La pierre sonnante de saint Gildas est une grosse pierre posée sur un socle dans l'ermitage Saint-Gildas à Bieuzy-les-Eaux dans le Morbihan, en Bretagne.

La pierre sonnante La pierre sonnante se trouve dans la chapelle Saint-Gildas, construite au bord de la rivière du Blavet. Au , Saint Gildas, moine évangélisateur, y aurait vécu en ermite, avec son disciple Bieuzy. Le site était à l’origine une grotte, une chapelle troglodyte s'y trouve encore.

La pierre réside sur un socle de granit et émet un son comparable à celui d’une cloche lorsqu’on la frappe avec une autre pierre. L’origine de cette pierre est inconnue (les pierres sonnantes étant généralement des phonolites, d'origine volcanique).

Une légende raconte que la pierre sonnante ait été découverte par Saint Gildas, dans la Chaussée des Géants au nord de l'Irlande. Il se serait servi de cette pierre pour construire son embarcation jusqu'à ce qu'il s’aperçoive qu'elle sonnait. Il en aurait alors fait une cloche.

Elle est complétée par une autre pierre plus petite, qui sert à la frapper afin de produire son son métallique caractéristique. Cela en fait un idiophone, c'est-à-dire un instrument de la famille des percussions dont le son est produit par le matériau de l’instrument lui-même lors d'un impactIdiophone, définition du Larousse : Instrument de musique, non pourvu de cordes ou de membranes, dont le corps solide suffit à produire un son (castagnettes, xylophone, hochet, guimbarde, etc.). La pierre est inscrite aux Monuments Historiques comme instrument de musique depuis 1981.

Les pratiques autour de cette pierre font l’objet d’une inscription à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France..

La pierre sonnante a été inscrite comme instrument de musique le . Depuis, elle fait l'objet de mesures de sauvegarde aux Monuments Historiques..

Histoire Une utilisation inconnue Avec le son qu’elle émet, la pierre est naturellement et couramment surnommée « la Pierre de Fer ». Plusieurs origines légendaires lui sont attribuées.

Cette pierre aurait servi à saint Gildas pour appeler les fidèles à la prière dans sa grotte transformée en ermitage.

Elle aurait servi de meule à saint Gildas: , et grâce aux , la pierre guérissait les maladesLa vie de saint Gildas, , traduite par C.Kerboul-Vilhon, 1997.

La pierre a toujours été l’objet d’attentions et a servi dans la vie religieuse. Le Lundi de Pentecôte est la seule journée de culte à la chapelle, jour du pardon de saint Gildas, la pierre était sortie de l’église, posée sur un socle extérieur, et servait à sonner les vêpres après le déjeuner. Au , les mendiants utilisaient le son de la pierre pour attirer l’attention sur eux et obtenir l'aumôneGuillotin de Corson, 1898.

À travers elle, le croyant pouvait s’adresser au saint et demander de l’aide. Ce rituel s’exécute avec des mouvements particuliers : frapper la pierre à coups répétés, en faisant des cercles sur le dessus, dans le sens des aiguilles d’une montre, le nombre de tours dépendant de la longueur du vœu.

Le seul rituel contemporain est de faire un vœu.

Une seconde pierre Une seconde pierre sonnante existe dans la commune. Elle aurait également servi de cloche à saint Bieuzy : elle se trouvait alors avec celle de saint Gildas dans l’ermitage du Blavet où les deux saints auraient vécu. La pierre de saint Bieuzy est aujourd’hui installée dans l'église paroissiale de la commune. Contrairement à celle de saint Gildas, aucune pratique n'existe autour de cette pierre. Elle est mise en scène de manière similaire : sur une colonne, avec un galet pour la frapper.

Elle se serait trouvée autrefois dans le cimetière de Bieuzy, aurait été vendue ou volée au XVIIe siècle par un seigneur des environs de Pontivy, puis récupérée par le recteur de Bieuzy en 1702. Elle aurait été transportée ensuite dans l’église.

Tourisme La pierre sonnante attire le tourisme culturel. Des personnes visitent la chapelle pour faire tinter la cloche. Cette pierre, a, selon les croyances, une dimension magique, intemporelle et/ou traditionnelle. Faire sonner la pierre est un geste ancestral, issu d’une tradition ancrée dans le territoire.

Bibliographie . . . . . . (D’après la Vie de saint Gildas écrite par Vitalis, moine de Saint-Gildas-de-Rhuys au ) . . . [Toscer 2001] . .

Références

Voir aussi Articles connexes Pierres sonnantes du Guildo Archéoacoustique

Liens externes .

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