Saint-Sulpice-et-Cameyrac ( ; en occitan (gascon) : ) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine, à seulement une vingtaine de kilomètres au nord-est de Bordeaux et à une quinzaine de kilomètres au sud de Libourne.

Géographie Située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine, Saint-Sulpice-et-Cameyrac est une commune qui bénéficie d’une situation géographique privilégiée. À mi-chemin entre Bordeaux (environ à l'ouest) et Libourne (environ à l'est), elle est nichée dans la vallée de la Dordogne.

Localisation La commune de Saint-Sulpice se situe dans l'Entre-deux-Mers, entre Garonne et Dordogne, et dans l'aire d'attraction de Bordeaux et son unité urbaine, entre Bordeaux et Libourne. Elle est bordée à l'ouest par la Laurence, un ruisseau affluent de la Dordogne.

Communes limitrophes

Relief et paysages Le territoire de Saint-Sulpice-et-Cameyrac s’étend sur environ et offre une alternance harmonieuse de plaines agricoles, de collines boisées, et de vignobles. La commune est légèrement vallonnée, avec une altitude moyenne d'environ 20 mètres, variant entre 3 et 64 mètres. Ces reliefs doux favorisent des panoramas ouverts sur les vignes et les bois.

Les paysages sont typiques de l'Entre-deux-Mers, une région réputée pour ses sols fertiles et ses vignobles prestigieux. Les vignes qui entourent la commune font partie de l'appellation Bordeaux et Bordeaux-supérieur.

Hydrographie La commune est traversée par plusieurs ruisseaux, notamment le Gestas, un affluent de la Dordogne, qui irrigue ses terres agricoles. Ces cours d'eau contribuent à la richesse de la biodiversité locale et à l'irrigation des cultures. Proche de la Dordogne, Saint-Sulpice-et-Cameyrac profite aussi d'un climat tempéré océanique, avec des hivers doux et des étés agréablement chauds.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Gervais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports La commune est traversée par la D242, une route départementale qui la relie rapidement aux grands axes, notamment l'A89, menant à Bordeaux et Libourne. Cette proximité avec des pôles urbains majeurs, tout en conservant son caractère paisible, fait de Saint-Sulpice-et-Cameyrac un lieu prisé pour les familles et les amateurs de tranquillité.

La commune est desservie par le réseau interurbain de Gironde TransGironde, lignes 301 et 3011, Bordeaux Buttinière - Libourne par Saint-LoubèsTransGironde (Conseil général de Gironde), Aux alentours - Izon, consulté le 16 juillet 2014.. Elle est également desservie par le TER Nouvelle-Aquitaine à partir de la gare de Saint-Sulpice - Izon (ligne ferroviaire de Bordeaux Paris)SNCF - TER Aquitaine, Halte ferroviaire St-Sulpice-Izon, consulté le 20 août 2014..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Sulpice-et-Cameyrac est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BordeauxUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Bordeaux, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), cultures permanentes (23,1 %), prairies (17,6 %), forêts (5,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Libourne, regroupant les concernées par un risque de submersion marine ou de débordement de la Dordogne, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne.. Les événements significatifs aux sont les crues de 1843 ( l'échelle de Libourne), de 1866 () et du () et du (). Au , les événements les plus marquants sont les crues de () et du (). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de , qui met en défaut tout système de protection).. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1989, 1993, 1999, 2009, 2013 et 2021, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Sulpice-et-Cameyrac. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1991, 2003, 2011, 2015 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques La commune est en outre située en aval du barrage de Bort-les-Orgues, un ouvrage sur la Dordogne de classe A soumis à PPI, disposant d'une retenue de de mètres cubes.. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Histoire vignette|gauche|redresse=2|Carte de Cassini, 1756. L'histoire de la commune est marquée par la fusion de deux villages distincts : Saint-Sulpice et Cameyrac. Saint-Sulpice, dont le nom provient de saint Sulpice le Pieux, évêque de Bourges au , fut un point d'arrêt pour les pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cameyrac, quant à lui, trouve ses racines dans le mot latin Caminus, signifiant four ou cheminée, probablement en raison des activités artisanales qui s'y développaient.

De nombreuses découvertes de vestiges gallo-romains ont été signalées par Léo Drouyn en 1875 : une villa autour de l'église Saint-Ciers : pierres réemployées, briques à rebord et poteries ; des sépultures en tegulae au sud-est de l'église ; des substructions au lieu-dit Châtillon ; un habitat avec citerne et sépultures en tegulae au lieu-dit Le Leu ; des murs romains au village du Sablot ; une ruine près de l'église de Birac au lieu-dit Les Clans. la voie romaine reliant Burdigala et Vesunna traverse la commune comme en témoigne le toponyme de la Caussade ; le chemin de la Reine n'a pas été daté..

La dédicace à saint Sulpice laisse présumer une fondation dès le Haut Moyen Âge. La conquête de nouvelles terres à défricher, encouragée par les abbayes de Saint-Jean d’Angély et de Sainte-Croix de Bordeaux, détentrices de droits sur la paroisse, est à placer à la charnière des et ..

Durant le Moyen Âge, les terres de Saint-Sulpice et Cameyrac furent placées sous l'influence des seigneurs locaux et de l'Église. Plusieurs bâtiments religieux, comme l'église Saint-Sulpice, témoignent de cette époque. Cet édifice, construit en pierre calcaire, a traversé les siècles et reste un témoin essentiel de l'histoire locale. La commune se situe au cœur d’un terroir viticole remarquable. Dès le , les terres fertiles de Cameyrac ont été exploitées pour la production de vin. Aujourd’hui encore, Saint-Sulpice-et-Cameyrac est connue pour ses vignobles, produisant des vins rouges, blancs et rosés en appellation Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Ces crus perpétuent une tradition viticole séculaire qui participe à l'identité culturelle de la commune.

Une motte est portée sur la carte de Cassini, sur la rive gauche du ruisseau passant à Birac.