de FlandreGénéalogie de de Flandre sur le site Medieval Lands., dit Louis de Dampierre, Louis de Nevers ou Louis de Crécy, né vers 1304 et mort à Crécy le , est comte de Flandre et de Nevers de 1322 à 1346, ainsi que comte de Rethel de 1328 à 1346.
Biographie Louis est l'unique fils de , fils du comte , et de Jeanne de RethelL'Art de Vérifier les Dates, édition de 1770, p. 641.. Son grand-père lui fait épouser en la fille du roi de France , Marguerite, future comtesse d'Artois et de Bourgogne. Cette alliance se révèle prestigieuse, bien qu'elle soit néanmoins l'occasion pour Robert d'accepter le « Transport de Flandre », c'est-à-dire le transfert de souveraineté de la Flandre romane, qui comprend Lille, Douai et Orchies, associé au paiement d'un impôt écrasantLeopold August Warnkönig, Histoire de la Flandre et de ses institutions civiles et politiques jusqu'à l'année 1305, Hayez, 1836, 139-140.. Louis succède, après la mort de son père en , à son grand-père deux mois plus tard. Sans attendre l'aval du roi de France, il se précipite en Flandre pour s'y faire proclamer comte afin de devancer les ambitions de son oncle Robert de Cassel, ce qui déplaît au roi de France , qui le fait provisoirement enfermer en au Château de Montlhéry., avant que le Parlement de Paris ne le reconnaisse formellement comme nouveau comte. Le favori en titre du nouveau comte est Guy Grimaud, chevalier et seigneur de Lantilly à Cervon.
Toute sa vie, Louis de Nevers restera un étranger pour les Flamands. À cela plusieurs raisons : son père, comte de Nevers, n'a jamais été comte de Flandre ; le nouveau comte, élevé au Louvre, n'a jamais auparavant séjourné dans son futur domaine et préfère d'ailleurs vivre encore quelques années dans le Nivernais, où la notion de féodalité correspond mieux à la perception qu'il en a, que celle qu'il trouve à son avènement en Flandre, où les libertés des villes sont primordiales pour les artisans et les marchands. Prince avant tout français, fidèle par idéal chevaleresque à son suzerain naturel, il refuse obstinément l'alliance anglaise, pourtant vitale à l'industrie drapière flamande, ce que ne peuvent admettre les Flamands, qui ont combattu et même battu les élites féodales tant flamandes que françaises dans un passé récent, à Courtrai en 1302. Alors que tous ses prédécesseurs ont été proches des intérêts économiques du comté, Louis de Nevers s'en dissocie par vanité ou incompréhension.
Il cède ainsi le port de L'Écluse à son grand-oncle Jean de Namur, au grand mécontentement des Brugeois, qui se soulèvent et mettent à sac le port rival en 1323. Il laisse gouverner dans un premier temps ses conseillers français, mais finit par ménager la noblesse flamande. Cependant, celle-ci, parce que pour l'essentiel pro-française, est tellement méprisée par le peuple qu'une partie du comté, notamment Courtrai et Bruges, se soulève, menée par Nicolaas Zannekin. Le comte est même capturé par les Brugeois et ses compagnons exécutés, lors de l'incendie de Courtrai le . Les Gantois se déclarent cependant en sa faveur et forcent les Brugeois à le relâcherL'Art de Vérifier les Dates, édition de 1770, p. 641. en . À la suite d'un nouveau soulèvement des Brugeois, le comte doit finalement faire appel au roi de France , qui écrase les villes révoltées à Cassel le . Louis peut ainsi, après une répression violenteL'Art de Vérifier les dates, édition de 1770, p. 642. Y est mentionné le chiffre de ., provisoirement renforcer son pouvoir et accorder aux villes des libertés plus restrictives, que les Brugeois qualifient de « mauvais privilège ».
En , Jean de Faukemberghe, sergent du roi à Amiens, vient en Flandre pour citer à comparaître Louis à Montreuil, pour faire connaître et entériner la décision du roi, à propos de la propriété de Bailleul, revendiquée par Louis et par la dame de Cassel, (Jeanne de Bretagne épouse de Robert de Cassel). La décision du roi est favorable à cette dernière (Robert de Cassel avait reçu de son père toute la Flandre maritime en échange de sa renonciation au comté de Flandre)Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome 9. Année 1334..
vignette|gauche|La bataille de Crécy, lors de laquelle Louis est tué. Même s'il siège dorénavant dans leur ville, Louis mécontente les Gantois en 1335 en obligeant, selon la volonté du roi , les navires flamands à guerroyer contre les navires anglais d'. Ce sont les premiers épisodes de la guerre de Cent Ans, dont les suivants vont se dérouler en grande partie sur le sol flamand, en l'absence du comte. Privée de laine anglaise, la Flandre entre immédiatement en crise économique, et la haine tant des ouvriers que des artisans se focalise sur le comte. L'arrestation en 1337 d'un patriote gantois, Siger le Courtraisien, met le feu aux poudres : les Gantois prennent pour chef un bourgeois très populaire, Jacques van Artevelde, et repoussent sous sa conduite l'avant-garde de l'armée royale le . Le , Artevelde défait la chevalerie du comte devant le château de Biervliet, près de Terneuzen. C'en est définitivement fait de l'autorité comtale de Louis de Nevers. Jacques van Artevelde devient le véritable maître de la Flandre et négocie la reprise du commerce avec . Louis de Nevers s'enfuit de Gand à l'été 1338 et se réfugie à la cour de .
Après l'assassinat de Jacques van Artevelde en , Louis tente de reprendre pied en Flandre et s'installe à Termonde, mais en est chassé par les Gantois. Il refuse de reconnaître la suzeraineté d' qui s'est entre-temps proclamé roi de France et a été reconnu comme tel par les Flamands, déclarant qu'il ne ferait hommage à Édouard que quand ce monarque aurait pris possession de la France. Il vend alors au duc la seigneurie de Malines qu'il avait difficilement acquise entre 1333 et 1336, et revient auprès de , qu'il suit dans ses campagnes contre les Anglais. C'est ainsi qu'il est massacré comme tant d'autres chevaliers français au cours de la bataille de Crécy, le . Le corps de Louis est enterré par à l'abbaye de Saint-Riquier, puis est plus tard ramené à Bruges par son fils et successeur , qui lui fait édifier un mausolée dans l'église Saint-Donat.
Ascendance
Descendance De son mariage avec Marguerite de France (1309-1382), fille de , roi de France, et de , comtesse de Bourgogne et d'Artois, qui hérita en 1361, des comtés de Bourgogne (Franche-Comté) et d'Artois, il laissa un fils : (1330-1384).
Notes et références
Liens externes
Louis 01 Louis 2 Louis 2 Catégorie:Maison de Dampierre Louis de Flandre Catégorie:Naissance à Nevers Louis de Flandre Flandre, Louis Ier de