Diamante Medaglia Faini, née le et morte le à Salò, est une poétesse italienne. Elle est membre de l'Accademia Roveretana degli Agiati (1751) de Rovereto et de l' de Padoue sous le nom de Nisea Corcirense, ainsi que de l'Académie d'Arcadie à Rome (1757). Elle est connue pour ses poèmes d'amour, ses sonnets et ses madrigaux.
Biographie Diamante est la fille du médecin Antonio Medaglia et d'Annunziata Gnecchi di Casto ; elle naît le à Savallo. Son oncle du côté paternel, prêtre de l'église paroissiale de Santa Maria di Savallo, a joué un rôle important dans la formation de la jeune Diamante : sous sa direction, elle commencé l'étude du latin, de la religion, de l'histoire et de la littérature italienne. Elle se révèle fascinée par les auteurs des et, dès sa jeunesse, commence à composer ses premiers sonnets et madrigaux, qui la font immédiatement connaître localement.
Elle est mariée au docteur Pietro Antonio Faini en 1748. Son père a arrangé ce mariage car il n'aime pas sa renommée et le fait de la marier impose qu'elle ne puisse plus ensuite utiliser l'amour comme thème de ses poèmes. Le couple n'aura pas d'enfant.
Elle est une poète controversée et elle arrête son activité dans les académies quand celles-ci tentent de la forcer à s'adapter aux conventions. Durant la même période, elle reprend ses études d'histoire, les élargissant à la philosophie, aidée par le révérend Domenico Bonetti, pour lequel elle-même est professeure de français — langue qu'elle maîtrisait très bien. En 1765, elle est invitée par le mathématicien Giovambattista Suardi (1711-1767), de Brescia, et se consacre trois mois durant à l'étude des Éléments d'Euclide.
Elle a échangé des correspondances avec plusieurs hommes de lettres de son époque.
Elle meurt durant ses études de philosophie, d'histoire, de français et de sciences ; ce décès a lieu le , à Salò, alors qu'elle a 45 ans.
Œuvres écrites
Une partie de ses œuvres est comprise dans l'ouvrage de C. Roncalli Parolino, (Brescia 1761). Son dernier sonnet, autobiographique et qui révèle sa frustration d'avoir été enfermée par les conventions de son temps, a été : (1764) — titre qui pourrait être traduit par « Elle proteste qu'elle ne veut plus composer de poésie, mais atteindre avec Euclide des études plus sérieuses ». L'intégralité de son œuvre a été publiée en italien dans : Versi e prose di Diamante Medaglia Faini: con altri componimenti di diversi autori e colla vita dell'autrice, tous réunis par Giuseppe Pontara. Salò: B. Righetti, 1774.
Hommages À la mort de Diamante Medaglia Faini, l' fit faire une oraison funèbre publique.
En 2004 et 2005, Diamante Medaglia Faini a fait partie de l'exposition de la (Bibliothèque publique de New-York), aux côtés des femmes de sciences Laura Bassi, Maria Gaetana Agnesi et Émile du Châtelet, au sein de la galerie des « femmes newtoniennes ».
Notes et références
Annexes
Source
Liens externes
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