Le nom de l'euro correspond aux dénominations de la monnaie de l'Union Européenne, dans les langues des pays l'ayant adopté.
Nom de l’euro Son nom, apocope d’Europe, devrait être théoriquement le même, unique et invariable, dans toutes les langues officielles de l'Union européenne, être simple et symboliser l’Europe, conformément aux dispositions de la décision du Conseil européen de Madrid de ), 15 et . qui a adopté ce nom — et ce, malgré les termes exacts du traité de Maastricht (ECU). Néanmoins il existe déjà sous la forme grecque, ευρώ (evró), légèrement différente mais souvent remplacée, en pratique, par le terme unique, en caractères latins.
D’autres formes différentes sont et seront introduites avec le temps, qui iront contrariant cette uniformité initiale : Dans certaines langues officielles au sein de l’Union européenne et des États candidats, comme en bulgare (écriture cyrillique) евро, en irlandais (devenu depuis langue officielle) eoró ou eora, en hongrois euró, en letton eira, en lituanien euras, en slovène evro, en serbe et en macédonien (écriture cyrillique) евро, en turc avro (du nom d'Europe en turc, Avrupa). Dans d'autres langues européennes, comme en islandais evra, en gallois ewro, en same euroh, en mannois aoro, etc. Certaines langues flexionnelles lui appliquent leurs règles grammaticales habituelles (accords en nombre au duel, pluriel ou au partitif, accords de cas tels que le génitif) alors que d’autres se conforment à la règle édictée d’invariabilité par défaut.
D’ailleurs, en signant la Constitution pour l’Europe, la Hongrie et la Lettonie ont tenu à souligner, dans une déclaration50. Déclaration de la République de Lettonie et de la République de Hongrie relative à l'orthographe du nom de la monnaie unique dans le traité établissant une Constitution pour l’Europe : Le Parlement letton a voté fin 2005 une loi confirmant qu’en letton la forme à utiliser ne comporte pas eu- (digramme inexistant dans cette langue) mais bien eira. annexée au traité, que le nom d’euro, seul retenu par ce texte (qui modifie sur ce point l’ECU du traité de Maastricht), ne préjuge en rien des règles grammaticales propres aux langues nationales de ces deux pays. Lors de la conférence intergouvernementale sur le futur traité de Lisbonne qui se substituera le cas échéant à ce traité constitutionnel, cette déclaration des mêmes pays a été adoptée.
En France, euro doit s'écrire avec un « s » au pluriel : le gouvernement considère qu'il n'est pas invariable. La Banque centrale européenne a adopté la même pratique.
Symboles et abréviations de l’euro
Le glyphe (ou symbole graphique) de la monnaie unique européenne a été développé en interne dans le service de la Commission européenne chargé de l'Information sur la monnaie unique. Dix maquettes ont été soumises à un panel de citoyens européens. Le caractère retenu s’inspire de la lettre grecque « epsilon », référence à l’Antiquité et au berceau de la civilisation européenne, et évoque également la première lettre du mot « Europe ». Les deux traits parallèles symbolisent la stabilité de l’euro. Les couleurs sont le bleu (cyan 100 % + magenta 80 %) pour le fond et le jaune (jaune 100 %) pour le symbole.
L’abréviation officielle de l’euro est, selon la norme ISO 4217, « EUR » dans toutes les langues. Il n’existe pas d’abréviation officielle pour « cent », mais « c » ou « ct » sont généralement utilisés. En Grèce, la lettre capitale lambda « Λ » est couramment utilisée comme abréviation de λεπτά, leptá. En Irlande, certains commerces utilisent parfois le symbole « ¢ » du cent (aussi utilisé comme symbole de la division de monnaies en dollars ou pesos). En Finlande l’abréviation « snt. » (de sentti) est aussi utilisée. Le plus souvent, les prix sont affichés en décimales de l’euro (par exemple « €0.05» en Irlande, « 0,05 € » en France).
Le placement du symbole monétaire suit les conventions nationales, notamment en Espagne et en France où il semble illogique de placer le symbole de l’euro avant le nombre alors qu’on le prononce après. On note à ce sujet que le symbole monétaire est parfois inscrit à la place de la virgule décimale ; par exemple en France, « 2€50 » au lieu de « 2,50 € », et même assez souvent « 2€50 » où les centimes sont indiqués en exposant sans indication du symbole du centime. La correction typographique préconise, en français, la seule forme « 2,50 € ».
Certains prix indiquent aussi une précision inférieure au centime, notamment les prix des carburants affichés sur les panneaux routiers. Pour éviter la confusion avec les milliers (notamment pour les automobilistes étrangers familiers d’une autre convention concernant la notation des décimales), il est courant de voir les millimes uniquement affichés en exposant, par exemple « ».
Divisions de l’euro et arrondis
L’euro est divisé officiellement en 100 cents (parfois, non officiel, eurocent ; cent est prononcé comme le nombre « 100 » en français, d'après la réglementation française, mais il existe des usages locaux qui, par tradition, recourent à une dérivation du nombre cent, telle les céntimos espagnols, les centimes français ou belges ou les centesimi italiens).
Les documents officiels de l’Union européenne et de ses institutions, ainsi que les traités établissant l’euro utilisent cependant exclusivement les termes euro et cent aussi bien au singulier qu’au pluriel, à cause des variations occasionnées par les différentes langues des États membres : cette règle est adoptée dans certains pays comme pour le pluriel italien euro qui reste euro malgré les règles de grammaire pour les noms masculins italiens, tandis que le mot grec pour cent est λεπτό leptó, λεπτά leptá au pluriel.
Dans les pays francophones, le terme centime est souvent recommandé par les autorités locales, en lieu et place de cent, en raison du grand nombre d'homophones (dont le nombre « cent », la préposition « sans », le nom commun « sang », les formes de verbe conjugué « sens/sent », la contraction pronominale et adverbiale « s’en »…).
En langue française, l'usage veut que la subdivision de l'euro soit le centime. L’usage de fractions plus précises est admis pour l’affichage et la publicité des prix unitaires, à condition d’utiliser une des deux dénominations. Cependant, pour toute opération comptable ou de facturation entre tiers, aucune autre subdivision que le centième d'un euro n’est autorisée, et les totaux doivent donc être arrondis au centime le plus proche. Cette règle s’applique également à la conversion des prix facturés d'une ancienne devise nationale vers l’euro (et inversement durant la période de transition où les deux devises peuvent coexister dans un même pays).
En France, notamment pour les pompistes et les opérateurs télécoms qui souhaitent garder la même finesse qu'avec le centime de franc, une division non officielle par mille est apparue. Toutefois le terme millime, utilisé par des francophones nord-africains et attesté par le Littré, ne revient pas en usage et on entend plutôt les fractions de centimes indiquant explicitement la position de la virgule décimale « 2,9 centimes ». Dans les comptabilités officielles, seuls deux chiffres après la virgule peuvent être retenus et comptabilisés.
Dans d'autres États, comme la Belgique ou le Luxembourg, les calculs intermédiaires comptables sont autorisés officiellement avec quatre chiffres après la virgule. Pour autant, le total doit être arrondi au cent près.
Orthographe des termes « euro » et « cent »
dans les langues officielles de l’Union européenne