Sainte-Hélène est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.
Les habitants en sont les Sainte-HélènoisNom des habitants de la commune sur habitants .fr, consulté le 23 juin 2014..
Géographie
Localisation La commune de Sainte-Hélène, traversée par le nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).
Saint-Hélène est une ville située au cœur du Médoc et plus précisément de la Lande médoquine.
C'est une vaste commune centrée sur le bourg que la route départementale D6 contourne désormais par le nord. Par cette route, Bordeaux est à à l'est-sud-est et Lacanau à à l'ouest.
Communes limitrophes
Communes voisines Salaunes : Brach : Castelnau-de-Médoc : Saumos : Le Temple : Avensan : Listrac-Médoc : Moulis-en-Médoc : Saint-Médard-en-Jalles : Lacanau :
De nombreux hameaux et lotissements, disséminés parmi les pins et les crastes, complètent la partie bâtie.
Lors de la construction de la voie de dégagement, ou « rocade » comme disent les habitants, fut creusée une carrière, qui devint avec le temps, un étang, nommé : étang de la Levade, pour lequel une association de pêche fut créée en 1990, qui, entre autres, est chargée de l'alevinage de l'étang.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Salaunes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Sainte-Hélène est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-HélèneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,4 %), prairies (2,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), zones urbanisées (1,4 %), terres arables (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Hameaux et lieux-dits Le Grand Ludée, Petit Ludée, Constantenins, Cordes, Villeneuve, le Dévès, Sadouillan, Gémeillan, la Providence, Bédillon, les Tronquats, Planquepeyre, Touriac
Voies de communications et transports Voies de communications La ville est traversée par plusieurs routes départementaleshttps://www.google.fr/maps/place/Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne/@44.9711136,-0.836345,12z/data=!4m2!3m1!1s0xd54b57dbd72ff2f:0x40665174816d770 :
la D6 dans le sens Bordeaux/Lacanau ; la D5 dans le sens Le Porge/Castelnau-de-Médoc ; la D104 vers Carcans.
Vous trouverez également une piste cyclable agréable reliant Bordeaux à Lacanau, traversant les villes d'Eysines, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles, Salaunes, Sainte-Hélène et Saumos. Une fois arrivé à Lacanau, le réseau cyclable se connecte à tout le réseau de la Côte d'Argent.
La rocade bordelaise est à par l'échangeur 8.
L'A10 est à par l'échangeur 45.
Transports en commun Deux lignes de bus desservent la commune : la ligne 702 et 710 (Bordeaux/Lacanau)...
La gare la plus proche est la gare Bordeaux-Saint-Jean située à .
L'aéroport de Bordeaux-Mérignac est située à .
Risques majeurs Le territoire de la commune de Sainte-Hélène est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, et le risque industriel.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Sainte-Hélène est exposée au risque de feu de forêt. Un incendie important s'est notamment produit en 2022. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt.. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures., chapitre Feux de forêts..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sainte-Hélène. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 27,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 79 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009 et 2020, par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, chapitre Risque industriel..
Histoire vignette|Train en gare de Sainte-Hélène La commune se nommait jadis Saint-Hélène de la LandeCarte de Cassini pour la distinguer de divers lieux-dits voisins. Il semblerait que l'endroit, habité par des Celtes, se serait appelé Saltus (bois en latin)
Nous pouvons noter la présence d'un édifice religieux antérieur à celui que l'on peut voir de nos jours : un édifice roman, dont on peut admirer un reste de chapiteau dans l'actuelle église. Ce lieu est donc habité depuis plus de 500 années. Il y a bien en effet un village depuis l'époque de l'évangélisation du Médoc.
Jacques Baurein a publié le résultat d'un enquête sur la situation de la commune au dans son ouvrage Variétés Bordeloises., livre 3 article 15, pages 73-77.
Le bourg commença à se développer au grâce à la ligne de chemin de fer allant de Bordeaux à Lacanau. Celle-ci céda la place à une piste cyclable dans les années 1980.
Cette ville est notamment connue pour sa grande foire, nommée foire de Sainte-Croixhttp://www.ville-sainte-helene.fr/fr/actualite/214/la-foire-sainte-croix-vieille-demoiselle-histoire, qui a lieu, depuis 1770, tous les ans au mois de septembre. Depuis les années 1980, cette foire est dédiée à l'ail et à l'oignon.
Elle avait lieu le jour de la fête de la Sainte-Croix, le , et durait trois jours. Elle fut créée vers 1770, et on peut considérer qu'elle a eu 230 ans en l'an 2000.
On y vendait des bœufs, des chevaux, des vêtements, ainsi que des denrées pour l'hiver. C'était la dernière foire avant l'hiver. Les chevaux et les bœufs étaient le moyen de traction pour labourer. Mais à la différence des chevaux, les bœufs devaient être dressés pour effectuer ce travail, et c'était l'affaire de spécialistes. On venait donc à la foire avec des charrettes couvertes, afin de s'y abriter les trois jours, en tirant derrière la charrette les animaux non dressés pour labourer. On échangea et on acheta jusqu'au jour où les bœufs ont cessé d'être utilisés, à cause des chevaux… vapeur.
Après la Seconde Guerre mondiale, les vaches envahirent le foirail, et, certaines années, plus de deux cents vaches occupaient le terrain. Avec les cris des maquignons, le spectacle était extraordinaire. On y vendait aussi des petits cochons que l'on engraissait l'hiver et que l'on tuait en février, ce qui donnait lieu à de sympathiques réjouissances.
Les manèges et les marchands de sucreries venaient donner l'ambiance de la fête avec les chevaux de bois. Depuis sa création, la foire était prétexte à la rencontre. On y retrouvait les cousins du village voisin, et les familles recevaient. Il y avait table ouverte, pas besoin d'invitation, on savait que les cousins viendraient manger à la maison. D'ailleurs on faisait pareil chez eux. Pendant trois jours, le village était une véritable ruche. Le clergé voisin venait ce jour-là dire une messe solennelle, et l'église était remplie pour la messe des vêpres. Vers les années 1960, la foire se faisait toujours le , donc souvent en semaine. Les conditions de vie avaient changé, et beaucoup travaillaient. La foire se vidait donc petit à petit.
L'idée s'imposa de changer cette date. Cette décision concernait toute la population. À cette époque, un syndicat d'initiative avait été créé pour relancer les foires du Médoc. Celle de Sainte-Hélène était précédée par celle Saint-Estèphe, elle-même précédée par celle Bernos, village de Saint-Laurent-de-Médoc, elles aussi héritières d'un passé très lointain.