L'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants, des victimes de guerre et des jeunesses de l'union fédérale (UF) a été fondée en France le . Cette association d'anciens combattants français a vocation, selon ses statuts, à défendre le patrimoine matériel et moral des anciens combattants.
Historique
Elle est fondée par des mutilés de guerre rentrés dans leurs foyers lors des congrès de Paris () et Lyon (24 au ). Elle est baptisée en 1918 Union fédérale des associations françaises de mutilés, réformés, anciens combattants, leurs veuves, orphelins et ascendantsSur les débuts de l'UF, cf. les témoignages de Gaston Rogé et Johannes Mercier dans les Cahiers de l'Union fédérale, 10 mars 1938. Cf. aussi la page consacrée à Gaston Rogé, qui s'est fait en 1932 l'historien des débuts de l'UF . Elle devient ensuite l'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants et victimes de guerre.
Elle est la principale association d'anciens combattants de l'entre-deux-guerres: 250 000 membres en 1922, presque 300 000 l'année suivante, plus de 900 000 en 1931.. Elle est alors apolitique mais témoigne d'une sensibilité de centre-gaucheSerge Berstein, Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle: 1900-1930, Complexe, 1999 : (), Stéphane Audoin-Rouzeau, Christophe Prochasson, Sortir de la Grande Guerre - Le monde et l'après 1918, Tallandier, 2015 (l'UF est classée à gauche). Elle véhicule l'esprit combattant, à la fois patriote et pacifiste. Henri Pichot et René Cassin ouvrent à partir de 1922 des discussions avec des anciens combattants allemands républicains. Les discussions sont poursuivies lorsqu'Hitler écarte les partenaires allemands habituels de l'UF en . Henri Pichot est l'un des fondateurs du Comité France-Allemagne, dont il est l'un des deux secrétaires généraux avec le président de l'UNC, Jean Goy.
En 2024, elle revendique officiellement encore 65 000 adhérents qui ressortent de tous les conflits : 14-18, 39-45, Indochine, Corée, Afrique française du Nord, Missions extérieuresSite internet de l'Union fédérale, page d'accueil : www.union-federale.com/.
Présidents successifs Gaston Vidal, 1918-1919 Ce journaliste et vice-président de l'Association républicaine des anciens combattants, secrétaire général du comité exécutif provisoire de la future UF en 1917-18 , élu président de l'UF en 1918, démissionne lorsqu'il se fait élire député de l'Allier, conformément aux dispositions des statuts de l'association qui déclarent les fonctions d'administrateur incompatibles avec tout mandat parlementaireL'Est républicain, 12 mai 1921. Marcel Lehman, 1919-1920 Vice-président d'une association parisienne, l'Union nationale des mutilés et réformés (U.N.M.R.), en 1917, élu membre de la commission de contrôle de l'UF en 1918, il est l'un des juristes de l'UF qui imaginèrent la notion de , qui donna lieu à la loi sur les pensions de 1919. Il démissionne en 1920 du fait de ses fonctions de chef de cabinet du ministre des Pensions André MaginotL'Est républicain, 28 juillet 1920. Il est ensuite inspecteur général au ministère des Pensions (en fait des anciens combattants) puis secrétaire général de la Confédération pour la défense du consommateur de Paris. Collaborateur du ministre des Pensions Adrien Berthod, il se suicide en 1932 L'Est républicain, 6 juillet 1932, L'Ancien combattant, 30 juillet 1932, Gaston Rogé, "La mort de Marcel Lehman" et "A la mémoire d'un disparu". Gaston Rogé, 1920-1921 Président de l'AMC (Association des mutilés et anciens combattants) de Meurthe-et-Moselle durant l'entre-deux-guerres, il est vice-président de l'UF en 1918. Henri Pichot, 1921-1922, 1923-24, 1929-31, 1934-1940 Instituteur, président de l'Union fédérale du Loiret, il est élu plusieurs fois président, dans les années 1920 puis dans les années 1930. Il démissionne de l'UF en et est nommé par le régime de Vichy président de la Légion française des combattants du Loiret (Le Journal, 20 octobre 1940). Il publie en Combat pour la France dans lequel il déclare sa foi dans le maréchal Pétain. Il quitte définitivement le mouvement combattant en , et meurt le d'une crise cardiaqueLe concernant, cf. . René Cassin, 1922-23 Professeur à la faculté de droit de Lille, élu membre de la commission de contrôle de l'UF en 1918, membre du conseil d'administration en 1919, secrétaire général en 1920, il a été vice-président en 1921. Il est en désaccord croissant à partir de 1934 avec la ligne pacifiste de Pichot, jusqu'à leur rupture en 1940 : Cassin choisit la France libre, Pichot choisit Vichy. Paul Brousmiche : 1924-26, 1931-1934 Cofondateur de l'UF comme les précédents, il était en 1917 un des représentants de l'Association fraternelle des combattants de la Marne, de Verdun et de la Grande Guerre. Il est successivement contrôleur des contributions directes à Paris, percepteur à Saint-Denis puis à Paris et trésorier-payeur général en 1939 à LavalCahiers de l'Union fédérale, 10 mars 1939. Maurice Randoux, 1926-1929 Il est auparavant et par la suite secrétaire général de l'UF. Blessé à Dinant en 1914 et en Champagne en 1915, il a été fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire Le Journal, 20 janvier 1928 ). Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1938. Professeur d'école primaire supérieure à Orléans, puis à Paris (école J-B Say, dans le ), auteur de manuels d'histoire et de géographie, membre du comité fédéral de la Fédération des anciens combattants de l'Enseignement public, ami de Pichot, il a présidé la section orléanaise des Mutilés du Loiret au début des années 1920 L'Ancien combattant, 30 juin 1922. Il a été directeur du cabinet de deux ministres : du sous-secrétaire d'État à l'enseignement technique Hippolyte Ducos, radical-socialiste, en 1932Journal officiel, 10 juin 1932, Journal des débats, 27 décembre 1932, du ministre de l'Éducation nationale Adrien Berthod en 1934Journal officiel, 3 février 1934, Le Journal, 29 avril 1934, d'Hippolyte Ducos à nouveau, sous-secrétaire d'État à la Défense nationale, en 1939-1940 Le Matin, 24 septembre 1939, Le Petit Parisien, 5 avril 1940. Il assure depuis la fin des années 1920 la rubrique consacrée aux anciens combattants dans Le JournalLe Journal, 22 janvier 1938. Il a rencontré Hitler avec Henri Pichot en . Il a été comme Pichot membre fondateur du Comité France-Allemagne et membre de son conseil d'administration. Sous l'Occupation, il collabore au quotidien collaborationniste Le Matin d' à son décès en , à 58 ansLe Matin, 11 avril 1944. Léon Viala, 1945-1947 Ancien vice-président de l'UF (à partir de 1922), ancien vice-président de la fédération du TarnLa France mutilée, 7 août 1925, il a été comme les précédents l'un des principaux animateurs de l'UF avant la guerre. Il contribue au renouveau de l'UF à partir de 1944. Il est la premier président de l'Union française des combattants (UFAC), jusqu'en . L'UFAC est depuis une ordonnance du signée par le général de Gaulle la . . Émile Pierret-Gérard, 1947Le Monde, 30 septembre 1947, "Nouvelles du jour"-1974 Émile Pierret, dit Émile Pierret-Gérard, est assistant de physique à la faculté des sciences de Nancy avant la Seconde Guerre mondiale, puis professeur à cette même faculté par la suite. Il a été trésorier de l'AMC et membre du conseil d'administration de sa section nancéienne avant guerreL'Ancien combattant, 15 novembre 1931. Membre du mouvement Ceux de la Résistance sous l'Occupation, il est désigné en chef de l'Armée secrète de Lorraine, sous le pseudonyme de François Roth, Histoire de la Lorraine: Le vingtième siècle, 1914-1994, Volume 2, Ed. Serpenoise, 1994, . Il préside l'AMC après la guerre, jusqu'à son décès en 1978, ainsi que l'UFAC de à . Commandeur de la Légion d'honneur, il est titulaire de la croix de guerre 1914-1918 et de celle de 1939-1945 ainsi que de la médaille de la RésistanceLe Monde, 8 mai 1957, "La commission de sauvegarde se réunira vendredi". Maurice Sieklucki, 1974-1976 Gérard Morvan, 1976-1983 Marcel Fivel-Démoret, 1983-1992 Pierre Vélon, 1992-1995 Avit Leweurs, 1995-1998 Serge Cours, 1998-2012 Jean-Claude Buisset, 2012-2015 Dominique Lepine, 2015-2024 Gérard Ruffier-Monet, 2025-
Bibliographie . . .
Lien externe Historique de l'Union fédérale sur le site de l'association
Notes et références
Catégorie:Association d'anciens combattants en France Catégorie:Anciens combattants de la Première Guerre mondiale Catégorie:Association ou organisme fondé sous la Troisième République