Le Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon est un manifeste de , favorable au maintien de l'Algérie sous domination française, dans le contexte de la guerre d'Algérie. Il paraît le dans les quotidiens Le Figaro et Le Monde ainsi que le dans l'hebdomadaire Carrefour, sous le titre .. Il s'agit d'un contre-manifeste s'opposant au Manifeste des 121, qu'il dépasse en nombre de soutiens..Cf. l'analyse de ses signataires dans ..

Un manifeste favorable à l'Algérie française Le Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon soutient l'action de la France et de l'armée en Algérie : . Il dénonce le Manifeste des 121 : . Ce manifeste dénie ...

Les initiateurs : le Mouvement national universitaire d'action civique Le manifeste a été initié par les universitaires et les professeurs du secondaire du Mouvement national universitaire d'action civique (MNUAC), fondé au lendemain de la grève du par le géographe Jean Chardonnet, de la faculté des lettres de Dijon, Pierre Grosclaude, Jacques Narbonne, du CNRS, et les professeurs du secondaire Étienne Bougouin, Marcel Deguy, professeur au lycée Buffon, Jean La Hargue et René Sers..La Hargue et Chardonnet participent en au second colloque de Vincennes pour l'Algérie française : .. S'il se veut apolitique et dénonce la politisation des syndicats universitaires et les au sein de l'école et de l'Université, il est clairement de droite et est vent debout contre les . Il a dénoncé en les . et taxé en le manifeste des 121 .

Parmi les signataires du manifeste, on trouve des membres du bureau national du MNUAC (Pierre Grosclaude, chargé de recherches au CNRS depuis , son secrétaire général et rédacteur de son périodique L'Université française, l'historien Gilbert Charles-Picard, professeur à la Sorbonne, le juriste Henri Mazeaud, professeur à la faculté de droit de Paris, futur président de l'association., Jean La Hargue, professeur agrégé de philosophie au lycée Carnot à Paris et futur président-fondateur du SPES en , Étienne Bougouin, professeur au lycée Buffon, René Sers, professeur au lycée Janson-de-Sailly) et des adhérents (le doyen Jean Lépine, de l'Institut, le juriste Léon Mazeaud, l'historien Roland Mousnier, le professeur de médecine Charles Richet, Georges Drieu La Rochelle, professeur au lycée Jean-Baptiste-Say, futur dirigeant du Cercle Fustel de Coulanges).

Plus de trois cents signataires Aux originels pour l'Algérie française se sont ajoutés quelques jours plus tard signataires, comprenant des professeurs, des écrivains et des journalistes, tels Jacques Chastenet et le romancier Jacques Laurent.. Ce contre-manifeste bénéficie de soutiens plus nombreux que le Manifeste des 121 puisqu'il réunira en définitive plus de . Il y en a eu près de 500 selon Christophe Bident.. L'historien Jean-François Sirinelli, qui a étudié l'engagement des intellectuels, souligne que le manifeste des 121 est plus célèbre que celui des alors qu'il a réuni moins de signataires que d'autres pétitions demandant l'indépendance de l'Algérie, telles celle du périodique de la Fédération de l'Éducation nationale, et que celle le dénonçant. Signée aussi bien par de jeunes universitaires que par des académiciens établis, la pétition hostile au manifeste des 121 a réuni .. D'autres signataires avaient rejoint les 121, pour atteindre deux cent quarante-six noms.

Le manifeste est signé par des académiciens (Henry Bordeaux, Jules Romains, André François-Poncet, Henri Massis, Robert d'Harcourt, Jacques Chastenet) et des personnalités de la droite intellectuelle (Thierry Maulnier, Gabriel Marcel, Pierre Gaxotte, Daniel Halévy). Par des universitaires comme les professeurs de droit à l'Université de Paris Daniel Villey ou Gaston Leduc, les historiens François Bluche, Guy Fourquin, William Seston, Roland Mousnier ou Pierre Chaunu, le philosophe René Poirier, l'helléniste Yvonne Vernière, les latinistes Jacques Heurgon et Pierre Boyancé, Charles PicardPère de Gilbert Picard., de l'Institut, des professeurs de médecine comme Théophile Alajouanine, Roger Dion, professeur au Collège de France, des professeurs de lettres à la Faculté de Bordeaux (Paul Vernière, Auguste Haury, Maurice Braure). Par les intellectuels qui vont fonder deux mois plus tard la revue L'Esprit public, hostile à l'indépendance de l'Algérie : les universitaires Raoul Girardet et François Natter, le sociologue Jules Monnerot, André Brissaud, Philippe Héduy, l'éditeur Roland Laudenbach, Jacques Laurent ou Jean Brune. Par des écrivains comme Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon, Jean Dutourd, Roland Dorgelès, Michel de Saint Pierre, Louis Pauwels, Pierre Lyautey, François Léger, Henry de Monfreid, Jacques Chabannes, Jacques Perret, Pierre Nord, Charles Kunstler, de l'Institut, Maurice d'Hartoy, etc. Par des directeurs ou rédacteurs en chef de périodiques (Pierre Boutang de La Nation française, Pierre de Bénouville de Jours de France, Jean de Fabrègues de France catholique, Jean Paulhan, rédacteur en chef de la Nouvelle Revue Française, William FrançoisDirecteur de la petite revue Les Essais.) et des journalistes, tels l'ancien résistant Rémy Roure du Figaro, ou Serge Jeanneret. Par d'autres personnalités comme le maréchal Alphonse Juin, Marie-Madeleine Fourcade, Bernard Lafay. Par des socialistes anticommunistes (Suzanne Labin, Léon Boutbien)Le Crapouillot, , , .. Par quatre vice-présidents du Centre d'études politiques et civiques (Louis Salleron, René Gillouin, le colonel Rémy, le professeur de droit Victor Berger-VachonNé en Algérie, il a enseigné à la Faculté d'Alger jusqu'en . Il enseigne depuis à l'Université de Paris.). Par des avocats, des médecins, des professeurs du secondaire

Les signataires font suivre leur nom de la mention de leur profession, contrairement aux signataires du manifeste des 121. Les agrégés de l'Université constituent la première catégorie représentée avec une quarantaine de signatures, les écrivains la deuxième, alors qu’elle est la plus importante parmi les 121. Viennent ensuite les médecins et les juristes. Dix éditeurs ont signé mais seul Roland Laudenbach a une certaine importance. Les auteurs de sa maison d'édition, La Table ronde, sont d'ailleurs les plus représentésNicolas Hubert, Éditeurs et éditions en France pendant la guerre d’Algérie, éditions Bouchène, 2012, (chap. « 7. Insoumission et aide directe au FLN, de la création du bulletin Vérité pour (septembre 1958) au procès du livre Le déserteur (décembre 1961) »)..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Manifeste des 121

Liens externes

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