Le département de la Vendée possède un riche patrimoine mégalithique.

Généralités En Vendée, les dolmens à couloir sont fréquents, de style classique (cairn du Pey-de-Fontaine) où traduisant des influences régionales de type dolmen angoumoisin (dolmen de la Pierre-Levée), angevin (dolmen de la Frébouchère, dolmen de la Sulette), transepté (dolmen de la Planche-à-Puare). A contrario, les allées couvertes sont rares (allée couverte des Tabernaudes) et les dolmens simples totalement absents. Les dolmens à couloir du Néolithique moyen ont systématiquement été édifiés sur des éminences.

Les menhirs sont isolés ou groupés en petits alignements à proximité des dolmens, comme dans le Talmondais où l'on peut observer une complémentarité entre les grands menhirs édifiés en terrains granitiques et les dolmens en terrains calcaires. Lorsque des blocs bruts nés de l'érosion ont été redressés, leurs faces les plus planes, celle au contact du sol, ont été tournées vers l'est. Les menhirs isolés ont souvent été dressés de préférence sur des points élevés.

Études mégalithiques En 1762, le comte de Caylus dessine plusieurs monuments des environs d'Avrillé. En 1834, Bachelot de la Pylaie dresse un inventaire quasi exhaustif des mégalithes de l'île d'Yeu. Dans le dernier quart du , les inventaires s'enrichissent avec les travaux de Léon Audé, de Léon Ballereau et surtout de l'abbé Ferdinand Baudry, curé dans la commune du Bernard, qui publie en 1864 un rapport à l'attention du Congrès archéologique de France intitulé « Monuments de l'Age de pierre en Bas-Poitou », qu'il complète en 1865 avec une série de publications intitulées « Antiquités celtiques de la Vendée et Légendes ». C'est à Louis Brochet que l'on doit le premier compte-rendu détaillé, en 1890, de la fouille d'un dolmen vendéen (la Pierre-Levée de Nieul-sur-l'Autise).

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Le début du est marqué par les fouilles de Marcel Baudouin, aidé de Georges Lacouloumère, fouilles accompagnées de publications pléthoriques et d'interprétations parfois très audacieuses. De 1960 à 1980, Roger Joussaume fouille successivement plusieurs sites mégalithiques majeurs du département : la Pierre-Virante, la Pierre-Levée, le cairn du Pey-de-Fontaine, la nécropole des Cous. Bertrand Poissonnier entreprend des travaux expérimentaux sur la construction des dolmens et l'édification des menhirs et créé le CAIRNCentre Archéologique d'initiation et de Recherche sur le Néolithique à Saint-Hilaire-la-Forêt. Dans son ouvrage consacré à la Vendée préhistorique, il effectue commune par commune un inventaire des découvertes préhistoriques et des sites mégalithiques du département.

« Carnac vendéen » La forte concentration des monuments mégalithiques dans le Talmondais a conduit certains à parler de « Carnac vendéen ». Dans ce secteur géographique, « on comptabilise 102 monuments, dont 26 dolmens, 32 alignements de menhirs, 28 petits menhirs, 5 mégalithes indéterminés, 8 menhirs de tailles indéterminées et 3 stèles funéraires ; tout cela réparti en 68 sites sur 11 communes ».

L'ensemble de ces constructions s'est développé selon un axe est-ouest correspondant à la ligne de séparation entre les sols granitiques et les sols calcaires. La majorité des sépultures mégalithiques ont été érigés sur les pentes et les plateaux calcaires, en retrait des alignements principalement dressés sur les sommets granitiques qui surplombent les vallonnements et la plaine côtière.

Liste non exhaustive