Le d'infanterie provisoire est un régiment d'infanterie français créé en 1871 devenu en 1872 le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du : prend la dénomination de
Colonel : Jules Aimé Bréart. 1871 : colonel Alphonse Casimir Lechesne[https://www.saint-cyr.org/medias/editor/files/1842-1844-26e-promotion-du-tremblement.pdf Historique de la 26e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1842-1844), promotion du Tremblement]
Historique des garnisons, combats et batailles Création L'armistice avec l'Allemagne, avait été signé le 28 janvier 1871. Au commencement d’avril, conformément à l'instruction ministérielle du 27 mars 1871, le général Clinchant, organise à Cambrai, 2 divisions, avec les prisonniers rentrant d'Allemagne..
Le colonel Bréart, est chargé de constituer le , à 3 bataillons de 6 compagnies. Les éléments, lui en sont principalement fournis par les anciens corps numérotés de 26 à 50, dont l'effectif s'élevait à 65 officiers et sous-officiers et soldats.
Opérations autour de Paris Le , il quitte Cambrai pour se rendre au camp de Satory, près de Versailles, où le régiment entier se trouve réuni le . Il fait partie du , du général Clinchant, sous les ordres du général Duplessis, sous les ordres du général Blot rassemblée pour rétablir l'ordre dans Paris et réprimer l'insurrection de la Commune.
Le , le se rend au camp de Gisy, près de Bièvre.
Du au , il fournit des travailleurs pour les travaux d'approche exécutés devant les forts de Vanves et d'Issy.
Le , le régiment occupe les villages de Bagneux, Châtillon et Fontenay-aux-Roses.
Le , il quitte le camp de Gisy, pour se rendre au château de Buzenval..
Le , il établit son campement au bois de Boulogne, près de Bagatelle.
Du 13 au , le régiment fournit les travailleurs et les gardes de tranchée.
Le , le régiment quitte le camp de Bagatelle pour se rendre à celui de Saint-Cucufa, où il reste jusqu'au 20.
Le au matin, il rentre au bois de Boulogne, et reprend son emplacement à Bagatelle.
Semaine sanglante 22 mai Dans la nuit, le et le en tête du pénètrent dans Paris au Point-du-Jour par la porte de Saint-Cloud.Tournant à gauche, ils suivent les boulevards Murat et Suchet jusqu'à hauteur de la porte d'Auteuil qui est dégagée. Le continue son mouvement le long des remparts par la route militaire, s'emparant successivement des bastions jusqu'à la porte de Passy après s'être emparé du poste-caserne qui s'élève près de cette porte. La position importante du château de la Muette, dont les défenses s'appuient aux remparts et se prolongent vers la Seine, devient l'objectif du général Clinchant. Défendue par des fossés, des murs, des grilles,« des batteries, elle était presque inattaquable du côté des remparts. Le reçoit pour mission de la tourner. Après une vive fusillade, le château et la gare de Passy sont emportés. 300 prisonniers y sont faits, dont 22 officiers, ainsi que le drapeau du de fédérés fut pris, ainsi que 200 fusils provenant de la garnison, 7 pièces de 7 rayées, 2 mitrailleuses et un dépôt d'armes considérable.
Le avait pendant le même temps suivi les remparts, pénétré dans le parc du château de la Muette par une brèche, enlevé le retranchement armé de 5 pièces de canon, et fait prisonnière une compagnie d'insurgés. Ces opérations durèrent jusqu'au matin du .
Au lever du jour, le régiment continua son mouvement le long des remparts jusqu'auprès de la porte de Neuilly. Puis, prenant par l'avenue de l'Impératrice et la place de l'Étoile, où rejoignit le qui avait été laissé en réserve, il fut dirigé sur le parc Monceau. Le soir, il prit position à la place de l’Europe, à la gare Saint-Lazare, et occupa les rues de Constantinople, de Madrid et de Londres.
23 mai Le 23 au matin, le est laissé en réserve à la gare Saint-Lazare.
Des contre-barricades sont établies, par le et le , rue de Saint-Pétersbourg et rue d'Amsterdam, pour battre avec de l'artillerie la grande barricade de la place de Clichy.
Des tirailleurs lancés par la rue de Turin trouvent cette barricade abandonnée par ses défenseurs sous le feu violent des batteries et des éclaireurs de la division, qui traversent le boulevard des Batignolles, et prennent d'assaut une barricade rue des Dames.
L'église de la Trinité est occupée.
Les deux bataillons sont alors formés en deux colonnes qui doivent marcher parallèlement, en exécutant un mouvement de conversion à droite. La colonne de gauche, constituée par le , conduite par le général Blot, s'avance par les rues de Douai et de Vintimille. Arrivée à la place de Vintimille, elle est accueillie par le feu d'une barricade située place Blanche.Les maisons d'où l’on pouvait avoir vue sur la position sont occupées, et l'on chemine à travers le pâté de maisons compris entre les rues de Bruxelles, de Vintimille et de Douai. Au débouché de ce cheminement, la barricade est enlevée à la baïonnette par une section de la .
La colonne suit ensuite la rue de Douai, mais, arrivée à hauteur de la rue Duperré, elle se trouve exposée au feu d'une barricade établie place Pigalle. La position ayant été enlevée par le , le bataillon continue sa marche et va enlever la barricade établie au carrefour des rues Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Lazare et des Martyrs.
Après avoir tourné l'église Notre-Dame de Lorette, la tête de colonne se trouve devant une nouvelle barricade, qui est enlevée d'assaut. Les deux premières compagnies du , font évacuer, après une longue fusillade, la position formidable du carrefour Châteaudun, défendue par 5 barricades et ou 3 canons y sont pris. Cette colonne avait donc enlevé 8 barricades et concouru à la prise de 2.
Une grande partie de ces résultats furent dus au concours du . Ce bataillon, qui avait été mis en réserve à la gare Saint-Lazare, y laissa la , et s'avança, par les rues de Tivoli, de Clichy, de la Trinité, de la Tour-des-Dames et d'Aumale, jusqu'à la place Saint-Georges, où il eut à contre-battre la barricade établie près de l'église Notre-Dame de Lorette. A l'arrivée de la colonne de gauche, le bataillon prit part à l’attaque et à la prise de cette position. Il contribua ensuite à enlever les barricades de la rue Saint-Lazare et de Châteaudun.
Pendant ce temps l'autre colonne, la colonne de droite, formée du , conduite par le colonel Bréart, s'était avancée par les rues de Moscou, de Berlin, Moncey, Labruyère et Notre-Dame-de-Lorette, où le colonel Bréart fut blessé, jusqu'à la place Saint-Georges, où elle prit position à la fin de la journée.
La compagnie du , restée à la gare Saint-Lazare, fut attaquée vivement pendant la journée, mais elle maintint sa position.
24 mai Le , le occupa le collège Rollin.
Le fut chargé d'enlever la barricade établie rue de Chabrol, à son débouché sur le boulevard de Magenta. Le colonel, avec la , chemina à travers les maisons qui bordent la rue et parvint à s'emparer de cette barricade.
Le et le occupèrent le soir la prison Saint-Lazare.
25 mai Le 25 au matin, deux compagnies du furent chargées d'enlever la double barricade qui flanquait l'église Saint-Laurent. La exécuta cette opération qui s'empara de l'église.
Le fut appelé dans la journée à prendre part à l’attaque de la caserne du Prince-Eugène.
Le soir, les deux bataillons occupèrent l'hôpital Saint-Martin.
26, 27 et 28 mai Le 26, le 27 et le 28, le régiment eut à maintenir, le long du canal Saint-Martin, les insurgés enveloppés par l'est. Il occupait une ligne s'étendant de la rue des Vinaigriers aux écluses Saint-Martin.
29 mai Le , l'insurrection était complètement vaincue, et le était dirigé sur Versailles.
Après la prise de Paris Le , en cette courte campagne, avait perdu 141 hommes et 12 officiers, tués ou blessés. Le colonel Bréart fut nommé commandeur de la Légion d'honneur.
Le , le régiment quitta Versailles pour tenir garnison à Paris.
Le 1871, le colonel Alphonse Casimir Lechesne prend le commandement du régiment, en remplacement du colonel Jules Aimé Bréart, appelé au commandement en second de l'École spéciale militaire.
Le , le régiment quitte Paris pour aller occuper la forteresse du Mont-Valérien.
Un décret du président de la République en date du ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le « » prend la dénomination de .
Bibliographie
Articles connexes Amis de l'Ordre Commune de Paris Chronologie de la Commune de Paris Ordre de bataille de l'armée versaillaise Semaine sanglante
Notes et références Notes
Références Les ouvrages cités en bibliographie
Lien externe Carte des barricades de la Semaine sanglante, Le Maitron en ligne, 2021.
Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Régiment d'infanterie provisoire Catégorie:Paris au XIXe siècle Catégorie:1871 en France Catégorie:Bataille de 1871