thumb|L'abbaye Notre-Dame d'Yerres. thumb|L'abbaye Notre-Dame d'Yerres.|348x348px Labbaye Notre-Dame d'Yerres est un ancien monastère construit entre 1124 et 1132Une abbaye bénédictine : l'abbaye Notre-Dame de Yerres sahavy.free.fr, sous l'épiscopat d'Étienne de Senlis, et grâce au don de quatre arpents de terre d'Eustachie de CorbeilÉcole nationale des chartes Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de…, 1964, ., fille de Ferry de Châtillon, épouse de Baudoin de Corbeil, puis de Jean d'Étampes, pour accueillir les religieuses en transit de maison en maison, « errantes loin de leurs maisons ». Elles venaient de différents monastères, de Champagne, de Picardie, et d'Argenteuil, après leur expulsion de l'abbaye Sainte-Marie d'Argenteuil dirigée par HéloïseNicole Bouter, Centre européen de recherches sur les congrégations et ordres religieux (CERCOR), Unanimité et diversité cisterciennes, publication de l'université de Saint-Étienne, 2000, , .. Abbaye d'Île-de-France, elle faisait partie du diocèse de Sens (de Paris à partir de 1622), et elle était établie au confluent du Réveillon et de l'Yerres, à une quinzaine de kilomètres au sud de ParisAntoine-Augustin Bruzen de La Martinière, Le Grand Dictionnaire géographique et critique, vol. 4, , 1732, () (en ligne)..
Historique Étienne de Senlis donne en 1132 à ce monastère de femmes, les dîmes dans les paroisses de Villabé, Athis, Combs-la-Ville, Brie-Comte-Robert, Drancy, ainsi que des églises à Villabé, Athis, Lieusaint et Évry. Il lui donne une règle en grande partie inspirée de celle de Cîteaux..
, bouteiller de France dès 1134, est un des bienfaiteurs de l'abbayeÉtienne Pattou, Seigneurs et vidames de Senlis, Bouteiller de Senlis , (en ligne).
En 1132, Eustachie donne la moitié de la dîme de la paroisse Saint-Marcel de Villabé pour l'entretien de la communauté de l'abbaye qu’elle venait de fonder., puis, en 1138, elle donne les dîmes d'Oysonville à l’abbaye Notre-Dame d'Yerres.. Vers 1280., pour installer ses moniales, la communauté fait construire une maison à Paris, nommée plus tard maison de la Pie, qui était située au 14, rue des Nonnains-d'Hyères, à côté de l'hôtel de Sens.
L'ermitage de Notre-Dame-de-Consolation situé en forêt de Sénart est donné à l'abbaye en 1695.
L'abbaye a connu bien des vicissitudes et notamment de grandes difficultés financières, conduisant à la dégradation des bâtiments, à plusieurs reprises au cours des .
Lors de la Révolution, les bénédictines sont expulsées en 1792, une partie des bâtiments est détruite en 1793 et les autres sont vendus en plusieurs lots. Une manufacture de laine occupera l'essentiel des bâtiments au cours de la deuxième moitié du , jusqu'au milieu du . Certains éléments architecturaux font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques..
Paul Chaslin, ancien résistant (et qui fut aussi adjoint au maire de Yerres), fondateur de l'entreprise de construction métallique GEEP Industrie (spécialisée dans la construction de bâtiments scolaires et universitaires.), achète l'ancienne abbaye et y effectue d'importants travaux, qui sauvent (temporairement) l'édifice et y installe son entreprise.
Après la faillite de GEEP Industries en 1971 à la suite du non-paiement par l'État de chantiers universitaires, l'abbaye devient le siège de la SNCI (Société nouvelle de constructions industrialisées). Cette société y a ses bureaux jusqu'en 1980 avant d'être liquidée à son tour le Infogreffe - Société nouvelle de constructions industrialisées à Yerres (970 200 135). Les bâtiments sont ensuite à nouveau abandonnés après 1980. . Malgré la protection au titre des monuments historiques de certains éléments monumentaux, le destin de l'édifice paraît très compromis, d'autant qu'un incendie touche une partie du bâtiment, jusqu'à ce que plusieurs habitants d'Yerres ou de Brunoy, regroupés autour de l'association Sahavy (Société d'art, histoire et archéologie de la vallée de l'Yerres). Les défenseurs de l'abbaye (qui ont créé une association dite AYDA Abbaye d'Yerre Défense et Avenir) étaient notamment Jean Gautier, Alain Senée, Véronique et Christophe Aveneau, Vincent Lidsky. recensent les éléments historiques et constituent un dossier de classement au titre des monuments historiques de l'ensemble de l'édifice.
Malgré l'avis défavorable du maire, la commission régionale du patrimoine historique, archéologique et ethnologique (COREPHAE) donne finalement un avis favorable, grâce notamment au soutien des associations qui y siégeaient, notamment la SPPEF (Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France), devenue Sites et Monuments, et VMF (Vieilles maisons françaises).
L'inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) est prononcée en 1996 (arrêté préfectoral du ). Les bâtiments ne pouvant plus désormais être démolis, cette protection conduit, après encore plusieurs années d'incertitudes, un promoteur à concevoir un projet bénéficiant de la fiscalité Malraux, et des appartements y sont construits en 2008-2009. Ainsi ont été conciliées la restauration d'un édifice rare en Île-de-France, donc la préservation du patrimoine, et la création de logements.vignette|gauche|L'abbaye Notre-Dame d'Yerres en 1704. Gravure de Louis Boudan, Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes et de la Photographie.|206x206pxDe nos jours ne subsistent que le bâtiment du dortoir () et les bâtiments de la pharmacie et de l'abbesse (), ces deux derniers renfermant des structures du .
Les abbesses Dès 1132, quarante-cinq abbesses, de l'ordre de Saint-Benoît au titre de la Sainte Vierge, se succédèrent à la tête de l'abbaye jusqu'à la Révolution française. Elles y menaient une vie très austère. Au , l'usage des œufs commença à être permis, on en mangeait quelques jours dans l'année. Agnès laissa un don pour la pitance d'œufs le jour de son anniversaire et, vers 1400, des particuliers, fondant leur obit, spécifièrent que ce jour-là chaque religieuse recevrait quatre œufs. Un autre particulier donna un fonds de terre afin que les religieuses reçoivent le jour de la Fête-Dieu le même nombre d'œufs..
Liste des abbesses thumb|L'abbesse Antoinette de Luxembourg-Ligny, portrait dessiné d'après sa pierre tombale, Paris, Bibliothèque nationale de France.
Religieuses, et personnalités célèbres
Anne Brûlart, religieuse ici , au milieu du , tandis que ses sœurs Marie est à l'abbaye de Montmartre, et Jeanne aux Filles-Dieu de Paris. Elles ont deux frères religieux à Saint-Denis. Leur père est Pierre II Brûlart conseiller du Roi au Parlement de Paris, et Président aux requêtes« Famille Brûlart » sur Racines histoire.,
Propriétés, revenus
Fief de Bourg-la-Reine, considérable ensemble de terres que les religieuses tenaient depuis la fondation de leur établissement soit par aumônes ou possédées par l'une d'elles dont le lieu-dit Pré Houdoin (Pratellum Holduini), que le roi Louis VI le Gros (1081-1137) leur échangea pour le donner aux religieuses de l'abbaye de Montmartre, contre la terre d'Inoilliers qu'il venait d'acquérir des chanoines de Notre-Dame de Paris en Terres d'Inoilliers, paroisse de Briis-sous-Forges (1132) Gercy , donné par Guy, chevalier au début du Alexis Martin, Promenades et excursions dans les environs de Paris, région sud, Imprimeur-éditeur. A. Hennuyer, 1896 Elles avaient un droit de dîmes sur la paroisse de Varennes.
Notes et références
Annexes
Sources A. M. Le Fèvre, prêtre de Paris et bachelier en théologie, Calendrier historique et chronologique de l'Église de Paris, 1747. , rééd. Res Universis, 1991.
Liens externes
L'abbaye bénédictine Notre-Dame d'Yerres sur le site de la Société d'art, histoire et archéologie de la vallée de l'Yerres.
Catégorie:Yerres Yerres Yerres Yerres Catégorie:Monument historique dans l'Essonne Catégorie:Monument historique classé en 1926 Yerres Yerres Catégorie:Patrimoine du XIIe siècle Yerres Yerres