Tresses est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Localisation Commune de l'aire d'attraction de Bordeaux située dans son unité urbaine sur le plateau de l’ Entre-deux-Mershttps://www.youtube.com/watch?v=GCyo14oM1Lo&t=56s Vidéo Youtube sur les cours d'eau de Tresses (70 à 80 m d’altitude), au contact de la métropole de Bordeaux, la commune de Tresses s’étend entre la route nationale 89 au nord et la route départementale 936 au sud. Une fraction communale s'étend au-delà de la RD 936 au contact des communes de Bouliac et Carignan-de-Bordeaux. Le cœur de la commune de Tresses se place à mi-distance de ces deux grandes voies de communication : la mairie, l’église, les écoles, divers équipements, un pôle médical et un ensemble de commerces matérialisent cette centralité. Toutefois, les entreprises liées à l’économie de l’agglomération bordelaise s’installent le long de la RD 936 désormais reliée à la rocadehttps://www.youtube.com/watch?v=W3VR6Qvl9Zc&t=84s Vidéo Youtube sur les chemins de Tresses.

Aujourd’hui, Tresses connaît une situation comparable à la totalité des communes qui se trouvent sous l’influence de la métropole bordelaise. Elle peut se targuer des caractères d’une commune rurale en raison de l’emprise encore très forte des activités agricoles et des espaces naturels. En même temps, sa population croît principalement au rythme des mouvements migratoires en provenance de l’agglomération bordelaise. Ces nouveaux venus y conservent leur emploi.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villenave-d'Ornon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Tresses est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BordeauxUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Bordeaux, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,2 %), zones urbanisées (24,9 %), cultures permanentes (14,7 %), forêts (6,1 %), prairies (3,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Aménagement et développement du territoire communal

La stratégie du conseil municipal et de son maire (en place depuis trente ans) consiste à répartir les programmes immobiliers dans le temps afin qu’il ne soit plus nécessaire de construire de nouveaux équipements, scolaires notamment. De plus, une part de ce nouveau bâti doit comprendre des logements sociaux, la commune ne respectant pas encore les impératifs de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Le POS (plan d’occupation des sols) établi au début des années 1980, transformé en PLU (plan local d’urbanisme) porte cette volonté et encadre les évolutions futures.

Cette planification dans le temps et dans l’espace est d’autant plus aisée que les terres appartiennent à quelques grands propriétaires. Si quelques importantes opérations immobilières (Hameau de Perrin, Les Peupliers, La Séguinie…) résultent de la mise en lotissements d’anciennes terres agricoles, quelques amples domaines viticoles constituent un frein efficace (en raison de leur valeur foncière et financière) à la poussée urbaine et canalisent les zones constructibles le long des principales voies de circulation. Ces vastes ensembles viticoles de plusieurs dizaines d’hectares encerclent le village : entre le centre-bourg et la RN89, les propriétés Sénailhac et Lauduc ; entre le centre-bourg et la limite Pompignac, château Lisenne; s’y ajoutent quelques exploitations plus petites au sud de la RD 936.

De ce fait, l’urbanisation future n’est possible que dans la proximité du centre-bourg, notamment sur une partie des terres inexploitées du Domaine de Palot, ainsi que sur les parcelles comprises entre la route conduisant à Mélac et celle menant à Carignan. La principale opération immobilière actuelle est la ZAC (zone d’aménagement concertée) de la Séguinie où sont associés habitat locatif (dont une majorité de logements sociaux) et individuel. Toute une série d’actions ont renforcé l’attractivité du centre-bourg. Ainsi est née une « allée marchande » où se regroupent aujourd’hui quelques commerces (boucherie, supérette) et surtout un grand nombre de services à la personne : banques et assurances, pharmacie, coiffeurs… En outre, quelques ambulants proposent tous les samedis des produits alimentaires sur le marché qui se tient face à la mairie.

L’achèvement de la rocade rive droite, la mise à deux fois deux voies de la RD 936 de la rocade jusqu'au départ de la future déviation de Fargues-Saint-Hilaire, donnent une réelle attractivité à cet axe pour accueillir des activités économiques consommatrices d’espace. L’implantation d’un Jardiland sur le territoire d'Artigues conforte cette vocation commerciale et artisanale. La plupart des entreprises s’alignent en façade de la route départementale. La présence voyante de deux affaires de transport, l’existence de nombreux garages, de stations d’essence, témoignent de l’ampleur des flux de circulation en raison de la proximité de l’échangeur sur la rocade. Dans une seconde phase, on voit naître des zones d’activités de taille modeste, toutes installées sur la commune de Tresses. Leur remplissage a été lent, mais la demande se fait de plus en plus forte. Les retombées fiscales (taxe professionnelle unique) sont aujourd’hui partagées par l’ensemble des bourgs de la Communauté de Communes des Coteaux bordelais à laquelle adhère Tresses.

Quatre fois plus d’habitants sur un demi-siècle L’évolution de la population sur près de cinquante ans met en évidence le passage d’une commune rurale à celui d’une commune périurbaine. En 1962, Tresses comptait à peine répartis entre près de 300 résidences principales. Les indicateurs démographiques étaient positifs : plus de naissances (122) que de décès (80) et un solde migratoire positif. Le recensement de 1968 a enregistré une progression minime de la population (+ 128) reposant toujours sur un solde naturel favorable et l’arrivée de migrants.

Le changement de rythme est intervenu dans les années 1970. Déjà le recensement de 1975 relevait 600 habitants supplémentaires et quelque 200 constructions nouvelles dans des lotissements. Le recensement suivant, en 1982, a confirmé cette tendance : Tresses comptait 1000 résidents de plus, soit et quelque 300 nouveaux pavillons. Comme le solde naturel a peu changé (moins de 200 naissances pour un peu plus de 100 décès), il faut chercher du côté des migrations les raisons de cette mutation. La construction de deux nouveaux ponts durant cette décennie a mis la commune à moins de vingt minutes du centre de Bordeaux. Elle peut donc accueillir des familles à la recherche de la nature et disposant d’une voiture. Toutefois, la majorité des nouveaux venus provenait des communes proches de la métropole de Bordeaux : Cenon, Floirac et Lormont. Les classes moyennes installées dans les grands ensembles, où des problèmes commençaient à apparaître, ont été attirées par les disponibilités et les prix du foncier. De part et d’autre du centre-bourg, dans les lotissements construits le long de la route départementale reliant Pompignac et Tresses à Cenon, se sont implantées des familles aux revenus modestes.

En 2007, le recensement avance la valeur provisoire de , soit un peu de de plus qu’en 1982, essor réalisé plus lentement cette fois-ci, en un quart de siècle. La commune demeure toujours très attractive puisque les migrations continuent d’assurer l’essentiel de cette croissance, mais l’implantation des constructions est maintenant sous contrôle.

La société tressoise