Sauveterre-de-Guyenne est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les SauveterriensNom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 16 mars 2012..
Géographie Localisation La commune appartient à l'arrondissement de Langon ; elle faisait partie de l'arrondissement de la Réole supprimé le . Elle a été chef-lieu de canton du canton de Sauveterre-de-Guyenne jusqu'à la réforme de 2014, à la création du canton du Réolais et des Bastides.
Commune de Guyenne située au cœur du vignoble de l'Entre-deux-Mers et arrosée par la Vignague, affluent du Dropt, Sauveterre se trouve à à l'est-sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à au nord-est de Langon, chef-lieu d'arrondissementDistances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de pour Bordeaux et pour Langon. Données fournies par lion1906.com, consulté le 11 octobre 2012..
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Cleyrac au nord-est, Caumont à l'est, Saint-Martin-du-Puy au sud-est, Saint-Hilaire-du-Bois au sud, Saint-Sulpice-de-Pommiers au sud-ouest, Saint-Brice à l'ouest, Daubèze à l'ouest-nord-ouest, Frontenac au nord-ouest et Blasimon au nord.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Talence à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Sauveterre-de-Guyenne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (56,2 %), forêts (14,5 %), terres arables (10,4 %), zones agricoles hétérogènes (9,9 %), prairies (6,7 %), zones urbanisées (2,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Voies de communication et transports Les principales voies de communication routière, traversant toutes deux la ville, sont la route départementale D 670, ancienne route nationale 670, qui mène vers le nord-nord-ouest à Saint-Jean-de-Blaignac et Libourne et vers le sud-sud-est à La Réole, la route départementale D 672, ancienne route nationale 672, qui mène vers le sud-ouest à Saint-Macaire et Langon et vers le nord-est à Pellegrue et Sainte-Foy-la-Grande ; la route départementale D 671, ancienne route nationale 671 mène vers le nord-ouest vers Targon et à Créon ; vers le nord, la route départementale D 129, commençant sur la D 670 un peu après Le Puch, mène à Blasimon ; vers le sud-est, la route départementale D 230, commençant sur la D 670 à Saint-Romain-de-Vignagne, mène à Monségur.
Les accès , dit de Langon, et , dit de La Réole, à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) sont tous deux distants de , le premier vers le sud-ouest, le second vers le sud-est. L'accès , dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à vers le sud-sud-ouest. L'accès le plus proche à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) est celui de l'échangeur autoroutier avec la route nationale 89 qui se situe à vers le nord-ouest.
La gare SNCF la plus proche est celle, distante de par la route vers le sud, de Gironde-sur-Dropt sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine. Sur la même ligne mais offrant plus d'opportunités de liaisons, la gare de La Réole se situe à par la route vers le sud-est.
Risques majeurs Le territoire de la commune de Sauveterre-de-Guyenne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sauveterre-de-Guyenne. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009, par la sécheresse en 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie La bastide a été construite en lieu et place d'un petit village appelé Athala et fut nommée Salveterra en 1281 qui devint Saubeterre puis Sauveterre. Appelée communément mais officieusement Sauveterre-en-Bazadais, la commune devient Sauveterre-de-Guyenne en 1896.
De l'occitan salva terra, soit « terre sauve » ou « terre du salut », un « lieu d'asile ».
Le nom de la commune est Sauvatèrra de Guiana en gascon.
Histoire
Bastide d'origine anglaise, elle fut fondée en 1281 par Édouard .
Dès le , il existe une bourgade de quelques maisons autour d’un prieuré. Au , un petit château en bois habité par Dame Athalésie est édifié sur une hauteur et la cité prend alors le nom d’Athala.
Pour mettre fin aux rivalités seigneuriales, le roi Édouard d'Angleterre, aussi duc d’Aquitaine, accepte la création d’une bastide en 1281 avec des privilèges accordés en 1283.
Le , le roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine donne à Bérard Ier de Vayres, de la famille d'Albret, en récompense de ses services, les seigneuries de Blasimon, de Sauveterre et de Cubzac.
La bastide changea 10 fois de camp, française, anglaise, et devient française définitivement en 1451, deux ans avant la fin de la Guerre de Cent Ans. Elle fut administrée par une jurade jusqu’à la Révolution française.
À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Sauveterre forme la commune de Sauveterre, la paroisse Saint-Léger de Vignague, annexe de Notre-Dame de Sauveterre, forme la commune de Saint-Léger-de-Vignague, la paroisse Saint-Romain de Vignague, annexe de Notre-Dame de Sauveterre, forme la commune de Saint-Romain-de-Vignague et la paroisse Saint-Christophe de Puch, annexe de Saint-Jean de Sallebruneau, forme la commune du Puch.
En 1896, la commune de Sauveterre devient Sauveterre-de-Guyenne.
Le , les communes du Puch, de Saint-Léger-de-Vignague et de Saint-Romain-de-Vignague sont rattachées à la commune de Sauveterre-de-GuyenneHistorique des communes, , sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 9 avril 2013. et passe de 26 hectares à plus de pour devenir le centre prospère du Sauveterrois, région viticole et touristique.
Les murs de la bastide furent démantelés en 1838 mais les portes ont pu être conservées. À ce jour, Sauveterre est la seule des huit bastides girondines à avoir conservé les quatre portes d’entrée de ville. L’une d’entre elles, la porte Saubotte (17 mètres de hauteur - 2 salles de garde) a été entièrement restaurée et peut se visiter.
L’église Notre-Dame est reconstruite au sur l’emplacement de l’église d’origine du prieuré. Au début du , son état de délabrement est tel, qu’elle est reconstruite en grande partie dans le style néo-gothique. Son clocher en ardoise est détruit en 1837 par un incendie ; reconstruit en pierre, il est foudroyé en 1887, puis supprimé. Un nouveau clocher en béton est mis en place en 1933 et démolie pour raison de sécurité en 1981. En 2013, la municipalité décide de restaurer ce clocher et d'y poser un nouveau toit, le de son histoire. Les travaux de restauration, réalisés avec l'architecte en chef des monuments historiques Goutal, sont terminés en . Sur le contrefort sud du chevet se trouve un cadran solaire datant du .
Du 25 au , Sauveterre-de-Guyenne accueillait le gouvernement belge d'Hubert Pierlot en exil. Après l’armistice signé en 1940, fut mise en place la ligne de démarcation entre la France occupée et la Zone libre. Elle passait devant les portes Saint-Léger et Saint Romain. La bastide de Sauveterre était en zone occupée.
Politique et administration vignette|L'hôtel de ville.
Population et société Démographie Évolution démographique
En 1965, Sauveterre-de-Guyenne a fusionné avec les communes voisines de Saint-Romain-de-Vignague, Saint Léger-de-Vignague et Le Puch, ce qui explique l'augmentation soudaine de la population.
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 28,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 33,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,81 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,06 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie