisseur à partir de 1951 et directeur jusqu’en 1977« À la mémoire de Monsieur Good » [« Georges GOOD » Peu de nouveaux Marcheprimais le connaissent...Or c'est une habitude pour moi de me souvenir des hommes qui m'ont marqué.] Guy Gillet : Discours du 8 avril 1995, Résidence Georges Good, Marcheprime. LE PIN MARITIME dans les années 1890 - 1960, LES SCIERIES FORESTIERES : un fait de société : LES BRANCHES D'ACTIVITES ISSUES DE LA FORET DE PINS, mai 1995 et décembre 1996.Georges Good, régisseur. Maison Pereire. Plaque mise en place le 15 avril 2012 par Serge Baudy, maire de Marcheprime..

Croix d'Hins vignette|350px|right|Carte postale de Croix d'Hins. Les photos ont été prises juste avant le décollage du Blériot et après l'accident, le 4 janvier 1910, sur le terrain de Croix d'Hins.

L'aérodrome En 1903, à Croix d'Hins, s'installa un aérodrome construit par la société de Louis Blériot et des frères Voisin. Blériot y essaya ses aéroplanes. L'inauguration prévue le fut annulée et reportée pour cause de mauvais temps.