Pristina (en albanais : , ; en serbe cyrillique : ; en serbe latin : ) est la capitale et la plus grande ville du Kosovo, État au statut contesté. Selon le recensement kosovar de 2011, la ville intra muros compte et sa zone métropolitaine en compte ..

Géographie La ville de Pristina est située près des monts Goljak et à quelques kilomètres au nord des monts Šar et du lac de Badovac. Elle se trouve à proximité de deux villes, Obiliq et Fushë Kosovë. En raison de l'urbanisation, elle s'étend désormais jusqu'à cette dernière.

Les deux affluents de l'Ibar qui traversaient la ville, la Vellucha, qui descend des collines de Germia à l'Est et la Pristina, qui coule à l'ouest de la vieille ville, ont été recouverts respectivement dans les années 1950 et à la fin des années 1970, ce qui les a rattachés au réseau d'égouts de la ville. Pristina est donc une ville sans cours d'eau. Elle est alimentée en eau potable grâce au réservoir de Gračanka.

Climat Pristina connaît un climat semi-continental (Köppen : Dfb/Dfa/Cfb/Cfa), (Trewartha: Dcbo/Dcao/Dobk/Doak).

Histoire De l'Antiquité à 1878 Durant l'Antiquité romaine, prospérait Ulpiana, à l'emplacement de Lipljan, à au sud de la ville actuelle. Elle fut par la suite détruite puis reconstruite par l'empereur Justinien .

Après la chute de l'Empire romain, Ulpiana fut délaissée pour le site actuel, plus proche des grands axes commerciaux. Pristina se développa rapidement et devint un grand carrefour des BalkansPristina History.

Le choix de Pristina comme capitale par le roi de Serbie Milutin (1282-1321) et par ses successeurs des dynasties Nemanjić et Branković renforça l'importance de la ville mais cet apogée fut de courte durée, la ville étant occupée brièvement par les Ottomans en 1389 après la bataille de Kosovo Polje puis définitivement conquise en 1454.

La longue période ottomane transforma largement la ville par les influences architecturales et sociales turques : afin de marquer son autorité, le sultan Mehmed II ordonna la construction de la mosquée impériale. Ainsi, la plupart des habitants se convertirent à l'islam.

Pristina vit paraître en 1685 le premier ouvrage en albanais, le Cuneus Profetarum (le « Groupe des Prophètes »), de Pjetër Bogdani.

De 1878 à 1989 Avant 1939, la ville était composée d'une population variée et peuplée majoritairement d'Albanais et de Serbes. Mais la politique de nettoyage ethnique mise en place par la Yougoslavie força les Albanais à s'installer en Turquie, remplaçant là-bas des communautés grecques ou arméniennes. Ainsi, la population albanaise déclinait fortement.

La Seconde Guerre mondiale vit la tendance s'inverser. Alors que les Serbes quittaient la ville, des Albanais arrivaient en masse des campagnes environnantes.

Après avoir fait partie, durant la guerre, de l'Albanie italienne, Pristina devint en 1974 la capitale de la Région socialiste autonome du Kosovo.

La population de la ville augmenta sans discontinuer pendant la seconde moitié du . Alors qu'en 1953, la ville comptait , elle en compte aujourd'hui . La population albanaise représente aujourd'hui plus de 70 % de la population totale.

Malgré la croissance démographique, Pristina connut un fort déclin durant cette période, et cela jusqu'à nos jours. La crise économique puis politique accentua le mécontentement de la population et le nationalisme.

Une sortie de crise s'esquissa vaguement lorsque le Gouvernement de Tito autorisa la création d'une université indépendante de celle de Belgrade et permit l'utilisation du drapeau albanais.

En , les mécontentements se firent à nouveau sentir et des protestations étudiantes eurent des répercussions dans tout le Kosovo. Le pouvoir yougoslave répliqua par la mise en place d'un état d'urgence et d'une police spéciale.

Après 1989

À la suite du fort durcissement de la politique anti-albanaise de Slobodan Milošević dès 1990, les ouvriers et les bureaucrates kosovars furent largement licenciés et sur les que comptait l'université de Pristina furent renvoyés.

En réponse, des militants albanais fondèrent avec l'écrivain Ibrahim Rugova la Ligue démocratique du Kosovo, qui créa un gouvernement kosovar parallèle avec ses propres instances, ses donateurs et ses actions (éducation des enfants albanais, notamment).

En 1996, alors que la guerre entre l'Armée de libération du Kosovo et les forces yougoslaves est déclarée, la ville est bombardée à plusieurs reprises et des quartiers entiers sont détruits. Une partie de la population albanaise est contrainte par l'armée de s'exiler à la frontière macédonienne, de nombreuses autres personnes sont contraintes à l'exil, fuyant par tous les moyens. La guerre connaît son sommet de violence en 1999, alors qu'elle est placée en état d'urgence depuis trois ans.

Localités thumb|center|upright=0.8|Localisation de la commune/ville de Pristina au Kosovo.

Le territoire de la commune/ville de Prishtinë/Priština compte 41 localités ; selon la pratique de l'OSCE, le nom de la nationalité majoritaire est indiqué en premier :

Badoc/Badovac Ballaban/Balaban Barilevë/Bariljevo Bërnicë e Epërme/Gornja Brnjica Bërnicë e Poshtme/Donja Brnjica Besi/Besinje Busi/Businje Çagllavicë/Čaglavica Dabishec/Dabiševac Dragoc/Dragovac Drenoc/Drenovac Gllogovicë/Glogivica Gračanica/Graçanicë Grashticë/Graštica Hajkobillë/Ajkobila Hajvali/Ajvalija Keçekollë/Kačikol Koliq/Kolić Kolovicë/Kojlovica Kukavicë/Kukavica Laplje Selo/Llapllasellë Lebanë/Lebane Llukar/Lukare Makoc/Makovac Marec/Marevce Matiçan/Matičane Mramor Nëntë Jugoviq/Devet Jugovića Nishec/Niševce Orlloviq/Orlović Prapashticë/Propaštica Preoce/Preoc Prishtinë/Priština (Pristina) Prugoc/Prugovac Radashec/Radoševac Rimanishtë/Rimanište Sharban/Šarban Shashkoc/Šaškovac Shushicë/Sušica Sinidol/(Gornja Brnjica) Siqevë/Sićevo Slivovë/Slivovo Sofali/Sofalija Teneshdoll/Teneš Do Trudë/Trudna Vranidoll/Vrani Do Zllash/(Mramor) Zllatar/Zlatare

Par rapport à la liste, en 2009, après un redécoupage administratif kosovar, plusieurs localités ont été rattachées à la commune/municipalité de Gračanica/Graçanicë nouvellement créée.

Démographie Population dans la ville intra muros Évolution historique de la population dans la ville

+ Évolution de la population

Répartition de la population par nationalités dans la ville (2011) Nationalité Nombre % Albanais 97,35 Turcs 1,41 Ashkalis 557 0,38 Bosniaques 366 0,25 Gorans 204 0,14 Serbes 92 0,06 Roms 39 0,03 Égyptiens 1 0,00 Inconnus/Autres.

En 2011, les Albanais représentaient 97,35 % de la population.

Commune/Municipalité Évolution historique de la population

+ Évolution de la population

Répartition de la population par nationalités (2011)

Nationalité Nombre % Albanais 97,77 Turcs 1,08 Ashkalis 557 0,28 Serbes 430 0,22 Bosniaques 400 0,20 Gorans 205 0,10 Roms 56 0,03 Égyptiens 8 0,00 Inconnus/Autres

En 2011, les Albanais représentaient 97,77 % de la population et les Turcs 1,08 %.

Religions thumb|right|La cathédrale du Christ-Sauveur

La cathédrale Sainte-Mère-Teresa est consacrée en 2017.

Politique

Administration municipale

Maire Le maire de Pristina est élu au suffrage universel direct pour une période de 4 ans. Son élection est différente de celle de l'Assemblée municipale. +Liste des maires de PristinaNomDatesPartiSalih Gashi LDKIsmet Beqiri Isa Mustafa Shpend AhmetiVV (2013-2018)PSD (2018-2019)SE (depuis 2019)en coursLDK

Assemblée municipale L'assemblée municipale de Pristina est composée de 51 membres. Elle est élue au suffrage universel et élit un président qui est chargée de gérer l'assemblée. Son élection est différente de celle du maire.

Élection municipale

Capitale du Kosovo En tant que capitale du Kosovo, elle influence les aspects politiques, culturels et économiques du pays. Pristina est le siège des institutions gouvernementales du Kosovo (Gouvernement du Kosovo et Assemblée du Kosovo).

Culture

Sites et monuments

à Pristina thumb|right|La mosquée impériale thumb|right|Le grand hammam thumb|right|La tour de l'horloge thumb|Le monument Newborn, dévoilé au jour de la déclaration d'indépendance

le monument Newborn le Palais de la jeunesse, de la culture et des sports le site archéologique de Predionica (Néolithique). le quartier ancien (-s). La mosquée impériale, également connue sous les noms de « mosquée Mbredit » ou « mosquée de Mehmed Fatih », a été construite par le sultan Mehmet II en 1460 et 1461, durant la période où les architectes turcs découvraient l'art byzantin de Constantinople. La coupole fait de diamètre.. le vieux hammam turc et ses fondations ().. la mosquée Pirinaz (). Le grand hammam (Hamami i Madh), construit en 1470, forme sous ses 15 dômes deux parties symétriques, une pour les hommes l'autre pour les femmes .. le bâtiment du musée ethnologique (-) une maison située 28 rue Riječkoj (-). l'église orthodoxe Saint-Nicolas (1830). la mosquée de Jashar Pacha (1834) le turbe de Mourad (1850) La tour de l'horloge (Kulla e Sahatit), haute de , date du . le vieux cimetière juif (). l'ancien bâtiment de l'Académie des sciences et des arts () deux bâtiments du Musée régional (). une maison située 6 rue Narednika Vujića (). un ensemble de bâtiments situés rue Narednika Vujića (). un bâtiment résidentiel situé 9 rue Zejnel Saliha (). la maison Četiri lule (). un bâtiment résidentiel situé 9 rue Devet Jugovića et 38 rue Vučitrnskoj (?). un bâtiment situé 10 rue Miladini Popovića (?). l'ossuaire commémoratif (1941-1944). l'Hôtel Union (1927). une maison située 66 rue de la JNA (1941-1943). une maison située 7 rue Tanaska Rajića (1942). une maison située 10 rue de la JNA (1944). le bâtiment de Vetfarm (?). le bâtiment de la bibliothèque Hivzi Sylejmani ()

dans la commune/municipalité

le site de Gladnice à Gračanica/Graçanicë (Néolithique).Selon le découpage administratif du Kosovo se trouve dans la commune/municipalité de Gračanica/Graçanicë le site de Polje urni à Bërnicë e Poshtme/Donja Brnjica (-). le site d'Arat à Grashticë/Graštica (Âge du bronze) le site de Rrezja à Keçekollë/Kačikol (Âge du bronze) le site de Gradina à Sofali/Sofalija (Préhistoire, Antiquité) le site de Gladnice-Bapče à Gračanica/Graçanicë (Préhistoire, -s, -s). le site d'Ulpiana à Gračanica/Graçanicë (98-118). le site archéologique de Kaljaja à Teneshdoll/Teneš Do (Période romaine). les ruines de la forteresse de Veletin à Shashkoc/Šaškovac (Période romaine). les ruines de la forteresse de Keçekollë/Kačikol (Antiquité tardive) les ruines de la forteresse de Koliq/Kolić (Antiquité tardive) les ruines de la forteresse de Kolovicë/Kojlovica (Antiquité tardive) la nécropole slave de Matiçan/Matičane (-s). les ruines de la forteresse de Sharban/Šarban (Moyen Âge) le site de Kulina à Slivovë/Slivovo (Moyen Âge)

le monastère de Gračanica à Gračanica/Graçanicë (1310-1320). les ruines de l'église Ćelije de Shashkoc/Šaškovac (). l'église Saint-Dimitri de Shushicë/Sušica (). les ruines du monastère de Vojsilovica à Badoc/Badovac (). les ruines de l'église de Ballaban/Balaban (). les ruines de l'église du cimetière de Badoc/Badovac (-s). l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Bërnicë e Epërme/Gornja Brnjica (-s). le moulin de Pašin à Barilevë/Bariljevo (?).

Musées La ville compte un musée d'art contemporain, le Site officiel.

Bibliothèque nationale du Kosovo

thumb|center|La bibliothèque nationale du Kosovo Éducation Il y a 43 écoles primaires et secondaires de premier cycle avec et , 14 écoles secondaires avec et .

La ville accueille également l’université publique Hasan Prishtina, la principale institution éducative avec

Économie

Fin 2011, le nombre d'entreprises immatriculées à Pristina est de , avec un total de . Le nombre exact d'entreprises est inconnu elles ne sont pas toutes inscrites au registre. L'indice de chômage est donc inexact.

Projets