L'Espagne compte au selon les chiffres de l'Institut national de la statistique espagnol (INE), en progression constante de l'ordre de 1% par an depuis 2022.
La densité de population est de en 2025, très inégalement répartie, la majorité se concentrant sur les côtes et dans la région communauté de Madrid.
Au , le nombre d'étrangers s'établit à 7 132 324, il a augmenté de 5,5% en un an et représente 14,4% de la population totale. Au , on recensait en Espagne soit 11,7% de la population totale INE, alors que leur nombre était de en 1998. L'Espagne est ainsi devenue en quelques années un des premiers pays d'immigration de la planète. Cependant, dès la fin de l'année 2008, avec l'irruption de la crise économique mondiale, le mouvement d'immigration ralentit fortement, et s'inversa même dans les années 2010-2015, une partie des immigrés désormais sans travail retournant dans leur pays d'origine.
Évolution de la population espagnole Selon les chiffres de l'INEInstituto Nacional de Estadística (INE).. Population au janvier :
Mouvement naturel de la population
La fécondité des femmes espagnoles, maximale entre 1960 et 1975, subit dès 1976 une forte baisse jusqu'à la fin des années 1990 (1998). Le pourcentage d'enfants nés de mère étrangère se montait à 13,8 % en 2004, en augmentation de 13,1 % par rapport à 2003. Le nombre de ces enfants était de . Pour 2008, les chiffres provisoires de l'INE attribuent pas moins de à ces mères, soit plus de 20 % du total des naissances du pays.
À l'instar de la majorité des pays européens, sauf redressement majeur très improbable de la fécondité des femmes espagnoles, le pays serait confronté à une décroissance démographique majeure d'ici 2030-2040 (crash démographique). Seule une immigration importante semble à même de l'éviter. C'est bien ce qui s'est produit depuis le début du jusqu'en 2012. Mais le solde migratoire s'est ensuite inversé : départs contre arrivées en 2014 selon l'INE ; les départs sont nombreux parmi les immigrés sud-américains, mais aussi les espagnols eux-mêmes, dont se sont expatriés contre revenus en 2014La population espagnole baisse toujours malgré une reprise des naissances, Les Échos du 26 juin 2015..
+Mouvement naturel de la population en Espagne. PDF - INE espagnol - población en 2005 . Année Nombre denaissances Taux denatalité Taux defécondité Nombrede décès Taux demortalité195020,002,48 10,7 1960 21,50 2,77 8,6 1965 20,80 2,94 8,3 1970 19,40 2,88 8,2 1975 18,80 2,80 8,3 1980 15,20 2,20 7,7 1985 11,80 1,64 8,1 1990 10,30 1,36 8,5 1995 9,20 1,16 8,7 2000 9,80 1,24 8,9 2001 10,00 1,26 8,8 2002 10,10 1,25 8,9 2003 10,50 1,30 9,1 2004 10,60 1,33 8,7 2005 10,75 1,346 8,7 2006 10,96 1,373 8,4 2007 10,98 1,396 8,6 2008 11,38 1,458 8,5 2009 10,6 1,38 8,3 2010 10,4 1,37 8,2 2011 10,1 1,34 8,6 2012 9,7 1,32 8,6 2013 9,1 1,27 8,8 2014 9,2 1,32 8,9 2015 9,0 1,33 9,0
Agglomérations urbaines principales
vignette|300px|Principales agglomérations urbaines de l'Espagne Les agglomérations urbaines suivantes dépassaient les au janvier 2005 :
Aire urbaine Habitants au janvier 2005 Aire urbaine Habitants au janvier 2005MadridMurcieBarcelonePalmaValenceGrenadeSévilleVigoMalagaSanta Cruz de Tenerife-La LagunaBilbaoSaint-Sébastien Centrale d'AsturiesLa CorogneAlicante-ElcheValladolidSaragosseTarragoneLas Palmas de Grande CanarieCordoueBahía de Cádiz (Baie de Cadix)Pampelune
Évolution de la population des communautés et des provinces Évolution de la population des communautés autonomes
+ Évolution de la population des communautés autonomes Région Population au janvier 1998-2006 1998 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007Andalousie10,22Aragon7,96AsturiesÎles Baléares25,69Îles Canaries22,44Cantabrie7,77Castille/León1,55Castille/Manche12,59Catalogne16,06Estrémadure1,59Galice1,58Madrid18,01Région de Murcie22,89Navarre13,39Pays basque1,67La Rioja16,21Communauté valencienne19,47Ceuta5,19Melilla11,25Total13,21
Évolution de la population des provinces
Répartition de la population
Victime de l'exode rural, une partie de l'Espagne est marquée par une faible densité de population. C'est le cas notamment de la Serranía Celtibérica.
Fécondité
Le taux de fécondité est le nombre moyen d'enfants mis au monde au cours d'une année par l'ensemble des femmes d'une population. Un taux de fécondité d'au moins 2,06 est nécessaire pour assurer le simple remplacement des générations, dans les conditions de mortalité régnant aujourd'hui en Espagne, l'un des pays du monde où la mortalité est minimale. Cela signifie que chaque femme doit avoir en moyenne au cours de sa vie, nombre nécessaire pour qu'en moyenne soient remplacées par 100 filles. Il faut en effet tenir compte du fait qu'il naît approximativement 105 garçons pour 100 filles, et que tous les bébés n'arriveront pas à l'âge de la reproduction, puisqu'il en meurt un certain nombre en cours de route et surtout au cours de la première année. C'est la mortalité infantile, dont le taux pour l'Espagne valait 3,77 pour mille en 2006.
Indice de fécondité depuis 1960 :
Évolution de la fécondité des communautés autonomes
+ Évolution de la fécondité dans les communautés autonomes Région Nombre d'enfants par femme 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2002 2003 2004 2005 2006Andalousie3,1352,7262,0131,6591,3741,3551,3561,4091,4391,4661,508Aragon2,4141,9581,4381,1631,0651,1251,1661,2241,2601,2621,322Asturies2,3771,8291,3090,9750,8290,8610,8620,9120,9240,9560,985Îles Baléares2,8432,1871,8981,6221,2911,3511,3821,3691,3541,3421,404Îles Canaries3,2022,5341,7991,4841,2321,2431,2131,1801,1581,1991,214Cantabrie2,6802,1611,4551,1520,9221,0561,0961,1551,1831,2121,160Castille/León2,3162,0411,4981,1720,9750,9971,0201,0501,0661,0931,111Castille/Manche2,6262,3811,8321,6141,3611,2871,2911,3311,3341,3401,344Catalogne2,8631,8981,4891,2521,1471,2811,3331,3901,4331,4551,473Estrémadure2,5262,4991,9241,6301,3511,2871,2541,2731,2631,2771,314Galice2,3832,0681,4751,1710,9520,9650,9480,9960,9991,0181,033Madrid2,9112,0881,5451,2731,1251,2541,3131,3661,3851,3751,408Murcie3,2282,8822,0231,7271,4111,4741,5291,5801,5641,5941,639Navarre2,6592,0031,4201,2341,1141,2101,3131,3861,3961,3451,388Pays basque2,7731,8551,2850,9860,9121,0391,0901,1611,1821,1911,226La Rioja2,4542,0651,4901,2071,0491,1561,2141,3221,3161,3401,313Communauté valencienne2,9172,3281,6291,3771,1981,2961,3431,3471,3601,390Ceuta - - - -1,8081,6851,7601,7711,8851,9272,587Melilla - - - -2,0702,0151,8982,0301,8551,9472,670Total2,8032,2151,6421,3621,1731,2341,2631,3101,3291,3461,373
La fécondité des femmes espagnoles est l'une des plus basses de l'Union européenne, mais le taux de fécondité n'est pas homogène dans toutes les régions du pays. L'Espagne orientale et sud-orientale qui jouxte la Méditerranée et qui bénéficie d'un important boom économique et de ce fait d'une immigration intense, s'en sort nettement mieux que le reste du pays. Par contre les régions économiquement moins bien loties de l'ouest et surtout du nord-ouest du pays connaissent un niveau de fécondité extrêmement bas. Ainsi, avec moins d'un enfant par femme depuis la fin des années 1980, les Asturies sont au même niveau que Macao, Hong-Kong et la Corée du SudINED - Population et Sociétés - Tous les pays du monde (2007). Mais la situation est semblable au Pays basque, en Castille-et-León, en Cantabrie, aux îles Canaries et encore plus accentuée en Galice. À part les îles Canaries dont la démographie est soutenue par une intense immigration, l'ensemble des autres régions citées, qui ne bénéficient guère d'un courant d'immigration, devraient perdre la moitié de leur population d'ici le milieu du siècle (migrations non comprises), si du moins rien ne change du point de vue de la fécondité.
Taux net de reproduction
Le taux net de reproduction est l'indicateur démographique qui mesure le degré de remplacement d'une génération par la suivante. Le remplacement est assuré si le taux net vaut 1,00 au moins. S'il est inférieur à 1,00, il y aura baisse de la population, et cette baisse sera d'autant plus forte que le taux est bas. Pour l'Espagne, le taux net de reproduction valait 0,663 en 2006. Cela implique, si ce taux se maintient dans le futur et sans migrations, une baisse des naissances de 33,7 % d'ici trente ans (en 2036) et en conséquence une diminution de 33,7 % du nombre d'habitants du pays, tous les trente ans.
Politique familiale
À partir du 3 juillet 2007, une prime de naissance de euros est versée à tous les parents pour autant qu'ils résident légalement en Espagne. Appliquée au nombre de naissances enregistrées en 2006, cette mesure a un coût approximatif de 1,2 milliard d'euros, facilement finançable dans ce pays où le budget affichait un surplus de annuellement.
Auparavant, l'Espagne avait une politique de soutien aux familles quasi inexistante. Une allocation familiale de annuellement par enfant mineur à charge, était versée, et uniquement aux familles les plus modestes. En outre, une prime d'environ était versée pour la naissance d'un enfant. À part cela, il n'y avait pas d'aide publique à la famille.
Cependant, l'État-providence reste peu développé en Espagne : le pays possède un taux de prélèvements obligatoires peu élevé (37 % du PIB) et les dépenses sociales parmi les plus faibles de la zone euro (20,3 % du PIB)Cécile Chambraud, « La vie sans filet d'une famille espagnole de "niveau moyen" dans un État social faible », dans Le Monde du 21-02-2008, mis en ligne le 20-02-2008, ..
Les allocations familiales ne sont versées qu'aux familles dont le revenu ne dépasse pas les par an. Le montant de cette aide est de par enfant et par mois. La sécurité sociale attribue en outre par mois aux mères d'enfant de moins de lorsqu'elles travaillent. Il existe peu de garderies publiques et elles sont réservées aux foyers les plus modestes. Le système espagnol ne prévoit aucune aide pour la garde d'enfant à domicile.
Dans pareil contexte, au sein d'un pays développé où le coût de la vie est élevé, l'effondrement de la natalité de ces dernières décennies n'a rien d'étonnant et se comprend aisément, l'arrivée d'un enfant engendrant presque toujours une chute très sensible du niveau de vie.
Immigration
Entre 2001 et 2006, le pays a accueilli une moyenne de par an. En janvier 2008, de personnes, soit 11,5 % de la population espagnole, étaient de nationalité étrangèreM. J. López « Les Marocains d'Espagne ont enfin leur discothèque », dans El País cité dans Courrier international du , .. La crise économique mondiale de 2008 a fait reculer depuis les années 2010 le nombre d'étrangers, le faisant passer à 10,7 % de la population totale.
+Acquisition de la nationalité espagnole par nationalité 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022. 2023 2024Total41772959947396669699172291140254995137898171129750255774367681286597991538160080671081061697869892687776691065559287142954284987499161247425
Enjeux liés à l'immigration clandestine
thumb|right|300px|Distribution de la population étrangère en Espagne en 2005
Le gouvernement Zapatero a régularisé environ clandestins entre février et mai 2005. Certains pays membres de l'espace Schengen, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, ont critiqué cette mesure car les immigrés munis de papiers délivrés par l'Espagne peuvent ensuite circuler librement dans les autres pays..
La majorité des immigrants qui arrivent en Espagne proviennent d'Amérique latine (36,21 %), suivie de l'Europe Occidentale (21,06 %), de l'Europe de l'Est (17,75 %) et enfin du Maghreb (14,76 %). Les étrangers originaires de l'Afrique, et plus particulièrement d'Afrique subsaharienne, ainsi que de l'Asie ne constituent qu'une part fort minoritaire des arrivées.