Maria Pognon, née Maria Rengnet, est une journaliste et oratrice française, socialiste, féministe et franc-maçonne née à Honfleur le , et morte le à Sydney (Australie).

Elle participe au long combat pour l’émancipation féminine sous la République. Elle préside la Ligue française pour le droit des femmes et membre du conseil d’administration de la Société française d’arbitrage entre les Nations.

Biographie Maria Pognon est la fille de Julien Rengnet, couvreur en ardoise à Honfleur, elle a une sœur Myrtille.

Elle épouse Raymond Pognon en 1873 et a deux enfants, Mathilde et Raymond. En 1888, elle s’installe à Paris, où elle tient un hôtel meublé dans le Philanthropes et féministes dans le monde réformateur (1890-1910), Françoise Battagliola ..

Initiée au féminisme par sa sœur, elle entre en 1882, à la Ligue française pour les droits des femmes, créée cette même année par Maria Deraismes. Elle en devient, en 1891, la présidente.

Elle considère que Virginie Griess-Traut est son mentor en féminisme et pacifisme..

Elle est initiée en franc-maçonnerie dans la première loge maçonnique mixte créée par Maria Deraismes, la à la suite de sa création en 1893. Absente le jour de la fondation de la loge, il est prévu de la recevoir au grade d'apprenti par communication et de lui faire prêter ses obligations par la suite.. Sa réception a lieu en 1894 où elle rejoint d'autres féministes engagées dans l’émancipation des femmes..

En 1896, elle préside le Congrès international de la condition et des droits de la femme. À la tribune, Maria Pognon porte même un toast à la « bicyclette égalitaire et niveleuse par laquelle se fera l'émancipation de la femme ». Ses discours impressionnent la journaliste Marguerite Durand venue suivre le congrès pour Le Figaro :

Aussi l'année suivante Marguerite Durand lance, le , La Fronde, un journal entièrement rédigé, fabriqué et vendu par des femmes, destiné à rendre compte de l’activité des principaux groupes féministes, auquel, bien sûr, elle convie Maria Pognon à participer. Maria Pognon y revendique ainsi la devise « À travail égal, salaire égal » des socialistes, pour les femmesLa Fronde du 3 novembre 1899 . :

En 1900 au Congrès de la condition et des droits des femmes, elle rejette le terme de « féminisme bourgeois » dont certains socialistes étiquettent la lutte des femmes. Maria Pognon rejoint le Conseil national des femmes françaises instauré en 1901 sous la direction d'Isabelle Bogelot et en compagnie de Sarah Monod, Adrienne Avril de Sainte-Croix, Julie Siegfried, Marie Bonnevial, Louisa Wiggishoff.

En 1904, veuve, elle quitte Paris et la direction de la Ligue pour s’installer avec sa fille chez son fils en Nouvelle-Calédonie.

En 1906, elle gagne l'Australie avec sa fille Mathilde, recrutée comme lectrice à l'Université de Sydney. Son fils Raymond reste en Nouvelle-Calédonie. Elle s'installe à Sydney en Australie où elle meurt en . Mathilde épouse le journaliste et critique d'art australien Gerald Marr Thompson en 1932Gerald Marr Thompson (1856-1938) ..

Son fils Raymond Pognon

Raymond Pognon s’installe en Australie où il meurt, le , à Melbourne..

Notes et références

Bibliographie Maria Pognon, une frondeuse à la tribune de Dominique Segalen, , éd. Detrad aVs, La Libre Pensée et les femmes, Louis Couturier, La Libre pensée, 2015. Maria Pognon par Colette Avrane dans Christine Bard (dir), , 2017, PUF, .

Voir aussi

Place des femmes en politique en France

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